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Invisibles, The: Entropy in the U.K. VOL 03 [Anglais] [Broché]

Grant Morrison , Phil Jimenez , Steve Yeowell
5.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (1 commentaire client)
Prix : EUR 13,70 LIVRAISON GRATUITE En savoir plus.
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Détails sur le produit

  • Broché: 232 pages
  • Editeur : Vertigo (1 août 2001)
  • Langue : Anglais
  • ISBN-10: 1563897288
  • ISBN-13: 978-1563897283
  • Dimensions du produit: 16,8 x 1,5 x 25,7 cm
  • Moyenne des commentaires client : 5.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (1 commentaire client)
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 15.164 en Livres anglais et étrangers (Voir les 100 premiers en Livres anglais et étrangers)
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5.0 étoiles sur 5 Rebelle, mais pour quelle cause ? 18 janvier 2012
Par Présence TOP 50 COMMENTATEURS
Format:Broché
Ce tome fait suite à Apocalipstick (épisodes 9 à 16). Il contient les épisodes 17 à 25 qui concluent la première saison, parus en 1996. L'histoire se poursuit dans une deuxième saison qui commence par Bloody Hell in America (saison 2, épisodes 1 à 4).

Épisodes 17 à 19 (dessins de Phil Jimenez, encrage de John Stokes) - Lord Fanny et King Mob ont été capturés par Sir Miles Delacourt et sont détenus dans un QG, accessible par un magasin de farces et attrapes. Delacourt torture King Mob et s'insinue dans son esprit pour découvrir ses secrets (son vrai nom Gideon Starorzewski, Elfayed un ancien mentor, Mister 6 un autre mentor, etc.).

Épisode 20 (illustrations de Tommy Lee Edwards) - Lucille Butler était un officier de police avant devenir Boy au sein des Invisibles. Cet épisode raconte la suite d'événements qui lui a ouvert les yeux sur la nature de la réalité et qui a abouti à son recrutement par King Mob. Épisode 21 (illustrations de Paul Johnson) - Dane Paul McGowan prend conscience qu'il ne lui reste plus d'autre choix de vie que de rejoindre les Invisibles.

Épisodes 22 à 24 (dessins de Steve Yeowell, encrage de Dick Giordano) - La cellule des Invisibles, ainsi que Papa Guedhe (Jim Crow) et Mister Six (Brian Malcom) sont tous dans le bâtiment où sont détenus King Mob et Lord Fanny pour une opération de sauvetage d'une ampleur incommensurable.

Épisode 25 (dessins de Mark Buckingham, encrage de Mark Pennington) - Le groupe de la Division X (Mister 6, Jack Flint et George Harper) est réactivé par le Ministère de l'Intérieur pour enquêter sur les manifestations observées dans le magasin de farces & attrapes, et un paquet surnaturel récupéré au 10 Downing Street.

Dès la première page, l'attention et la culture du lecteur sont mises à rude épreuve. Il découvre un dandy anglais reprenant certains des codes de James Bond, dans une tenue évoquant le swinging London, avec une narration fleurie pleine de sous-entendus. Facile, il s'agit d'un hommage appuyé à Jerry Cornelius de Michael Moorcock. Facile, c'est vite dit, car si vous avez lu les livres correspondants, vous vous rendez compte que Morrison fait référence aux caractéristiques du personnage, sans les expliciter ou les rappeler. Donc le lecteur comprend qu'il doit faire attention à bien identifier chaque référence car chacune enrichit le récit d'autant. Or Grant Morrison dispose d'une culture impressionnante et il est difficile de suivre le rythme. Certaines références ne sont là que pour ancrer le récit dans une réalité proche (contexte superficiel) ; elles restent superficielles, par exemple "Lestat le vampire" d'Ann Rice, Cosby Show ou le Cluedo, Dante Alighieri, Barbara Cartland. Les références musicales participent essentiellement à renforcer cette couleur temporelle : Sex Pistols, Pink Floyd & Syd Barrett, Madness.

Mais d'autres références donnent des clefs de compréhension du récit. Outre Jerry Cornelius, il faut avoir une connaissance de base des récits d'Howard Philips Lovecraft, mais aussi de ceux de Philip Kindred Dick (en particulier Siva, le premier tome de la trilogie divine), et une idée de ce qui fait la spécificité de Thomas Pynchon en tant qu'écrivain (en particulier Morrison fait référence à Vente à la criée du lot 49). Morrison emprunte également à K. Dick (la nouvelle "Time out of joint") une idée visuelle où un mot écrit sur un bout de papier remplace l'objet désigné, mais il s'agit là également d'un concept philosophique assez répandu sur la nature du langage et son influence sur notre perception de la réalité.

