Ce tome 15 était promis aux amateurs moraniens depuis près de deux ans, sinon trois. Le résultat est conforme aux précédents.
On reprend les romans dans une logique temporelle implacable - ici il s'agit du début du cycle du temps qui, à l'époque, près de quarante ans quand même, avait fait son effet - et on y rajoute des inédits en volume. Soit des petits contes de Vernes parus dans des revues.
J'oubliais les "présentations" du maître qui, encore plus que les précédentes, sont pour le moins succinctes (deux lignes à chaque fois pour ne rien dire). On ajoute des dessins de l'actuel illustrateur et on a un gros bouquin bien emballé, sans introduction - comme dans les premières intégrales où, souvent et à notre plus grande joie, Michel Eloy faisait assaut d'érudition et d'humour. C'est donc une réédition un peu à la va comme je te pousse.
L'amateur est raisonnablement content, le critique pas forcément et l'amoureux moranien, lui, frétille de joie devant cette énième réédition.
Mais quid de vraies nouvelles aventures? Zat is ze qwestion.