En 1983, Billy Joel est confortablement installé dans le paysage musical américain et reste l’un des plus gros vendeurs de disques de l’industrie. Dans la foulée de
The Nylon Curtain et d’une tournée nord-américaine, Columbia publie en juillet
« Tell Her About It », un tempo rapide doté d’une mélodie simple mais efficace, qui parvient à la première place du Billboard le 24 septembre, un mois à peine après la sortie de cet album. Et ce même jour, le 45 tours suivant
« Uptown Girl » apparaît dans ce hit parade.
Timing parfait pour en assurer les ventes de
Innocent Man, plus de sept millions, soit autant que ses précédentes performances de 1978 et 1980,
52nd Street et
Glass Houses.
« Uptown Girl » (la fille des beaux quartiers) est écrit à l’intention de sa conquête la top model Christine Brinkley, qui apparaît dans le vidéo clip, et qu’il épousera deux ans plus tard. N°3 aux Etats-Unis et son unique n°1 en Grande-Bretagne, cette chanson illustre à elle seule le propos général de l’album, un hommage à la musique populaire américaine des décennies 50 et 60. Billy Joel est déjà passé maître dans ce genre d’exercice, teinté de nostalgie, mais exécuté avec brio par un petit groupe soudé exceptionnel, et tellement moderne dans sa production.
Quatre autres de ses titres vont être des hits à leur tour en simples, un record pour son auteur, qui vont le maintenir dans l’actualité pendant deux ans :
« An Innocent Man »,
« The Longest Time » (la plus accrocheuse – doo wop - et taillée pour les stations de radio FM),
« Leave a Tender Moment Alone » et
« Keeping the Faith », dans l'épatant vidéo clip bourré de références où Mlle Brinkley se manifeste à nouveau, au volant d’une Chevrolet.
Jean-Noël Ogouz - Copyright 2013 Music Story