Ce neuvième volume de l'intégrale Koopman comprend les cantates suivantes, qui font partie du premier cycle de 1723-1724 :
CD 1 : BWV 48, 154, 138, 173a
CD 2 : BWV 37, 153, 166, 86, 70
CD 3 : BWV 66, 194
Les solistes sont la basse Klaus Mertens, le ténor Christoph Prégardien, et deux nouveaux dans cette intégrale : la solide soprano Sibylla Rubens et le contreténor Bernard Landauer, dont la voix, authenticité ou pas, sonne un peu frêle, avec des voyelles trop ouvertes.
La BWV 48, "Misérable que je suis", décrit la détresse du corps souffrant, et commence par un beau lamento choral. Dans les BWV 37 et 166, Koopman a su reconstituer de façon élégante et convaincante la partie de violon obligé et de second hautbois des airs de ténor.
La BWV 70, "Veillez ! Priez !", sans doute la plus belle de ce volume, est une oeuvre très affirmative qui commence par un choeur puissant et confie à la basse des interventions martiales, dont un air en deux parties très contrastées, mais bien que la direction de Koopman s'y montre plus vigoureuse que d'habitude, la version de Kuijken annoncée chez Accent aura probablement encore davantage de relief.
Les deux longues cantates du troisième disque sont les moins séduisantes, à part le long et vif choeur introductif de la BWV 66, qui présente un dialogue entre l'Espérance et la Crainte parodié d'une cantate profane.
La BWV 173a est une sérénade profane d'anniversaire dont le volume 7 présentait la parodie sacrée.
Enfin, on préfèrera les versions récentes de Kuijken, dans sa série en cours chez Accent, pour les cantates :
- BWV 86 :
Intégrale Des Cantates /Vol.10,
- BWV 138 :
Cantates (Intégrale) /Vol.12,
- BWV 153 et 154 :
Cantates Intégrale /Vol.4.