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| 1. Formentera Lady |
| 2. Sailor'S Tale |
| 3. The Letters |
| 4. Ladies Of The Road |
| 5. Prelude: Song Of The Gulls |
| 6. Islands |
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Commentaires client les plus utiles
13 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Chef d'oeuvre sous-estimé,
Par Barthel Damien "Rock Fanatic" (Menucourt, Fr) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Islands (CD)
J'ai décidé d'aborder ce disque pour crier 'mais pourquoi tant de haine ? Pour-kou-waaaaaaaa ? Car ce disque, sorti en 1971, et quatrième album du groupe de rock progressif anglais King Crimson, est généralement considéré comme raté, ou moyen. Islands, avec sa pochette nébuleuse (qui ne fait absolument pas référence à des îles, d'ailleurs...) est cependant fantastique, bien qu'il ne s'agisse pas, disons-le net, du meilleur disque de Crimso (lequel est l'inbattable In The Court Of The Crimson King de 1969). Ce n'est pas non plus leur deuxième meilleur album (lequel est Lark's Tongues In Aspic de 1973). Mais c'est leur troisième meilleur album. Voilà, quoi !En 43 minutes (pour seulement 6 titres), Islands offre une musique reposante, calme, parfois même très silencieuse (gros problème des différents chanteurs du groupe - ici le bassiste Boz Burrell, futur Bad Company - , ils chantent très bas). L'album s'ouvre par les 10 minutes de Formentera Lady, chanson totalement envoûtante, contenant une ligne de basse absolument inoubliable en même temps que très simple. La voix de Burrell, limite atone, chante des paroles énigmatiques écrites par le parolier attitré du groupe, Peter Sinfield (qui quittera Crimso après l'album). Une mélodie un peu orientale, accentuée par un mellotron et des cordes sur la dernière partie du morceau. Un titre fantastique, dont on retrouve le thème dans le morceau suivant, l'instrumental The Sailor's Tale. 7 grandes minutes. Puis le plus traditionnel The Letters, qui traite de l'adultère. La seconde face s'ouvre sur un morceau que le leader du groupe (le guitariste Robert Fripp) considéra, à l'époque, comme un des meilleurs morceaux jamais faits par le groupe, Ladies Of The Road, chanson abordant le thème des groupies. Malgré ce que Fripp en dit, ce n'est pas le meilleur morceau de l'album, mais il est quand même très bien fait. En revanche, le morceau suivant, instrumental, est beau à pleurer. Prelude : Song Of The Gulls prend sa source dans la musique classique (ça ressemble à du Stravinsky par moments), et est la parfaite introduction au final dantesque Islands, long de presque 12 minutes (avec une dernière minute et demie assez étrange, quasi silencieuse), contenant un solo de cornette de Mark Charig (musicien invité) assez émouvant. Cependant, si ce morceau est fantastique, le meilleur de l'album reste quand même Formentera Lady. Musiciens exceptionnels (Mel Collins aux flûtes, saxophone, entre autres) qui, cependant, à l'exception de Fripp, ne resteront pas dans le groupe après la tournée promotionnelle (immortalisée par le live mythique Earthbound, à la prise de son catastrophique). Le line-up de Crimso a changé à chaque album, durant la période 1969-1972. En résulte des albums qui sont tous fantastiques, mais différents. J'ai choisi d'aborder Islands à cause de sa réputation assez mitigée (même si l'album a tendance quand même à être réévalué à la hausse des temps-ci), mais j'aurai tout aussi bien pu choisir le très beau disque précédent du groupe, leur troisième, Lizard, avec Gordon Haskell à la basse et au chant. En attendant, croyez-moi, Islands est un magnifique album de rock progressif. Il faut quelques écoutes pour l'apprécier totalement, mais le disque vaut vraiment mieux que sa réputation ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5.0 étoiles sur 5
La possibilité d'une île.,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Islands (CD)
