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J.J. Cale

 

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Écouter1. Bringing It BackNaturally 2:45EUR 1,29  Acheter le titre 
Écouter2. I'll Kiss The World GoodbyeReally 1:47EUR 1,29  Acheter le titre 
Écouter3. Waymore's Blues (Album Version)Rewind (International Version) 2:37EUR 1,29  Acheter le titre 
Écouter4. Rollin' (Album Version)Rewind (International Version) 2:53EUR 1,29  Acheter le titre 
Écouter5. 13 Days (Live)Breezin' at the Cafe (Live) 3:13EUR 0,89  Acheter le titre 
Écouter6. Cocaine (Live)Breezin' at the Cafe (Live) 3:31EUR 0,89  Acheter le titre 
Écouter7. After MidnightNaturally 2:26EUR 1,29  Acheter le titre 
Écouter8. Money Talks (Live)Breezin' at the Cafe (Live) 4:18EUR 0,89  Acheter le titre 
Écouter9. Oh MaryRoll On 3:34EUR 0,99  Acheter le titre 
Écouter10. Hold on BabyTravel-Log 3:01EUR 0,99  Acheter le titre 
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I make rock n roll records


Biographie

John W. Cale est né le 5 décembre 1938 à Oklahoma City, mais a grandi à Tulsa (Oklahoma). Petit garçon, il écoute Chuck Berry, Clarence Gatemouth Brown ou Chet Atkins, qu'il déplore ne pas pouvoir parfaitement imiter. Après s'être essayé à l'US Air Force, puis au rock local (Johnny and the Valentines) et avoir intégré de nouvelles initiales à son prénom (la légende prétend qu'un patron de club voulait le différencier du Gallois du Velvet Underground, John Cale, mais on n'est pas obligé de croire les légendes), il rencontre le pianiste, chanteur, compositeur et chef d'orchestre Leon Russell ... Lire la suite

John W. Cale est né le 5 décembre 1938 à Oklahoma City, mais a grandi à Tulsa (Oklahoma). Petit garçon, il écoute Chuck Berry, Clarence Gatemouth Brown ou Chet Atkins, qu'il déplore ne pas pouvoir parfaitement imiter. Après s'être essayé à l'US Air Force, puis au rock local (Johnny and the Valentines) et avoir intégré de nouvelles initiales à son prénom (la légende prétend qu'un patron de club voulait le différencier du Gallois du Velvet Underground, John Cale, mais on n'est pas obligé de croire les légendes), il rencontre le pianiste, chanteur, compositeur et chef d'orchestre Leon Russell (qui connaîtra son heure de gloire dans le Mad Dogs and Englishmen, groupe de la tournée américaine de Joe Cocker, et comme mentor du duo matrimonial Delaney & Bonnie).

Ce dernier lui conseille de transporter pénates et talents à Los Angeles : J.J. Cale y fait, en compagnie du bassiste Carl Radle (futur Derek & the Dominos), jusqu'en 1969, l'apprentissage de la vie de studio (il devient ingénieur du son pour le chanteur de variétés Pat Boone, initié par le sorcier des consoles Snuff Garrett) et de musicien de séance. Il intègre alors brièvement Leathercoated Minds, groupe exclusivement de studio, spécialisé en 1967 dans les reprises à dominante psychédélique (Donovan, Bob Dylan, The Byrds ou The Yardbirds). Leur seul album (A Trip Down the Sunset Trip - on avait une belle photo, il fallait un disque qui aille avec) inclut néanmoins quelques premières chansons de J.J. Cale, vraisemblablement secondé, bien que de manière anonyme, par les claviers de Leon Russell. En guise de récréation, notre cow-boy enregistre quelques singles, dont un certain « After Midnight » (1965).

Tout doucement

De retour à Tulsa, il apprend qu'en 1970, Eric Clapton a jeté une oreille sur sa chanson fétiche et l'a enregistrée (tube classé au Top 10 américain) : cela l'encourage à s'installer à Nashville. Il est engagé comme guitariste de session dans la grand-messe country du Grand Ole Opry et y fait la rencontre du producteur Audie Ashworth, qui devient - et restera - son alter ego durant la plus grande partie de sa carrière.

