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Commentaires client les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Un jour au Cirque,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Innuendo - Remasterisé 2011 (CD)
Comme sur la plupart des ressorties 2011 de l'oeuvre de Queen, le travail de remasterisation me laisse perplexe tant il semble peu perceptible (par rapport au travail initial de David Richards ou l'édition japonaise). C'est propre, bien sûr, peut être légèrement plus dynamique, moins plat, mais alors, d'un souffle. Est ce vraiment Bob Ludwig qui s'est chargé de ce travail ?L'absence de bonus complète ce triste tableau. Reste le disque. Le contexte d'abord. Comment dissocier l'écoute d'Innuendo, de la vision d'un Freddy Mercury émacié, fantôme du bâteleur talentueux que l'on gardait en mémoire. Comment oublier les clips de cet album, ce Freddy en pingouin famélique, dans "I'm going Sightly Mad" ? La maladie de Mercury pèse sur la tonalité de cet album dernier disque sorti du son vivant. Certaines chansons n'ont pris tout leur sens qu'en regard de la fin qu'on sentait proche, de celui qui fut une des plus belles voix du rock. On commence avec la chanson titre "Innuendo". Il s'agit d'une mini pièce co-écrite (si le disque ne mentionne que Queen comme auteur des chansons, on sait désormais qui a vraiment écrit quoi) par Mercury et Taylor. Sans être du niveau de Bohemian Rhapsody, elle est riche et complexe, tant au niveau de la musique que des textes. La formidable intervention de Steve Howe à la guitare flamenco rajoute un moment de grâce dans cet ensemble qui évoque les plus grandes heures du groupe. "I'm going slightly mad" maintient le niveau d'excellence avec son inspiration semblant tout droit sortie de l'imagination de Lewis Caroll. La suite est plus conventionnelle et l'intérêt retombe un peu avec des compositions de Brian May ("Headlong", ou "I Can't Live With You", morceaux plus hard mais peu inspirés), de Mercury-May ("Don't Try So Hard") ou de Taylor ("Ride The Wild Wind"). L'intérêt renaît à peine avec "All God's People", composition assez atypique de Mercury et Mike Moran qu'on retrouve ici, unis dans la composition, comme au temps de l'extravagant "Barcelona". Heureusement, arrive le très beau "These Are The Days Of Our Lives". Un des moments de grâce de l'album et encore une composition du prolifique Taylor. Avec le recul, les paroles prennent une coloration au delà de la simple nostalgie : "The rest of my life's been just a show" ou "Those days are all gone now but one thing's still true : When I look and I find, I still love you". Poignant. Passons rapidement "Delilah" dédiée au chat (!) de Mercury (dans le style, "Martha my Dear" de Paul McC, reste quand même supérieur), "Hitman" et "Bijou". Ces compositions sont loin d'être honteuses, mais la suivante, "The Show Must Go On", emporte tout. Curieusement, alors qu'il s'agit d'une chanson de May, on ne peut l'imaginer autrement que comme la dernière déclaration de Mercury. La même sensation poindra avec le sublime "Too much love will kill you" présent sur le 1er album solo de Brian May : pourtant centré sur les déboires conjugaux du guitariste, il semble écrit pour son ami. Tout est dit dans cette chanson testament de l'homme qui a toujours refusé tout autre statut que saltimbanque à l'image de la pochette du disque et qui entend bien rester jusqu'au bout un showman, quand bien même son coeur (comprendre son corps) se brise, son maquillage fond, son sourire demeure. Mais comment une voix pareille peut elle encore sortir de cette pauvre enveloppe ? La fin de la chanson résonne comme un glas avec ses "go on" ad libitum. On a donc affaire à un disque bancal, qui serait peu remarquable pour un groupe de ce calibre, s'il n'abritait pas les 3 joyaux "Innuendo", "These are the days of our lives" et "Show must go on". A eux seuls, ils justifient l'achat du disque. Outre la tristesse qui colle à cet album, il y a pour ma part, un sentiment de frustration. Depuis quelques années, Queen proposait épisodiquement, des moments d'émotion sortis de la gangue de pur divertissement baroque (et parfois un peu boursouflé) qui était sa marque : "Love of my life", "Life is real", "Is this the world that we've created", "Under Pressure"...Nul doute que le groupe emmené par un Mercury "assagi" ou en tout cas, rattrapé par le sens du ridicule, aurait évolué vers une autre dimension, avec des thèmes plus sensibles et personnels. Un gâchis supplémentaire. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5.0 étoiles sur 5
Excellent dernier disque d'une légende.,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Innuendo - Remasterisé 2011 (CD)
Ce disque est le dernier album studio de Queen avec Freddie, si je ne m'abuse.Un album que je trouve plus intimiste plus planant. Il est excellent cela fait des années que je l'ai, je l'ai racheté car le précédent était perdu. C'est nouveau à chaque écoute, je ne m'en lasse pas et ce, depuis des dizaines d'années. A posséder dans tout médiatech digne de ce nom. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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