Ce roman ne comporte pas, à mon sens, les défauts qui rendaient la lecture de "La cité des permutants" légèrement rédhibitoire. Plus sobre, moins "boursouflé", "Isolation" aborde des thématiques tout aussi passionnantes - mais avec plus de simplicité. Le mot peut paraître curieux quand on connaît la réputation de l'auteur (et malgré son côté thriller très marqué, "Isolation" RESTE un roman de hard science), mais Egan a, me semble-t-il, réussi le tour de force de réussir à rester à la fois accessible (les théories quantiques qu'il expose sont à mon sens admirablement vulgarisées) et novateur. On a le droit de trouver l'intrigue ardue, mais je trouve à titre personnel qu'elle possède une admirable cohérence interne -une qualité commune à tous les chefs d'oeuvre de la SF.