Son premier album (Naturally, le bien nommé) comprend une nouvelle version d'« After Midnight » et est édité par Shelter (« Refuge »), label de Leon Russell. Dès ce coup d'essai, J.J. Cale utilise sur certaines chansons (« Crazy Mama ») la rythmique d'une batterie électronique. Le Tulsa sound (chant marmonné et guitares obstinées, ambiance laid back à tous les étages du jazz et de la country) est né... et l'artiste peut enfin échanger sa modeste Harmony contre une Les Paul Stratocaster (mais il lui arrive dans les années 2000 de jouer sur Martin, Ovation ou même Gibson).

Naturally sanctionne en fait une façon d'agir qu'adoptera le chanteur des années durant : son manager vient voir J.J. Cale et lui indique : il faut enregistrer un nouvel album. Le chanteur répond : qu'est-ce qui n'allait pas avec le précédent ? Et se met au travail.

En 1973, ce sont pourtant pas moins de deux albums (Really et Okie) qui sont proposés à six mois d'intervalle.

Tout, tout doucement

C'est avec les royalties du seul tube de sa carrière (« Crazy Mama », encore) que J.J. Cale et Audie Ashworth créent un studio où seront gravés la plupart de leurs disques communs, équipé de la console sur laquelle George Harrison enregistre son chef d'oeuvre, All Things Must Pass (1971).

En 1976, Troubadour est le premier album de J.J. Cale à se classer dans les charts britanniques, bien sûr entraîné par « Cocaine », et la version qu'en a donnée Eric Clapton.

On rit beaucoup en 1979, puisque le cinquième album de J.J. Cale s'intitule... 5. En tout état de cause, et pas plus que pour ses prédécesseurs, le chanteur n'accepte la moindre promotion de l'enregistrement. Installé en Californie à partir de 1980, c'est en 1994 que J.J. Cale pose finalement ses valises dans la région d'Orange County, dans le sud de l'Etat. Mais, pour l'heure, il continue à sillonner le pays à bord de son mobile-home. Saisi de frénésie créative, Cale enregistre trois albums en trois ans : Shades (1981), Grashopper (1982), et #8 (1983).

Petite gâterie francophone en 1984 : l'Américain compose la musique de La Femme de mon pote, de Bertrand Blier, avec Thierry Lhermitte, Coluche, et Isabelle Huppert. En veine de passion cinématographique, il participe en 1986 à la musique du film 50/50, aux cotés de Peer Rabin, collaborateur de longue date du metteur en scène allemand Rainer Werner Fassbinder.

Il fait néanmoins une halte dans ses pérégrinations pour apporter en 1990 sa touche personnelle à l'album The Rhythm of the Saints de Paul Simon. La même année, il enregistre Travel-Log, qu'il compose et produit pratiquement seul, s'enhardissant même à une tournée de promotion.

C'est en 1992, et après avoir produit le Got Love if You Want It de John Hammond qu'il enregistre Number 10 (imagination toujours aussi débridée quant au choix des titres de disques), album pour lequel beaucoup de chansons sont laissées de côté.
La tournée conséquente de l'album Closer to You (1994) l'entraîne à Atlanta, au Canada, mais également à Londres, pour des concerts où il bénéficie d'un accueil plus que chaleureux de la part du public européen.

En 1997, l'album Guitar Man voit la participation de la chanteuse Christine Lakeland.

A son rythme

Au mois d'août 2000, Audie Ashworth décède brutalement, laissant en suspens un projet d'album en public, ainsi qu'une collection d'archives inédites. La gestion de la carrière de J.J. Cale sera reprise en main par la veuve de son ami. En 2001 est enfin édité l'album Live qu'Ashworth appelait de ses voeux.

En 2004, l'album To Tulsa and Back est mondialement salué, par les fans, le public et les critiques. En 2006, il enregistre avec Eric Clapton l'album de la reconnaissance : The Road to Escondido lui vaut en 2008 le Grammy Award (le cinquantième du genre) du meilleur album de blues contemporain.

