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35 internautes sur 37 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
quand le sport rencontre l'Histoire...,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Invictus (DVD)
Après Gran Torino, Clint Eastwood se penche à nouveau sur la question raciale, mais en s'appuyant cette fois sur une histoire vraie, celle de Nelson Mandela et de son combat pour unifier l'Afrique du Sud derrière l'équipe nationale de rugby lors de la Coupe du monde de 1995. Beau et noble sujet qui se prête évidemment aux grands sentiments et aux envolées lyriques! Heureusement, "Invictus" ne sombre jamais dans l'angélisme ou l'hagiographie. Bien sûr, Eastwood admire Mandela et cela transpire dans chacune des scènes où ce dernier apparaît, mais il n'en fait ni un héros, ni un saint, juste un homme de paix et de pardon aspirant à réunir sous la bannière du sport et dans l'euphorie de la victoire deux communautés habituées à se haïr. Dans son rôle difficile, Morgan Freeman, comme d'habitude, est riche de mille nuances. Quant à Matt Damon, il confirme non seulement son talent, mais aussi sa grande versatilité. Encore un bel opus à l'actif du grand Clint!
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23 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Invincible Mandela,
Par Latour07 (Paris, France) - Voir tous mes commentaires (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR) (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Invictus (DVD)
Clint Eastwood réalise ce très grand film en hommage à l'humanisme extraordinaire de Nelson Mandela.1994. A l'issue d'une élection démocratique, l'Apartheid est fini. Nelson Mandela devient le premier président noir de peau. L'Apartheid est fini en tant que régime politique. Il ne l'est pas dans les consciences craintives des blancs ni dans celles meurtries des noirs. Paix aux hommes de bonne volonté. Nelson Mandela promeut la concorde, le pardon, pour accompagner son pays, l'Afrique du Sud vers l'avenir, son développement. Mettre fin au cycle de la violence est son devoir. 1994. Test match Afrique du Sud - Angleterre. Celle qui fut autrefois la magique équipe de rugby, les Springboks, n'est plus que le reflet de son lointain souvenir. La défaite est cuisante. Les Springboks identifiés par l'ancienne classe dirigeante comme étant son porte-étendard se meurt. Fin d'un symbole. Nelson Mandela va défendre ce symbole pour le placer comme nouveau signe d'unité de la Nation. Il soutiendra et encouragera notamment le capitaine de l'équipe, François Pienaar, troisième ligne aile (1,90 mètres, 108 kg). L'objectif : gagner la coupe du monde de rugby qui se déroulera dans un an, en Afrique du Sud même. Quelle belle aventure superbement construite avec brio, talent, par Clint Eastwood. Morgan Freeman (Mandela) est un acteur éblouissant. Matt Damon (Pienaar) est excellent. Il est indispensable de voir le film en VO pour apprécier les accents sud-africains adoptés par ces acteurs. Quelle belle histoire ! Quelle magistrale leçon d'humanisme ! L'amour est plus fort que la haine. Chaque jour se le redire, le pratiquer. Chaque jour une victoire. Rester invincible. "Invictus". Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
34 internautes sur 39 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
A un moment les sud-africains comme les français ont rêvés...,
Par Big Bad Pete "Big Bad Pete" (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Invictus (DVD)
Ce n'est pas parce que le concept de la "nation arc-en-ciel" est loin, que l'idée de la france "blanc-black-beur" est rangée au placard qu'il faut accuser Eastwood de tous les maux : naïveté, mièvrerie, que sais-je encore ?Ceux qui sont allés voir se film en espérant regarder un documentaire sur le rugby feraient bien d'arrêter de regarder seulement Stade 2. Sans rire, comment croire une seconde qu'un américain réalise un film valable sur le rugby ? Autant demander à Marc Dorcel de tourner une comédie romantique... Ce n'est pas un film sur le rugby, tout comme "Million dollar baby" n'était pas un film sur la boxe. La boxe comme le rugby étaient des supports sur une histoire.. Freeman, surtout, et Eastwood ont voulu rendre hommage à celui qui est certainement l'homme politique le plus grand du 20ème siècle. Il est facile de railler Mandela et les gens qui en parlent. Regardez ses actions, ses faits. Il n'a pas tout réussi, la tâche était trop grande pour un seul homme et une seule vie. Il a évité que l'Afrique du Sud tombe dans le chaos le plus total après la fin de l'apartheid. Il a mené une politique étrangère très intelligente, donné confiance au monde entier. Et à l'intérieur, il a fait admettre le concept de pardon ET de repentance pour les anciens tortionnaires. Pour quelqu'un qui a passé 27 années en prison, c'est exceptionnel. Arrêtez donc de railler et sortir des phrases toutes faites "pfff... on le fait passer pour Mère Térésa", et regardez en détail. Freeman le rend humain, avec ses faiblesses, ses failles, ses limites. A certains moments, on sent bien que le chantre de la réconciliation a envie d'en coller deux dans la tronche du p'tit blanc en face. Le fait d'utiliser le rugby comme élément fédérateur est bien une manipulation politique. Mais c'est de la politique avec un grand "P", pas de la politicienne de bas étage. On assiste au pragmatisme respectueux du nouveau président qui laisse le choix aux anciens fonctionnaires blancs de continuer à servir leur pays ou à partir. "Nous avons besoin de vous !" Leur dit-il. Quel meilleur hommage à leur valeur ? On perçoit le courage de l'homme qui ose défier sa base de militants en leur demandant de ne pas changer le nom pourtant haï des Springbox. L'entretien avec François Piennart, où le rugbyman sort abasourdi, La tournée des joueurs dans les bidonvilles, La visite de la prison avec les prisonniers en fantômes dans la cour, L'arrivée de Mandela dans le stade avec le maillot n°6, Le survol surprise de l'avion de ligne, Le p'tit gars qui écoute le match avec les flics. Tous ces moments là m'ont touché, je dois être fleur bleue... Mais j'assume. Je veux voir Eastwood comme une réalisateur empreint d'humanisme, je refuse de rejeter ses films avec un cynisme moqueur pour le plaisir de faire des bons mots. Je mets "seulement" 4 étoiles, car à la différence de Gran Torino, on connaissait la fin ! ;o) Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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