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5.0 étoiles sur 5
HOOVER LE CREATEUR DU FBI, 21 janvier 2012
Aprés avoir en 1988 consacré un film à la vie du saxophoniste Charlie Parker. Clint Eastwood se lance dans la biographie d'un homme beaucoup plus complexe puisqu'il s'agit de J Edgar Hoover le fondateur et inamovible directeur pendant 48 ans du FBI. Createur de la police moderne aux Etats-Unis, comme le film nous le montre, grand patriote pour certains ou la pire des crapules, immonde et pervertie pour d'autres. Un homme qui reste entouré de beaucoup de rumeurs surtout en ce qui conserne sa vie privée et ses relations tres equivoques pour ses detracteurs avec son inséparable second Clyde Tolson l'acteur Armie Hammer dans le film. Homo-sexuel et aimant le travestiment, une simple manipulation du KGB pour ses plus ardents defenseurs. Dans le film en tous les cas ont les voient souvent ensembles, au bureau, au restaurant, en vacance, aux courses. Il n'y a pourtant qu'une scene ou Tolson dit à Hoover qu'il l'aime et l'embrasse dans une bagarre dans une chambre d'hotel c'est quand Hoover dit à son fidele collaborateur qu'il va peut-etre se marier avec l'actrice Dorothy Lamour, il eut aussi une relation avec Lela Rogers la mere de l'actrice Ginger Rogers. Dans le film Clint Eastwood montre comment avec des retours en arriere qui sont parfois un peu genant Hoover reussi à se maintenir à la tete du FBI sous huits presidents de Coolidge à Nixon. Tenant son monde grace à des dossiers qu'il confectionne sur Eleonor Roosvelt, Kennedy, Martin Luther King ect tous classés avec soin par sa fidéle secretaire Helen Gandy Naomi Watts dans le film. Eastwood nous montre un homme obsédé par dans un premier temps les attentats bolcheviques qui ont lieu en Amerique en 1919 puis la mise en place d'un systeme sur pour renforcer la securité interieure de son pays. C'est lui qui met en place le systeme comprenant la prise des empreintes digitales, etudie avec minutie les lieux du crime toutes ces methodes nouvelles donnant apres des debuts difficile un coup de fouet à sa carriere. En deux heures quinze nous voyons la lutte de Hoover contre les gangsters Dillinger notamment, contre les quidnappeurs du bébé du celebre aviateur Charles Lindbergh. Il y a une scene ou l'on peut voir son racisme contre Martin Luther King, son peu d'entrain à combattre la mafia et surtout au debut du film son anti communisme, veritable haine anti bolchevique. Selon moi ce film est une fresque historique centré sur les trois personnages qui ont le plus compté dans la vie d'Hoover sa mere raciste et homophobe jouée par Judi Dench, Tolson l'ami pour qui Hoover n'avait pas de secrets d'ou leur relation equivoque et Helen Gandy la fidele secretaire qui brulera tous ses dossiers à la mort de son patron. Grace à de bons maquillages et des prothéses pour vieillir les acteurs, Leonardo Di Caprio incarne un Edgar Hoover trés realiste, passant du jeune et athletique jeune Americain de 1919 au vieillard fatigué devant se faire faire des piqures fortifiantes de la fin du film avant de mourir dans sa chambre un soir en rentrant de travailler. Un grand film que moi qui me rend rarement au cinema je suis ravie d'etre allée voir. Un film qui peut-etre decrochera l'oscar que selon moi il merite.