Un quatorzième opus studio paraît en mars 2009 sur le label Rounder : Roll On. Ce sera le dernier car après une ultime participation du guitariste à l'album Old Sock de son admirateur Eric Clapton, J.J. Cale meurt après une crise cardiaque à l'hôpital de La Jolla (Californie). Il avait 74 ans.

Même si son répertoire a inspiré des personnalités aussi diverses que Santana, Freddie King, Bryan Ferry ou Bill Wyman, J.J. Cale a toujours choisi de rester dans une relative et rassurante pénombre (« Pour vivre heureux, vivons caché », dit le proverbe). Et même si son apparente nonchalance reste un trait déterminant, il n'en enregistre pas moins régulièrement depuis près de trente-cinq ans et se produit toujours sur scène avec le même plaisir apparent. Exemple pratiquement unique de la discrétion élevée à hauteur d'une discipline de vie, le chanteur n'a jamais perdu sa vie (ni son intégrité, son talent et son inspiration) à la gagner. Pour ce, il reste l'une des personnalités les plus attachantes, de ce qu'il ne peut que nommer sans esquisser une grimace, le show-business. Copyright 2014 Music Story Christian Larrède

John W. Cale est né le 5 décembre 1938 à Oklahoma City, mais a grandi à Tulsa (Oklahoma). Petit garçon, il écoute Chuck Berry, Clarence Gatemouth Brown ou Chet Atkins, qu'il déplore ne pas pouvoir parfaitement imiter. Après s'être essayé à l'US Air Force, puis au rock local (Johnny and the Valentines) et avoir intégré de nouvelles initiales à son prénom (la légende prétend qu'un patron de club voulait le différencier du Gallois du Velvet Underground, John Cale, mais on n'est pas obligé de croire les légendes), il rencontre le pianiste, chanteur, compositeur et chef d'orchestre Leon Russell (qui connaîtra son heure de gloire dans le Mad Dogs and Englishmen, groupe de la tournée américaine de Joe Cocker, et comme mentor du duo matrimonial Delaney & Bonnie).

Ce dernier lui conseille de transporter pénates et talents à Los Angeles : J.J. Cale y fait, en compagnie du bassiste Carl Radle (futur Derek & the Dominos), jusqu'en 1969, l'apprentissage de la vie de studio (il devient ingénieur du son pour le chanteur de variétés Pat Boone, initié par le sorcier des consoles Snuff Garrett) et de musicien de séance. Il intègre alors brièvement Leathercoated Minds, groupe exclusivement de studio, spécialisé en 1967 dans les reprises à dominante psychédélique (Donovan, Bob Dylan, The Byrds ou The Yardbirds). Leur seul album (A Trip Down the Sunset Trip - on avait une belle photo, il fallait un disque qui aille avec) inclut néanmoins quelques premières chansons de J.J. Cale, vraisemblablement secondé, bien que de manière anonyme, par les claviers de Leon Russell. En guise de récréation, notre cow-boy enregistre quelques singles, dont un certain « After Midnight » (1965).

Tout doucement

De retour à Tulsa, il apprend qu'en 1970, Eric Clapton a jeté une oreille sur sa chanson fétiche et l'a enregistrée (tube classé au Top 10 américain) : cela l'encourage à s'installer à Nashville. Il est engagé comme guitariste de session dans la grand-messe country du Grand Ole Opry et y fait la rencontre du producteur Audie Ashworth, qui devient - et restera - son alter ego durant la plus grande partie de sa carrière.

Son premier album (Naturally, le bien nommé) comprend une nouvelle version d'« After Midnight » et est édité par Shelter (« Refuge »), label de Leon Russell. Dès ce coup d'essai, J.J. Cale utilise sur certaines chansons (« Crazy Mama ») la rythmique d'une batterie électronique. Le Tulsa sound (chant marmonné et guitares obstinées, ambiance laid back à tous les étages du jazz et de la country) est né... et l'artiste peut enfin échanger sa modeste Harmony contre une Les Paul Stratocaster (mais il lui arrive dans les années 2000 de jouer sur Martin, Ovation ou même Gibson).