Islands est un peu "à part" dans la discographie du Roi Cramoisi (mais finalement tous ses albums ne sont-ils pas un peu "à part" ?). Pour celui-ci, le line-up de King Crimson en est à sa quatrième mouture: un nouveau batteur Ian Wallace (récemment décédé, voir aussi le Crimson Jazz Trio) est recruté et Raymond "Boz" Burrell est engagé comme chanteur et initié à la basse par maître Fripp lui-même (il dut trouver l'exercice plaisant car il deviendra le bassiste de Bad Company). Mel collins, déja présent sur les deux derniers albums, complète l'effectif au sax et aux flûtes. Peter Sinfield assure les lyrics pour la dernière fois.A sa sortie en 1972,avec sa pochette rappelant un manuel de physique-chimie de terminale, Islands n'était pas très engageant. Lorsque j'avais acheté le vinyle quelques années plus tard il était affublé d'un sticker King Crimson sur son recto, histoire de lui donner un peu de lisibilité dans les bacs. Islands est composés de six morceaux très étirés afin de remplir l'album. Formentera Lady commence avec une contrebasse assez rugueuse à l'archet, une flûte virevoltante et des arpèges de piano très aériens (Keith Tippett). La voix de Boz Burrell est plus belle que celle de Gordon Haskell dans Lizard. Il assure ici la partie de basse électrique (une seule note répétée tout au long du morceau dans les refrains hypnotiques et orientalisants). A la fin, la voix étherée du soprano Pauline Lucas (rappelant certains exercices de Gong) donne une coloration très "larguée" renforcée par le jeu très free des instrumentistes acoustiques. Au final, un morceau envoûtant, qui n'a pas d'équivalent dans l'histoire de la rock-music. Sailor's Tale qui suit, très sombre comme un mauvais grain sur la mer où le ciel s'assombrit sur fond de mellotron menaçant. Robert Fripp y exécute une partie de guitare mémorable faite de glissés d'accords tordus et convulsés, on pense à la Tempête de William Turner. The Letter est un morceau contrasté: chant doucereux suivi d'explosions rappelant 21st Century Schizoïd Man. Tour à tour violent et intimiste comme une lettre de séparation. Ladies Of The Road, réflexion sur les groupies, aurait pu figurer sur l'Album Blanc des Beatles: côté Lennon torturé dans les couplets et McCartney doucereux dans le refrain. Morceau lourd, un brin crispant. Prelude: Song Of The Gulls (le chant des mouettes) est une petite pièce classisante tout en pizzicatis de cordes (musiciens non crédités, sympa Bob !), une jolie mélodie de hautbois, qui a du inciter de nombreux adolescents de l'époque à découvrir le classique. Lester Bangs en disait dans sa chronique de l'époque dans le magazine Rolling Stone :"ça ressemble à la musique d'une publicité pour un déodorant vaginal". Un morceau très frais. Islands, qui clot l'album, en est la plus belle réussite. Sur fond d'accords d'harmonium, la belle voix grave de Boz Burrell chante une très jolie mélopée à la fois douce et déchirée. Le piano de Keith Tippett y tisse de délicates arabesques et sur un long crescendo de mellotron, Mark Charig nous gratifie d'un sublime et déchirant solo de cornet rappelant les meilleurs moments de Lizard, puis l'album se termine sur les accords apaisés de l'harmonium. Un bel album étrange et envoûtant et qui se bonifie avec le temps comme un bon vin. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5.0 étoiles sur 5
Le plus bel album du Roi Flamboyant,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Islands (CD)
"Island va clore la première période de KC, après ce disque et un nouveau changement de personnel, le groupe fait à la (dé)mesure de Sir Robert Fripp expérimentera d'autres chemins.Cet album est très très beau, de l'hypnotique "Formentera Lady" au sublime "Song of The Gull", du diabolique instrumental "Sailor's Tales" ou Fripp se paye le culôt de faire un chorus en accord plaqué au splendide final "Island", King Crimson s'épanche encore dans de superbes pièces lyriques pour une dernière fois (le divin "Starless" dans "Red" mis à part). Et on se dit qu'ici le groupe n'est pas très éloigné d'un Procol Harum ou d'un Genesis. Si ce coté mélodique donne la part belle à la flute et au saxo de Mel Collins, au violon de David Cross et à la voix très basse de Boz Burrel, Robert Fripp préfère quant à lui expérimenter encore plus loin le manche de sa guitare, nous délivrant un soli sur une seule corde ou triturant les notes à l'infini, usant sans complexe de sustain et autres effets quand il ne quitte pas sa Gibson Les Paul Black Beauty chérie pour le mellotron ou le VCS3 (un des premiers synthés que David Gilmour et Rick Wright (de Pink Floyd) découvraient eux aussi à la même époque). Un disque très beau donc même s'il parait moins aventureux que "In the Court" ou les trois suivants. Une bel exemple que l'on pouvait créer une musique progressive et lyrique sans tomber dans le verbeux ou le pompeux. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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