Il n'est donc pas possible de faire l'impasse sur toutes ces références qui participent au sens du récit. Du coup une partie de la lecture est consacrée à les repérer : la pièce d'interrogatoire numérotée 101 comme dans 1984 de George Orwell, King Mob suspendu à des fils téléphoniques tel Odin suspendu à l'arbre monde pendant 9 jours et 9 nuits, le 22 décembre 2012, un personnage poursuivi par un globe blanc tel le prisonnier numéro 6 poursuivi par le rôdeur, la répétition du nombre 23 (élément clef de Illuminatus!), les phrases leitmotivs telles que "Try to remember" et "As above, so below", le graffiti "Barbelith", un phénomène de glossolalie, un koan (le son d'une main qui applaudit), etc. La compréhension de la plupart des références est indispensable pour que l'histoire ait un sens.

En plus d'intégrer des sous-entendus culturels, Morrison développe son histoire à plusieurs niveaux selon une structure complexe en réseau (noeuds + liens relevant de la théorie des graphes) fortement maillé, rendant difficile la perception de la trame principale, du fait des imbrications complexes entre plusieurs fils narratifs suivant différents personnages. À condition d'une attention soutenue (et de quelques recherches culturelles complémentaires), le récit révèle sa richesse et propose un voyage inoubliable. Morrison jongle avec une grande aisance dans les 3 ou 4 niveaux différents de complot global, tout en continuant sa quête de sens de l'existence.

Les dessins de Phil Jimenez apportent un plaisir visuel immédiat. Ils sont détaillés, ils s'inscrivent dans une forme de réalisme très descriptif, et ils ajoutent une plausibilité impressionnante aux aventures. Quel que soit l'endroit où se situe l'action, le lecteur reconnaît immédiatement les éléments familiers, comme par exemple Ayers Rock (Uluru) en Australie. Les personnages gagnent également en pouvoir de séduction, à commencer par Ragged Robin. La contrepartie de cette exactitude est que le récit perd un peu de sa mystique et que certains costumes peuvent évoquer leur cousin dégénéré en élasthanne (réservé aux superhéros).

Les illustrations de Tommy Lee Edward sont noires à souhait et transmettent toute la noirceur et le désespoir du récit. Paul Johnson, utilise un style un peu léger en encrage, pas très convainquant, mais pas désagréable. Les dessins de Steve Yeowell font toujours un peu vide et superficiel, mais l'encrage de Giordano leur ajoute un petit mordant qui aide à faire passer. Buckingham utilise un style à la fois détaillé et légèrement cartoon qui donne l'impression d'être dans une sitcom comique des années 1970 ; c'est un peu déconcertant.

Avec ce tome, Grant Morrison poursuit son voyage personnel sur la quête de sens de l'existence, en s'appuyant sur sa culture impressionnante qui exige une forte participation de la part du lecteur. En parallèle il étend les ramifications et les conséquences du complot mondial et extradimensionnel en se servant d'une architecture narrative complexe et très ambitieuse.
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4.0 étoiles sur 5 The Invisibles, Book 3: Entropy in the UK 16 mars 2005
Par Joe Kenney - Publié sur Amazon.com
Format:Broché
After the sometimes-underwhelming art of the previous two collections, Phil Jimenez's artwork in the first half of Book 3 of the Invisibles is sort of like a slap to the face: vibrant, detailed, masterful. Luckily, he later became the regular artist on the series, but here he only illustrates the opening arc, a three-part saga that details King Mob's torture at the hands of Archon agents, and which also provides this volume with its title.

In a way, this is the true beginning of what the Invisibles would soon become known for: fast-paced ideas and action, and an onslaught of mysticism, fringe science, and conspiracy theories. I've never been sure if it was Jimenez's amazing artwork that lead to this, or if Morrison finally thought his readers were "ready" for the big time, but regardless, from here on out things happen, and events unfold at a maddening pace all the way until the final volume of the series.

Having been captured at the end of Book 2, Invisibles King Mob and Lord Fanny are at the mercy of Sir Miles Delacourt, straightlaced and overbearing agent of the demonic Archons. Here, finally, we get to know a bit more about King Mob, as Delacourt invades his mind and sorts through his past. This is full-on psychedelia, as King Mob attempts to defend himself in the guise of fictional character Gideon Stargrave, a mod super-spy from the `60s (and author Michael Moorcock's Jerry Cornelius in all but name; something Morrison readily admitted). This results in Delacourt waging a mental war against King Mob's psychic defenses, with the Stargrave segments providing some outrageous cross-dimensional action sequences. Very heady stuff, with lots of mystic ideas dropped, this arc is easily one of the high points of the entire series.

