Je pourrais probablement écrire sans discontinuer pendant des heures sur ce film, car c'est un de mes films fétiches, ceux que je regarde quand j'ai un coup de cafard. Et bien que connaissant la chute, à chaque fois l'émotion me submerge. Je suis plutôt bon public pour les films mélo, mais il y a tellement de vérité et de sens dans le message que nous adresse Robinson.
Il parle de nos rêves, et de ce qu'ils représentent. Ils sont ce que nous avons de plus précieux parce qu'il viennent du plus profond de nous, d'un territoire auquel personne d'autre ne peut accéder et que nous ne connaissons pas bien nous même. Il dit que si on n'y croit, si on y croit vraiment et sincèrement, alors tout est possibe. Même les choses les plus incroyables, les plus insensées, les plus magiques. Et c'est peut-être bien là le secret d'une vie réussie.
J'avoue bien volontiers que tout ceci sonne très cliché, un peu comme de la pseudo-psychologie à deux balles. Mais rapellez vous quand vous étiez enfant, les tours de magie des magiciens vous subjuguaient parce que vous y croyiez sincèrement. Depuis le charme s'est rompu, dissipé... Certains trouvent naïf de croire en ses rêves, d'autres y trouvent une force unique pour traverser la vie. Aux premiers, je ne peux que sugérer de regarder ce film en les assurant qu'ils y trouveront à tout le moins un bon divertissement. Quant aux seconds, ils seront sans doute touchés par la magie, la pureté, le sens, l'authenticité de cette émotion indéfinissable. Même si le décor du film est celui du base ball - choix fait à l'évidence pour le public américain - le message distillé est universel et intemporel.
Kevin Costner donne une extraordinaire prestation. Le personnage de Ray Kinsella lui colle vraiment à la peau, on pourrait croire qu'il joue sa propre vie tant son naturel crève l'écran. Burt Lancaster est d'un rafinement exquis et habituel.
Il n'y a pas d'effet spéciaux ou de rebondissements rocambolesques. Juste une belle, une très belle histoire, proche d'un conte de fée mais avec juste ce qu'il faut de vraisemblance pour vouloir y croire. A savourer en paix, tranquille et serein, autant de fois que nécessaire...