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7 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5
Une remasterisation désastreuse !, 22 février 2009
Sans rien enlever du commentaire précède ni du génie absolu de Miakowsky dont la science orchestrale est à la fois unique et personnelle, ahurissante de volupté et dangoisse par moment, cette remasterisation est un vrai scandale ! Les masters originaux, distribués en CD en France sous le label Olympia ont été sans égard nettoyés et filtré à la hache, toutes les fréquences sont normalisées par le bas et le son reste sourd englobant la masse orchestrale dans une grosse bouillie ramenée dans les médiums.
Aucunement le travail dun vrai ingénieur du son. Même avec leur léger souffle les CD olympia deviennent donc les vraies versions de ces œuvres incontournables malheureusement sans quelques opus.
Cest incompréhensible que personne du département classique de Warner nait prêté une oreille au résultat désolant de cette mise en boite !! A proscrire et dénoncer !
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7 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Une interprétations abolument remarquable de l'intégrale des Symphonies de Nikolaï Miaskovsky, 14 février 2009
Nikolaï (Myaskovsky) Miaskovsky est né en 1881 à Novo-Georgievsk près de Varsovie (Pologne, à l'époque faisant partie de la Russie), où son père, un officier russe, était stationné. Il était Lieutenant du Génie en 1906 lorsqu'il démissionna de l'Armée pour entrer au Conservatoire de Saint Petersbourg en 1906, où il fut l'élève de Nikolaï Rimski-Korsakov (1844-1908) et d'Anatoly Lyadov (1855-1914), après avoir pris des cours pendant quelques mois avec Reinhold Glière (1874-1956). Il se lia rapidement d'amitié avec un camarade d'étude, de dix ans son cadet, Serge Prokofiev (1891-1953), de qui il restera toute sa vie un ami très proche. Sa carrière musicale fut brutalement interrompue par la guerre, où il fut grièvement blessé. En 1921, il devint professeur de composition au conservatoire de Moscou, où il eut de nombreux élèves, parmi lesquels Vissarion Chebaline (1902-1963), Aram Khatchatourian (1903-1978), Dmitri Kabalevski (1904-1987), Evgeni Golubev (1910-1988), German Galinin (1922-1966) et Boris Boris Tschaikowski (1925-1996), et où sa probité intellectuelle le fit surnommer la « Conscience musicale de Moscou ». En 1947, il fut nommément dénoncé, en compagnie de Gavriil Popov (1904-1972), Dmitri Chostakovitch (1906-1975), Vissarion Chebaline, Serge Prokofiev, Aram Khatchatourian et Dmitri Kabalevski comme « formaliste », la pire accusation que le régime stalinien pouvait prononcer à l'encontre d'un artiste. Il mourut d'un cancer en 1950.
Miaskovsky, initialement très proche d'Alexandre Scriabine (1871-1915) et de la philosophie de Fedor Dostoïevski, combine une inspiration mélodique très profondément russe, à une technique d'écriture musicale nettement influencée par le « Groupe des Six ». Il constitue un pont essentiel pour comprendre le passage de la musique russe du dix-neuvième siècle à celle du vingtième.
Le vingtième siècle a vu la composition de plusieurs cycles de Symphonies de très grande qualité, depuis celui de Guy Ropartz (1864-1955) à celui de Péteris Vasks (né en 1946), en passant par celui de Carl Nielsen (1865-1931), d'Alexandre Glazunov (1865-1936), de Jean Sibelius (1865-1957), de Wilhelm Peterson-Berger (1867-1942), de Charles Tournemire (1870-1939), de Ralph Vaughan Williams (1872-1958), de Hugo Alfvén (1872-1960), d'Havergal Brian (1876-1972), de Karl Weigl (1881-1949), de Gian Francesco Malipiero (1882-1973), d'Arnold Bax (1883-1953), d'Egon Wellesz (1885-1974), d'Heitor Villa-Lobos (1887-1959), d'Ernst Toch (1887-1964), de Kurt Atterberg (1887-1974), de Bohuslav Martinü (1890-1959), de Serge Prokofiev (1891-1953), d'Arthur Honegger (1892-1955), de Darius Milhaud (1892-1974), de Walter Piston (1894-1976), de Paul Hindemith (1895-1963), de Boris Lyatoshinsky (1895-1968), d'Howard Hanson (1896-1931), de Roger Sessions (1896-1985), d'Alexandre Tansman (1897-1986), de Roy Harris (1898-1979), de Carlos Chávez (1899-1978), d'Ernst Krenek (1900-1991), d'Edmund Rubbra (1901-1986), de Vissarion Chebaline (1902-1963), de Gavriil Popov (1904-1972), de Karl Amadeus Hartmann (1905-1963), d'Eduard Tubin (1905-1982), de William Alwyn (1905-1985), de Benjamin Frankel (1906-1973), de Dmitri Chostakovitch (1906-1975) bien sûr, mais aussi d'Ahmed Adnan Saygun (1907-1991), de Camargo Guarnieri (1907-1993), de Miloslav Kabelác (1908-1979), de Vagn Holmboe (1909-1996), de William Schuman (1910-1992), d'Allan Pettersson (1911-1980), d'Alan Hovhaness (1911-2000), de Donald Gillis (1912-1978), d'Humphrey Searle (1915-1982), de David Diamond (1915-2005), d'Isang Yun (1917-1995), de George Rochberg (1918-2005), de Lex van Delden (1919-1988), de Cláudio Santoro (1919-1989), de Mieczyslaw Weinberg (1919-1996), de Galina Oustvolskaïa (1919-2006), d'Alexander Lokshin (1920-1987), de Robert Simpson (1921-1997), de Malcolm Arnold (1921-2006), d'Hans Werner Henze (né en 1926), d'Einojuhani Rautavaara (né en 1928), de John Davison (né en 1930), d'Aubert Lemeland (né en 1932), de Krzysztof Penderecki (né en 1933), d'Alfred Schnittke (1934-1998), de Peter Maxwell Davies (né en 1934), de Valentin Silvestrov (né en 1937), de Boris Tishchenko (né en 1939), de Leif Segerstam (né en 1944), ou bien encore de Jean-Claude Wolff (né en 1946), sans compter de nombreux chef-d'oeuvres isolés. L'ensemble des symphonies que nous a laissé Nikolaï Miaskovsky est l'un de plus importants parmi ceux-ci, dont les Symphonies N° 6, N° 8, N° 10, N° 21 et N° 27 comptent, sans aucun doute, au nombre des oeuvres majeures de ce compositeur.
PS : A l'exception de quelques symphonies (N° 3 ou N° 22, enregistrées respectivement en 1965 et 1970, edition technique des enregistrements respectivement ADD et AAD), toutes les autres ont été enregistrées en numérique entre 1991 et 1993 par l'Orchestre Symphonique de la Fédération de Russie (Ex Orchestre Symphonique de l'URSS) dans le Grand Hall du Conservatoire de Moscou, edition technique des enregistrements DDD.
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