After this storyline, the narrative slows down for a moment as we have a single-issue peek into Boy's background. Boy, the black female martial artist Invisible, was never Morrison's strongest creation. In fact, he eventually admitted this, and basically dropped the character toward the end of the series. Therefore, her spotlight issue, "How I Became An Invisible," is probably my least favorite story in the Invisibles canon. It hints at interesting developments that later become integral to the series (shadowy government agents taking innocent black Americans prisoner, and shipping them off in mysterious trains), but Morrison ruins it all by having the characters speak in some of the most fake "black" dialog ever. You can tell he's out of his element, a Scottish writer creating "urban" dialog for inner-city black Americans. It doesn't really work.

Things get back on track after this, with the narrative picking right up after the events in the opening arc. Though King Mob and Fanny have defeated Sir Miles, they're still trapped in a building that's crawling with enemy soldiers and ultraterrestrial beings. The remaining Invisibles cell (Dane, Boy, Ragged Robin) call in reinforcements, and fellow Invisibles Jim Crow and Mr. Six show up to help. This results in a multi-issue storyline that features all sorts of high-concept action, as the Invisibles wade through hell-on-Earth protective spells and defend themselves against cancer-inducing nanoweapons.

The book ends with a single-issue look at Division X, the swaggering British counterpart of the X-Files (Mr. Six is one of the three members of Division X, incidentally). This story seemingly has nothing much to do with anything else in the series so far, until much later, when the themes brought up here are developed. The story does feature the first appearance of the impish, demonic Quimper, a frightening little creature who will cause the Invisibles much trouble in future volumes.

As mentioned, Phil Jimenez provides the art for the first half of the book, with Steve Yeowell filling in the other half. This is pleasing thematically, as Yeowell started off the series, and his finishing up the first major arc makes sense. However, I've never been the greatest fan of his work. The Boy/Division X issues are penciled by fill-in artists: one scratchy, the other Todd McFarlane-esque.

This trade paperback wraps up what was the first volume of the Invisibles comic run. After these issues, DC/Vertigo halted publication for a few months, and Morrison revised his approach to the story. After this, no longer would the story come off as methodically-paced as it had in earlier issues (the Marquis de Sade storyline in the "Say You Want a Revolution" trade in particular); instead, the series would feature nonstop action, sex, and ultraviolence. Some say this new approach was a "watered down" version of the Invisibles, but I say that's hogwash. The stories collected in this book are great, true, but the best was yet to come for the Invisibles.
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 The end of the beginning for THE INVISIBLES -- good reading 20 octobre 2001
Par Dave Thomer - Publié sur Amazon.com
Format:Broché
ENTROPY IN THE UK is a thought-provoking read, and a satisfying conclusion to this first major arc in THE INVISIBLES. It balances Morrison's usual rush of madcap ideas with solid plot advancement and continued character development, as Boy and Dane question their involvement with the resistance group and Fanny and King Mob try to resist psychic interrogation and torture.

The book's opening arc, also entitled Entropy in the UK, is probably my favorite. One of the recurring themes of The Invisibles is the limits of human beings' ability to perceive their surroundings - the limitations imposed on them from the outside, and the limitations they place upon themselves. The interrogation sequence in this story is one of the finest explorations of this issue, especially in its discussion of the role of language. One of the drugs that Miles and his men pump into King Mob causes him to be unable to distinguish between a word and the concept that the word describes; as Miles uses it to warp Mob's perceptions, he talks about the limits of the English language and alphabet. It's a great sequence, one that illustrates the power of words, as well as their limits. Phil Jiminez's beautiful pencils display the dazzling, chaotic landscape of King Mob's mind and thoughts, while the narration and script lay out the dizzying ideas and mantras of the two combatants. It's very clever, very enjoyable stuff.

The rest of the book is also strong, although I preferred Jiminez's work to that of any of the other artists here -- no knock against them, as I'm a really big fan of Jiminez. Morrison wraps up some threads from SAY YOU WANT A REVOLUTION and APOCALIPSTICK, and sets a number of others into motion -- so at the end of this, you'll definitely want to keep reading with BLOODY HELL IN AMERICA.

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Satisfyingly satisfying 10 mars 2003
Par Kevin RE Watts - Publié sur Amazon.com
Format:Broché
Entropy in the UK concludes the story told in Vol.1 through 3. And what an ending it is...

Broken down into parts, the first 3 issues detail the torture of King Mob, and his interesting way to counteract it. Morrison is forever writing himself into his stories, and he takes off with it, writing himself as Mod Spy Gideon Stargrave. Insanity ensues...

The final issues show the Invisibles at work, fighting Ultradimensional monsters with Voodoo and Buddha. Morrison, while writing this, was struck with numerous sicknesses, cumulating in an infected lung and a serious life crisis. This shows in the story, as everyone is subjected to airborne nanotech cancer agents and King Mob suffers from a collapsed lung.

This is great storytelling, but requires that you read the first two volumes to even come close to understanding it.

A real treat.

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