Naturally sanctionne en fait une façon d'agir qu'adoptera le chanteur des années durant : son manager vient voir J.J. Cale et lui indique : il faut enregistrer un nouvel album. Le chanteur répond : qu'est-ce qui n'allait pas avec le précédent ? Et se met au travail.

En 1973, ce sont pourtant pas moins de deux albums (Really et Okie) qui sont proposés à six mois d'intervalle.

Tout, tout doucement

C'est avec les royalties du seul tube de sa carrière (« Crazy Mama », encore) que J.J. Cale et Audie Ashworth créent un studio où seront gravés la plupart de leurs disques communs, équipé de la console sur laquelle George Harrison enregistre son chef d'oeuvre, All Things Must Pass (1971).

En 1976, Troubadour est le premier album de J.J. Cale à se classer dans les charts britanniques, bien sûr entraîné par « Cocaine », et la version qu'en a donnée Eric Clapton.

On rit beaucoup en 1979, puisque le cinquième album de J.J. Cale s'intitule... 5. En tout état de cause, et pas plus que pour ses prédécesseurs, le chanteur n'accepte la moindre promotion de l'enregistrement. Installé en Californie à partir de 1980, c'est en 1994 que J.J. Cale pose finalement ses valises dans la région d'Orange County, dans le sud de l'Etat. Mais, pour l'heure, il continue à sillonner le pays à bord de son mobile-home. Saisi de frénésie créative, Cale enregistre trois albums en trois ans : Shades (1981), Grashopper (1982), et #8 (1983).

Petite gâterie francophone en 1984 : l'Américain compose la musique de La Femme de mon pote, de Bertrand Blier, avec Thierry Lhermitte, Coluche, et Isabelle Huppert. En veine de passion cinématographique, il participe en 1986 à la musique du film 50/50, aux cotés de Peer Rabin, collaborateur de longue date du metteur en scène allemand Rainer Werner Fassbinder.

Il fait néanmoins une halte dans ses pérégrinations pour apporter en 1990 sa touche personnelle à l'album The Rhythm of the Saints de Paul Simon. La même année, il enregistre Travel-Log, qu'il compose et produit pratiquement seul, s'enhardissant même à une tournée de promotion.

C'est en 1992, et après avoir produit le Got Love if You Want It de John Hammond qu'il enregistre Number 10 (imagination toujours aussi débridée quant au choix des titres de disques), album pour lequel beaucoup de chansons sont laissées de côté.
La tournée conséquente de l'album Closer to You (1994) l'entraîne à Atlanta, au Canada, mais également à Londres, pour des concerts où il bénéficie d'un accueil plus que chaleureux de la part du public européen.

En 1997, l'album Guitar Man voit la participation de la chanteuse Christine Lakeland.

A son rythme

Au mois d'août 2000, Audie Ashworth décède brutalement, laissant en suspens un projet d'album en public, ainsi qu'une collection d'archives inédites. La gestion de la carrière de J.J. Cale sera reprise en main par la veuve de son ami. En 2001 est enfin édité l'album Live qu'Ashworth appelait de ses voeux.

En 2004, l'album To Tulsa and Back est mondialement salué, par les fans, le public et les critiques. En 2006, il enregistre avec Eric Clapton l'album de la reconnaissance : The Road to Escondido lui vaut en 2008 le Grammy Award (le cinquantième du genre) du meilleur album de blues contemporain.

Un quatorzième opus studio paraît en mars 2009 sur le label Rounder : Roll On. Ce sera le dernier car après une ultime participation du guitariste à l'album Old Sock de son admirateur Eric Clapton, J.J. Cale meurt après une crise cardiaque à l'hôpital de La Jolla (Californie). Il avait 74 ans.

