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34 internautes sur 34 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
la quintessence de l'art,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ivre de femmes et de peinture (DVD)
Le Maître coréen Im Kwon-Taek (dont toute l'oeuvre reste à découvrir en Europe) s'inspire de la vie agitée d'un peintre du XIXème siècle né dans la misère pour proposer un hommage à la culture de son pays et une réflexion sur l'art par des images d'une beauté sublime. Le peintre dont il retrace l'existence chaotique est possédé par la quête continuelle de l'absolu dans la création artistique, cherchant l'Inspiration dans les frémissements de la nature (qu'Im Kwon-Taek capte avec une splendeur sidérante) , dans l'errance de la solitude (ces paysages!), dans l'exploration autodestructrice de sa frénésie intérieure, décuplée par l'ivresse et l'érotisme. C'est le cheminement douloureux d'un artiste authentiquement marginal, âprement individualiste, profondément bohème, confronté aux règles intransigeantes du Pouvoir aliénant, de l'argent et des artistes rivaux médiocres, envieux de son génie inné; pour lui, peindre le rêve et l'imaginaire est une nécessité vitale sans concessions. Ce film qui montre le peintre créant avec une ardeur passionnée est d'une richesse et d'une beauté inépuisables, chaque plan est un tableau de couleurs à contempler.
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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un des plus grands films jamais consacrés à un artiste,
Par LD (Paris, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 10 COMMENTATEURS) (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ivre de femmes et de peinture (DVD)
Im Kwon Taek a émergé en France à la fin des années 90, avec le reste du cinéma coréen, en pleine période créatrice. Enfin, serait-on tenté de dire. Pour quelqu'un qui avait déjà fait 95 films et approchait déjà les 70 ans, il était temps! Il faut dire que ses deux plus grands films (parmi le petit dixième de sa cinématographie que j'ai pu découvrir, s'entend) sont sortis coup sur coup au début des années 2000, après avoir été présentés à Cannes. Chef d'oeuvre absolu, Le Chant de la fidèle Chunhyang reste sans doute sa plus grande oeuvre. Adapté d'un pansori traditionnel, ce récit chanté et superbement mis en scène - bien plus qu'une mise en images ou une illustration, il s'agit d'un rapport dynamique à ce récit pris un charge par ces chanteurs à la voix rauque (que malheureusement certains trouvent lassante, ce qui les empêche d'être subjugués par ce film souverain).Ivre de femmes et de peinture n'est pas très loin de ce sommet. Bien à la manière d'Im Kwon Taek, ce film est d'une grande vivacité, plein d'ellipses et de variations de rythme. C'est surtout le portrait d'un peintre, peut-être un des portraits d'artiste qui échappe le mieux aux pièges inhérents aux films relatant des vies d'artiste. Certes, il s'agit là si l'on veut d'un artiste qui ne s'accomplit que partiellement, mais la nature même de sa vie et des circonstances, la façon jamais complaisante avec laquelle elle est montrée en mouvement, font que l'on ne tombe jamais dans le cliché de l'artiste maudit ou incompris. Plastiquement splendide sans jamais tomber dans la belle image figée, trivial par moments et sublime à d'autres sans que jamais la cohérence du tout soit menacée, voilà le film que devraient aimer tous les amateurs d'art. Une véritable oeuvre d'art vibrante, qui rend vivants à la fois le passé et l'artiste en train de créer, c'est rare. Par ailleurs, et pour ceux qui seraient rebutés (ou un peu trop aguichés!) par le titre, sachez que si ce peintre aime vivre et aimer, il n'y est que très partiellement question de conquêtes féminines, et bien plus du rapport conflictuel de l'artiste à son art et à la société qui l'entoure... Copie correcte, sans plus, qui ne rend pas toujours justice à la beauté délicate de la photo. Présentation du film par Jean-Pierre Donnet et Pierre Rissient. Celui-ci, grand connaisseur du cinéma asiatique et surtout qui a contribué à faire connaître Im Kwon Taek et a même grandement collaboré au montage de ce film, aurait mérité mieux que cette petite conversation à bâtons rompus. Les spectateurs que nous sommes en auraient sans doute appris plus s'il avait eu un véritable interviewer en face de lui. Un tel film mérite une meilleure édition. A noter que depuis, Im Kwon Taek a réalisé La Pègre (ou ici), et Souvenir, son très beau 100ème film (voir mon commentaire). Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
12 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un des plus grands films jamais réalisé sur un artiste,
Par LD (Paris, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 10 COMMENTATEURS) (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Ivre de femmes et de peinture (DVD)
Im Kwon Taek a émergé en France à la fin des années 90, avec le reste du cinéma coréen, en pleine période créatrice. Enfin, serait-on tenté de dire. Pour quelqu'un qui avait déjà fait 95 films et approchait déjà les 70 ans, il était temps! Il faut dire que ses deux plus grands films (parmi le petit dixième de sa cinématographie que j'ai pu découvrir, s'entend) sont sortis coup sur coup au début des années 2000, après avoir été présentés à Cannes. Chef d'oeuvre absolu, Le Chant de la fidèle Chunhyang reste sans doute sa plus grande oeuvre. Adapté d'un pansori traditionnel, ce récit chanté et superbement mis en scène - bien plus qu'une mise en images ou une illustration, il s'agit d'un rapport dynamique à ce récit pris un charge par ces chanteurs à la voix rauque (que malheureusement certains trouvent lassante, ce qui les empêche d'être subjugués par ce film souverain). Ivre de femmes et de peinture n'est pas très loin de ce sommet. Bien à la manière d'Im Kwon Taek, ce film est d'une grande vivacité, plein d'ellipses et de variations de rythme. C'est surtout le portrait d'un peintre, peut-être un des portraits d'artiste qui échappe le mieux aux pièges inhérents aux films relatant des vies d'artiste. Certes, il s'agit là si l'on veut d'un artiste qui ne s'accomplit que partiellement, mais la nature même de sa vie et des circonstances, la façon jamais complaisante avec laquelle elle est montrée en mouvement, font que l'on ne tombe jamais dans le cliché de l'artiste maudit ou incompris. Plastiquement splendide sans jamais tomber dans la belle image figée, trivial par moments et sublime à d'autres sans que jamais que la cohérence du tout soit menacée, voilà le film que devraient aimer tous les amateurs d'art. Une véritable oeuvre d'art vibrante, qui rend vivants à la fois le passé et l'artiste en train de créer, c'est rare. Par ailleurs, et pour ceux qui seraient rebutés (ou un peu trop aguichés!) par le titre, sachez que si ce peintre aime vivre et aimer, il n'y est que très partiellement question de conquêtes féminines, et bien plus du rapport conflictuel de l'artiste à son art et à la société qui l'entoure...
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