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5.0 étoiles sur 5
Splendeur lancinante, 14 septembre 2010
J'ai adoré "Turn on the bright lights", mais je me souviens qu'il m'avait fallu de nombreuses écoutes pour en mesurer la profondeur, et basculer dans l'addiction.
C'est la même chose avec ce nouvel album. La première écoute est très décevante. On cherche ce qu'on a aimé chez eux avant, et on ne le trouve pas, ou seulement à l'état de traces. On réalise que beaucoup de titres sont lents, incantatoires, et que rien dans l'ensemble n'est immédiatement séduisant. Le premier single, "Lights", était déjà une grosse déception. Erreur : dans le contexte de l'album, c'est un morceau énorme, magnifique, puissant, qui se bonifie à chaque écoute, jusqu'à vous coller des frissons. Et tout est comme ça ici.
Il faut leur accorder le droit d'évoluer, le droit d'élargir leur son (la production luxuriante d'Alan Moulder peut dérouter les fans de la première heure - mais quel travail d'orfèvrerie !), le droit de faire la part belle au piano et autres claviers (Try it on), sans tomber dans l'extrême à la manière d'Editors et leur bascule early 80's (
In This Light & On This Evening).
Beaucoup de compositions paraissent faibles à la première écoute, mais il faut insister, se laisser conquérir. Et ainsi, s'ouvrir l'accès aux merveilles de "Success", "Safe Without", "Summer Well", de l'intense et grandiose "The Undoing", de "Memory Serves". "Barricade" se révèle long en bouche, comme tous les morceaux de l'album, y compris les plus difficiles à avaler de prime abord comme "Always Malaise" (et sa splendide montée en puissance) ou "All of the Ways". Finalement il n'y a de décevant que "Crimewaves", qui clôt l'album à la façon du curieux "Lighthouse" sur l'album précédent.
Interpol reste une valeur sûre, un très grand groupe à qui l'on souhaite longue vie pour notre plaisir. Et ce malgré le départ du grand Carlos Dengler, encore présent ici... Difficile d'imaginer comment le groupe va pouvoir se passer de lui, notamment sur scène, où sa dégaine, sa plastique et son élégance donnaient de la sève à leurs concerts, toujours un peu froids et appliqués.
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Ne les chargeons pas trop..., 6 septembre 2010
OK OK, ce n'est pas Turn On The Bright Light. L'album est vraiment différent de ce qu'ils ont fait précédemment, plus simple. Je regrette les lignes de basse mortelles de Carlos D., très peu présentes dans ces morceaux. Mais c'est tout de même un bon album, fort agréable à écouter. Certes point le meilleur, mais il se bonifie avec les écoutes.
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Entre répétition et renouveau, 11 septembre 2010
Ce quatrième opus peut, il est vrai, dérouter un peu lors de la première écoute. On y retrouve les éléments clefs des New-Yorkais déjà bien exploités dans les précédents albums : résonances, ambiances pesantes, voix caractéristique de Paul Banks, le tout une fois de plus admirablement joué. Simple répétition de la même recette ?
Et bien, détrompez-vous, cet album mérite plusieurs écoutes car il contient des nuances intéressantes à plus d'un titre: une plus large place aux ambiances sonores (synthés) au détriment de la basse de Carlos D (qui quittera le groupe après l'enregistrement), la batterie est plus mise en avant et le jeu un peu plus fourni. Le travail sur la voix (on aime ou pas)sur certains titres, les textes plus travaillés, nous laisse penser que l'escapade solo de Banks/Plenti a laissé des traces.
Bref, Interpol évolue, apporte à son oeuvre de petites nuances,ce qui donne à cet album une agréable saveur une fois qu'on se l'est bien approprié.
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