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5.0 étoiles sur 5
Un chef d'oeuvre., 4 novembre 2006
Après un "Insomniac Doze" qui accusait le coup d'une métamorphose longue et pénible, Envy nous revient avec ce CD. C'est avec beaucoup d'apréhension que j'extrais le CD pour le passer sur mon baladeur MP3 et d'une main fébrile que je pousse le bouton play (j'exagère peut être un brin, mais c'était à peu près ça).
La claque (décidement, ça devient une habitude chez ce groupe) : points de hurlements au début de la première piste, mais une voix posée, égrainant ses mots au rythme d'une guitare saturée semblant étonemment calme... et si les cri reprennent par la suite, tout semble être contenu dans une sorte d'osmose, de bulle de laquelle ne transpire qu'une certaine mélancolie et un calme surprenant.
Cet album, à l'instar de certains albums de Mogwai, à tendance à vous plonger dans une sorte de léthargie, voire à vous endormir lors des premières écoutes (peut-être le nom de l'album vient-il de là). Non pas qu'il soit ennuyeux au point d'être soporifique...
Si "A Dead Sinking Story" paraissait trop long, on à bien du mal à se rendre compte du temps qui passe ici. Ainsi, les deux morceaux de bravoure qui consistent en deux pistes de 10 et 15 minutes, passent sans qu'à aucun moment là lassitude ne s'empare de l'auditeur.
Cet album a une âme, "We feel that this new album is one step closer to our ideal music." comme il est écrit sur le site officiel du groupe... et cette volonté de se rapprocher de leur son idéal se ressent tout au long de ce chef d'oeuvre musical.
Ceux qui aiment Envy aimeront probablement ce CD, ceux qui n'aiment pas pourraient bien y découvrir une nouvelle facette de ce groupe, quant à ceux qui ne connaissent pas, c'est le moment de découvrir !
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5.0 étoiles sur 5
Quand la rage rencontre l'émotion pure, 16 janvier 2012
Pour les gens qui ne connaissent pas Envy si on doit leur mettre une étiquette c'est une sorte de mélange de screamo, de hardcore et de plus en plus de post rock. Mais bon les étiquettes...
Revenons à l'essentiel : l'album et quel album cet Insomniac doze !
En effet dès « Further ahead of warp » on fait face à la puissance vocale de Testuya qui confère une intensité émotionnelle au morceau où la patte Mogwaï se ressent au niveau des guitares qui elles, se caractérisent par leurs envolées lyriques poignantes.
Suit « Shield of selflessness » qui se situe plus dans l'urgence, la violence hardcore du chant y est alliée aux murs de grattes mélancoliques qui s'effacent ponctuellement pour laisser planer un sentiment de tension. Aérien et épique !!
Une sérénité transpire de « scene » qui se révèle assez lunaire et ce même si le chant tantôt torturé tantôt spoken word s'invite à la contemplation musicale. Et que dire de ce final ultra héroïque.
« Crystallize » me fait penser à « Jupiter » de Cave In. L'alternance de passages contemplatifs avec la puissance émotionnelle et la rage du chant font de ce morceau une réussite une fois de plus. On est en plein space rock sauf que ... c'est du screamo !
« The unknown glow »se caractérise pour sa part par la subtilité et la finesse dans son utilisation des passages instrumentaux plus calmes et cotonneux mais l'explosion ne tarde pas à venir et celle-ci est rondement menée par le jeu de batterie.
« Night in winter » avec ses nappes nous baigne dans une atmosphère nocturne de sérénité et de béatitude, le jeu de guitares est parcimonieux et joué au goutte à goutte puis ...
Quant à « A Worm room » avec son introduction Rock actionnesque il s'agit du meilleur morceau selon moi. La musique y est d'une beauté mélancolique ineffable sans parler du chant. Quelle intensité ! Quelle voix ! L'apothéose.
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