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4.0 étoiles sur 5
Du grand Clint!, 26 février 2012
Comme un métronome, Clint Eastwood nous livre son film annuel. Et tel un caméléon, il change de sujet. Après avoir affronté la mort de différentes manières dans "Au-Delà" (pour un octogénaire, quoi de plus normal que de s'interroger sur l'avenir?), il nous livre un excellent biopic sur une personnalité hors-norme qui a marqué le vingtième siècle et l'Amérique. D'emblée, Clint nous offre sa vision de Hoover : un homme pour qui le travail est un sacerdoce, une seconde vie, une épouse et il n'a de cesse de mener à bien son travail en véritable bourreau qu'il est. Déterminé, Hoover sacrifie tout ou presque pour une vie offerte à son métier pour que son pays vive le moins dangereusement possible la menace communiste ou bien pour que le crime organisé disparaisse. Hormis sa mère, Hoover n'a peur de personne et n'aura de cesse d'empiler les dossiers compromettants contre de très nombreuses personnes, politiques ou non (il parait que Richard Nixon, en voyant le contenu de son dossier, s'est penché sur sa corbeille à papier pour vomir). Homme d'une grande rigidité (ce que Leonardo DiCaprio transcrit très bien), Hoover était aussi, selon les rumeurs, homosexuel. Plutôt que de se pencher ouvertement sur le sujet, il n'y a que de brèves évocations de cette rumeur même si au final, il n'y a pas d'ambiguïté sur le penchant naturel du directeur du FBI tout comme pour son ami Clyde Tolson. DiCaprio joue à la perfection un homme dévoué à son métier et qui ne souffre aucune faiblesse de la part des gens travaillant pour lui. Les époques sont bien évoquées et le style de Clint Eastwood toujours aussi épuré : pas de chichi, tout à l'essentiel. L'unique reproche que je ferais au film est un montage pas toujours heureux plutôt qu'une vision temporelle linéaire. Mais il est aussi dommage que le pouvoir de Hoover ne soit plus démontré à travers des échanges virulents contre des présidents. Autrement, Clint Eastwood signe une belle fresque sur un homme qui cachait beaucoup et qui exigeait l'excellence de tout le monde. DiCaprio gagne un peu plus ses galons de grand acteur alors que les discrètes Naomi Watts et Lea Thompson besognent sagement mais sûrement. Un film très réussi mais qui pouvait sûrement l'être davantage!
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4.0 étoiles sur 5
Ombres et lumières, 5 mars 2012
Un excellent film de Clint Eastwood, dont le talent se bonifie avec le temps. Il retrace la vie de J.Edgar Hoover, qui organisa , renomma et dora le blason de la police scientifique , le FBI, et qu'il dirigea d'une main de fer durant 48 ans. Tenace, ambitieux, paranoïaque, obsédé, il s'octroyait le droit de faire des écarts à la loi, dans le but d'assurer la sécurité de l'état. Il en voyait des menaces partout. Il manipulait les grands de la société américaine, y compris les présidents, pour arriver à ses fins. Ses échecs étaient rares, mais il y en a eu, comme ce fut le cas de Martin Luther King. Donner des armes à ses collaborateurs, écoutes téléphoniques, quelques uns de ses agissements savamment dosés par le maître du septième art, un portrait tout en finesse et pudeur que sa relation avec sa mère rend un peu plus humain. Un défi pour les acteurs que l'on voit vieillir tout au long de 48 ans, par la magie du maquillage. On évoque certains évènements du 20ème siècle, comme la disparition du bébé Lindberg, et même si certains aspects de sa personnalité sont absents, d'autres, très marquants sont abordés avec retenue et discrétion, donnant du personnage les facettes les plus importantes. Un très beau casting dessert l'histoire, Naomi Watts, en Mlle Gandi , la secrétaire fidèle, Tolson personnifié par le très jeune Armie Hammer, qui fut son amour impossible et son bras droit, son ombre en quelque sorte, et Judie Dench interprète la mère. Leonard di Caprio nous livre une interprétation d'anthologie, criant de vérité dans un rôle à sa mesure. En anglais , avec sa voix, il est magistral, car les doublages ne le restituent pas toujours avec fidélité. Un film remarquable sur ce personnage polémique et vicieux, présenté avec justesse et sans parti pris par le génial Clint Eastwood, à l'aube de sa quatre-vingtième année.
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