Même si son répertoire a inspiré des personnalités aussi diverses que Santana, Freddie King, Bryan Ferry ou Bill Wyman, J.J. Cale a toujours choisi de rester dans une relative et rassurante pénombre (« Pour vivre heureux, vivons caché », dit le proverbe). Et même si son apparente nonchalance reste un trait déterminant, il n'en enregistre pas moins régulièrement depuis près de trente-cinq ans et se produit toujours sur scène avec le même plaisir apparent. Exemple pratiquement unique de la discrétion élevée à hauteur d'une discipline de vie, le chanteur n'a jamais perdu sa vie (ni son intégrité, son talent et son inspiration) à la gagner. Pour ce, il reste l'une des personnalités les plus attachantes, de ce qu'il ne peut que nommer sans esquisser une grimace, le show-business. Copyright 2014 Music Story Christian Larrède

John W. Cale est né le 5 décembre 1938 à Oklahoma City, mais a grandi à Tulsa (Oklahoma). Petit garçon, il écoute Chuck Berry, Clarence Gatemouth Brown ou Chet Atkins, qu'il déplore ne pas pouvoir parfaitement imiter. Après s'être essayé à l'US Air Force, puis au rock local (Johnny and the Valentines) et avoir intégré de nouvelles initiales à son prénom (la légende prétend qu'un patron de club voulait le différencier du Gallois du Velvet Underground, John Cale, mais on n'est pas obligé de croire les légendes), il rencontre le pianiste, chanteur, compositeur et chef d'orchestre Leon Russell (qui connaîtra son heure de gloire dans le Mad Dogs and Englishmen, groupe de la tournée américaine de Joe Cocker, et comme mentor du duo matrimonial Delaney & Bonnie).

Ce dernier lui conseille de transporter pénates et talents à Los Angeles : J.J. Cale y fait, en compagnie du bassiste Carl Radle (futur Derek & the Dominos), jusqu'en 1969, l'apprentissage de la vie de studio (il devient ingénieur du son pour le chanteur de variétés Pat Boone, initié par le sorcier des consoles Snuff Garrett) et de musicien de séance. Il intègre alors brièvement Leathercoated Minds, groupe exclusivement de studio, spécialisé en 1967 dans les reprises à dominante psychédélique (Donovan, Bob Dylan, The Byrds ou The Yardbirds). Leur seul album (A Trip Down the Sunset Trip - on avait une belle photo, il fallait un disque qui aille avec) inclut néanmoins quelques premières chansons de J.J. Cale, vraisemblablement secondé, bien que de manière anonyme, par les claviers de Leon Russell. En guise de récréation, notre cow-boy enregistre quelques singles, dont un certain « After Midnight » (1965).

Tout doucement

De retour à Tulsa, il apprend qu'en 1970, Eric Clapton a jeté une oreille sur sa chanson fétiche et l'a enregistrée (tube classé au Top 10 américain) : cela l'encourage à s'installer à Nashville. Il est engagé comme guitariste de session dans la grand-messe country du Grand Ole Opry et y fait la rencontre du producteur Audie Ashworth, qui devient - et restera - son alter ego durant la plus grande partie de sa carrière.

Son premier album (Naturally, le bien nommé) comprend une nouvelle version d'« After Midnight » et est édité par Shelter (« Refuge »), label de Leon Russell. Dès ce coup d'essai, J.J. Cale utilise sur certaines chansons (« Crazy Mama ») la rythmique d'une batterie électronique. Le Tulsa sound (chant marmonné et guitares obstinées, ambiance laid back à tous les étages du jazz et de la country) est né... et l'artiste peut enfin échanger sa modeste Harmony contre une Les Paul Stratocaster (mais il lui arrive dans les années 2000 de jouer sur Martin, Ovation ou même Gibson).

Naturally sanctionne en fait une façon d'agir qu'adoptera le chanteur des années durant : son manager vient voir J.J. Cale et lui indique : il faut enregistrer un nouvel album. Le chanteur répond : qu'est-ce qui n'allait pas avec le précédent ? Et se met au travail.

En 1973, ce sont pourtant pas moins de deux albums (Really et Okie) qui sont proposés à six mois d'intervalle.

