Parti avec un préjugé défavorable, je me suis retrouvé accroché au fauteuil devant ce film très réussi. A la fois très fidèle à Marvel dans la structure (Tony Stark, milliardaire extraverti mais solitaire devient justicier sous son armure Iron Man), ce 1er opus (on comprends vite qu'il ne s'agit que du début d'une série de films à venir) marque tout de suite par sa gravité : gravité du sujet traité : la vente d'arme censée garantir la paix des américains n'est elle pas elle même responsable de la guerre et des morts (américains aussi) ? Sujet particulièrement sensible, puisque commençant en Afghanistan, d'autant plus étonnant qu'il est traité dans une superproduction américaine, et que la réponse est donnée : ce n'est pas en faisant la guerre qu'on obtient la paix, et les armes restent des machines de mort avant tout. On est déjà ébahis devant le propos dans un film américain à gros budget, que le personnage prend vie à l'écran, d'abord prototype, puis finalement version définitive d'Iron Man, et enchaine les scènes de combat et de vol plus virtuoses et réussies les une que les autres (une scène particulièrement réussie, celle avec les F16 américains). Les scènes de mise en armure sont impressionnantes, et le film arrive même à nous faire sourire quand T Stark se dispute avec son robot. Ajoutez à cela un Jeff Bridges parfait dans son rôle (jubilatoire), et mis à part la pâleur (voulue probablement) des autres acteurs, vous aurez un petit chef d'œuvre avec un slogan à méditer : ce n'est par l'armure qui compte, c'est l'homme qui est à l'intérieur. Ah oui au fait, attendez la fin du générique, une surprise vous y attend.