On aurait tendance à croire que Woddy Allen n'est qu'un comique, au regard de sa filmographie récente. Pourtant, à la fin des années 70, il a réalisé, sous l'influence de Ingmar Bergman, quelques films extrêmement poignants, douloureux, tragiques. INTERIEURS est sans doute le plus beau, le plus limpide.
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Woody Allen tisse entre ces personnages féminins des relations complexes. INTERIEURS n'est pas un film facile. La mise en scène est superbe, tendue, mention spécial aux cadres, splendides, et à la lumière. Chaque scène baigne dans un camaïeu d'ocre, de beige. Seule tâche de couleur, la robe rouge de la seconde épouse du père, personnage exubérant et décalé, nouvelle venue dans cet univers sombre d'intellectuels repliés sur eux mêmes. Les dernières scènes, dans la villa de la plage, à la limite du réel, tragiques, sont d'une force et d'une densité incroyable.
INTERIEURS est, dans une veine dramatique, un des films les plus aboutis de Woody Allen, un chef d'oeuvre noir, complexe, juste et concis.