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Isabelle Adjani : la tentation sublime Broché – 17 novembre 2008


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Extrait

Un soir à Marigny
la passion Adjani

La voix

Octobre 2000, octobre 2006... Isabelle Adjani, actrice de théâtre depuis l'âge de dix-sept ans, interprète Marguerite Gautier, La Dame aux camélias, puis Marie Stuart dans l'écrin rouge et or du théâtre Marigny à Paris. Et c'est immédiatement une voix qui arrive et qui nous saisit. Une voix forte et digne, venue du fond de l'être, une voix intime, grave et puissante, parfois presque mutine, puis vive et qui s'enhardit, s'élance et emporte tout pour se briser dans l'émotion totale de l'instant. La voix déchirée d'une femme, d'une courtisane ou d'une reine d'Ecosse qui conquiert un public sans voix, toutes oreilles et tous regards tendus vers elle. Une voix tout d'abord qui s'avance vers l'extrême pointe d'une possibilité de désir et de beauté, qui porte loin dans l'ombre, se réfracte, joue de sa profondeur comme de ses déchirements et de son filet, de son absence à venir, déjà annoncée.
Des registres d'une grande autorité vocale mettent en péril la puissance du calme et portent vers l'acmé passionnelle le souffle d'une Isabelle Adjani incandescente. Des heures et des heures de travail pour faire face à l'événement, tenir le cri de la passion amoureuse et mourante. La plainte de Marguerite Gautier parcourt l'étendue sonore, descend un ou deux tons plus bas que les discours qui l'entourent, pour s'ouvrir comme livrée seule à elle-même, par elle-même, résonne au loin et emporte la salle entière du premier au dernier rang.
Une voix qui faillit ou s'éraille à l'occasion, parfois étrange­ment rauque, mais qui ne cède rien, qui ne se tait devant rien ni personne pour Marie Stuart. Ni dieu ni maître ! Une voix qui excède sa musicalité et les genres, la parole même et le sens, étonnant objet vocal qui profère son désir d'éternité, la passion de l'héroïne solitaire qui ne recule pas. Voix unique en directive d'Isabelle Adjani qui nous fait autant entendre qu'éprouver, surtout, la résonance d'un objet et d'un monde inconnus que Marguerite comme Marie Stuart épousent, et qui surgit sur la scène, du plus profond d'elles. C'est la voix de celles qui ne tremblent pas - ou si peu. L'actrice au sommet de son art théâ­tral incarne cette source et cette poussée sans nom mais non sans but, qu'elle seule connaît et qui sourd de l'intime absolu.
Les héroïnes avancent sans retenue vers la pointe mortelle d'un énigmatique désir. À mesure que le regard parvient à s'ins­taller, passé le choc sonore, surgit le corps. L'actrice subjugue et sa voix nous touche, tant il est vrai et même troublant que l'oreille est le seul orifice des sens qui ne puisse vraiment se clore, par lequel nous parvient la jouissance des mots de la fatale passion féminine qui se joue sous nos yeux. La voix vibre, irradie de ses échos, emporte tout, l'adhésion comme la réserve de celles et de ceux qui sont assis plus bas dans l'ombre, saisis puis emportés par l'émanation sonore qui excède la valeur toujours limitée de la raison, des attachements comme des intérêts pathologiques qui pourraient encore les retenir. C'est en somme une voix qui nous captive et nous emmène vers une zone risquée, une voix tragique qui invoque après la surprise et le surgissement de sa perception.

Biographie de l'auteur

Michel David est psychanalyste (en Bretagne) et a publié de nombreux ouvrages. Il a notamment publié Une Psychanalyse amusante, Tintin à la lumière de Lacan (Desclée de Brower, 1994), Marguerite Duras, Une écriture de la jouissance (Desclée de Brower, 1996), Serge Gainsbourg, La Scène du fantasme (Actes Sud, 1999). Il est membre de l Ecole de la Cause freudienne.


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