Tout, tout doucement

C'est avec les royalties du seul tube de sa carrière (« Crazy Mama », encore) que J.J. Cale et Audie Ashworth créent un studio où seront gravés la plupart de leurs disques communs, équipé de la console sur laquelle George Harrison enregistre son chef d'oeuvre, All Things Must Pass (1971).

En 1976, Troubadour est le premier album de J.J. Cale à se classer dans les charts britanniques, bien sûr entraîné par « Cocaine », et la version qu'en a donnée Eric Clapton.

On rit beaucoup en 1979, puisque le cinquième album de J.J. Cale s'intitule... 5. En tout état de cause, et pas plus que pour ses prédécesseurs, le chanteur n'accepte la moindre promotion de l'enregistrement. Installé en Californie à partir de 1980, c'est en 1994 que J.J. Cale pose finalement ses valises dans la région d'Orange County, dans le sud de l'Etat. Mais, pour l'heure, il continue à sillonner le pays à bord de son mobile-home. Saisi de frénésie créative, Cale enregistre trois albums en trois ans : Shades (1981), Grashopper (1982), et #8 (1983).

Petite gâterie francophone en 1984 : l'Américain compose la musique de La Femme de mon pote, de Bertrand Blier, avec Thierry Lhermitte, Coluche, et Isabelle Huppert. En veine de passion cinématographique, il participe en 1986 à la musique du film 50/50, aux cotés de Peer Rabin, collaborateur de longue date du metteur en scène allemand Rainer Werner Fassbinder.

Il fait néanmoins une halte dans ses pérégrinations pour apporter en 1990 sa touche personnelle à l'album The Rhythm of the Saints de Paul Simon. La même année, il enregistre Travel-Log, qu'il compose et produit pratiquement seul, s'enhardissant même à une tournée de promotion.

C'est en 1992, et après avoir produit le Got Love if You Want It de John Hammond qu'il enregistre Number 10 (imagination toujours aussi débridée quant au choix des titres de disques), album pour lequel beaucoup de chansons sont laissées de côté.
La tournée conséquente de l'album Closer to You (1994) l'entraîne à Atlanta, au Canada, mais également à Londres, pour des concerts où il bénéficie d'un accueil plus que chaleureux de la part du public européen.

En 1997, l'album Guitar Man voit la participation de la chanteuse Christine Lakeland.

A son rythme

Au mois d'août 2000, Audie Ashworth décède brutalement, laissant en suspens un projet d'album en public, ainsi qu'une collection d'archives inédites. La gestion de la carrière de J.J. Cale sera reprise en main par la veuve de son ami. En 2001 est enfin édité l'album Live qu'Ashworth appelait de ses voeux.

En 2004, l'album To Tulsa and Back est mondialement salué, par les fans, le public et les critiques. En 2006, il enregistre avec Eric Clapton l'album de la reconnaissance : The Road to Escondido lui vaut en 2008 le Grammy Award (le cinquantième du genre) du meilleur album de blues contemporain.

Un quatorzième opus studio paraît en mars 2009 sur le label Rounder : Roll On. Ce sera le dernier car après une ultime participation du guitariste à l'album Old Sock de son admirateur Eric Clapton, J.J. Cale meurt après une crise cardiaque à l'hôpital de La Jolla (Californie). Il avait 74 ans.

Même si son répertoire a inspiré des personnalités aussi diverses que Santana, Freddie King, Bryan Ferry ou Bill Wyman, J.J. Cale a toujours choisi de rester dans une relative et rassurante pénombre (« Pour vivre heureux, vivons caché », dit le proverbe). Et même si son apparente nonchalance reste un trait déterminant, il n'en enregistre pas moins régulièrement depuis près de trente-cinq ans et se produit toujours sur scène avec le même plaisir apparent. Exemple pratiquement unique de la discrétion élevée à hauteur d'une discipline de vie, le chanteur n'a jamais perdu sa vie (ni son intégrité, son talent et son inspiration) à la gagner. Pour ce, il reste l'une des personnalités les plus attachantes, de ce qu'il ne peut que nommer sans esquisser une grimace, le show-business. Copyright 2014 Music Story Christian Larrède


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