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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Un flow de fer dans un album de velours, 2 juillet 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ironman (CD)
Tous les albums du Wu jusqu'à Wu-Tang Forever sont des classiques, immédiats ou a posteriori: autant de saint Graals d'un âge perdu dont l'éclat filtre à travers la sombre médiocrité actuelle. Moins linéaire et "dense" que le 1er opus de Raekwon son "partner in crime", Ironman est en fait un joyau baroque pourtant issu du même moule mafia & rap. Ghostface est réellemnt un m.c. imprévisible dont le flow et surtout la voix contrastent génialement avec ceux de Raekwon lorsque ce dernier est mis à contribution. Riche de multiples influences de soul du meilleur cru, de rythmes vifs et d'ambiances légères mais jamais superficielles, d'interventions de membres du Wu terriblement inspirés (Cappadonna), cet album juxtapose des perles dissemblables quoique reliées par un même fil: celui de l'audace. Souvent le génie est incompris dans l'immédiat.
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11 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Culte!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!, 3 août 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ironman (CD)
Je peux déjà commencer en précisant que tous les titres (à part « fish » ) sont produits par un maître RZA très inspiré, et que Ghost Face, lui, pose sur ces prods, accompagné de Raekwon et de Cappadonna (peu connu à l'époque). Allons directement au but, cet album est l'un des meilleurs du clan. Les 10 premiers titres sont autant de claques que l'on reçoit les unes après les autres. A chaque départ d'instrus RZA nous étonne, et les mc's se déchainent, chacun leur tour, avec rage et aussi avec une vitesse incroyable(« Poisonous Darts » en est bien l'exemple avec un Ghost Face ahurissant de vitesse et de technique). Dans ces 10 premiers titres se trouve donc de vrais bijoux: « Wildflower », « Assassination Days » (peut être le meilleur titre jamais produit par RZA), «Box in Hands » (avec violons, pianos... et Mister Meth) et « Camay ». La deuxième partie de l'album, même si elle est bien différente, est aussi exceptionnelle. Les titres s'enchaînent moins, sont plus calmes. Plus posés. Les mc's décident donc de poser des lyrics plus intéressants comme nous le montre « Motherless child », « The soul controller ». Mais la grosse bombe de cette partie, on la trouve avec « Black Jesus ». Un sample de chant stylé péplum tournant en boucle, où les mc's rentrent littéralement dans « le tas ». Cet album se termine avec le titre bonus « Marvel » où les lyrics laissent place à la musique de RZA. A savoir un ensemble d'instruments ( synthé, flûte...) et un sample de voix qui revient dans le rythme à des moments différents. Ce dernier titre reflète bien l'album. Un album varié, étonnant, magnifiquement produit et écrit. Un album anthologique bien supérieur à Supreme clientele.
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1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Classique ?, 3 novembre 2005
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Un classique, non, je ne pense pas. Une perle rare ? Oui, certainement. Rares étaient les albums de Rap " made in " New-York en cette année 96. GFK nous livre ici son premier et meilleur album solo, partageant très généreusement l' affiche avec ses compères du Wu-Tang Clan, Raekwon et Cappadonna. GFK posséde un flow tranchant et fluide, c'est du bonheur. Rien que de l'entendre rapper, je prends mon pied. C' est ce qui le différencie des autres rappeurs du circuit américain. Pour réussir, il faut être unique, et Ghostface l' est totalement. Chacun des morceaux du disque est un tube, c'est de l'efficacité pure, avec des morceaux tantôt juste accrocheurs, tantôt mélancoliques. Je pense surtout au très triste " All that I got is you " en duo avec Mary J. Blige ( à l' époque où la miss n' avait pas encore sombré dans la nullité stratosphérique ). Un morceau qui tire les larmes à chaque écoute, un morceau lucide, réaliste de ce que peut-être une enfance passée dans Staten Island. Une merveille.
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