Quatrième de couverture
Georges Berton nous ouvre ici l'univers des enfants-esclaves pakistanais dont Iqbal reste la figure emblématique inoubliable. Son livre sert pour toujours la mémoire de cette souffrance courageuse achevée en tragédie le jour de Pâques 1995. La libération de ces millions d'enfants-esclaves condamnés à la corvée quotidienne à travers le monde est-elle possible ? Ils contribuent fortement aux économies du tiers-monde et à un commerce fructueux avec les pays industrialisés. Retirer ces enfants des ateliers et des chantiers où ils triment, les scolariser enfin et les rendre à leur enfance et à leurs jeux paraît une difficile gageure, peut-être un rêve d'occidental nanti. Avec le B.I.C.E., vigilant à traquer le travail forcé des enfants, l'auteur assure un devoir de mémoire, pour que rien ne soit plus comme avant la mort d'Iqbal, pour que l'enfance soit respectée partout, dans un temps qui ne sera humain que si l'enfant en est le coeur secret.