undrgrnd Cliquez ici Livres Cahier de vacances nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici Cliquez ici Acheter Fire Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo

Commentaires client

4,8 sur 5 étoiles4
4,8 sur 5 étoiles
5 étoiles
3
4 étoiles
1
3 étoiles
0
2 étoiles
0
1 étoile
0
Format: Relié|Modifier
Prix:29,00 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium

Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article
Partagez votre opinion avec les autres clients

Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

Les éditions Phébus ont contribué à remettre en avant Jack London ces dernières années, en traduisant certains inédits - le dernier en date : La Fille de la nuit, suivi de Courage à la hollandaise - et en retraduisant les titres les plus connus. Il était donc logique ce soit eux qui publient en France le livre de photographies de London, sorti l'année dernière dans les pays anglophones : Jack London, Photographer.

C'est peu dire que l'on ne se doutait pas de l'ampleur de la production du Jack London photographe. Certes, on n'ignorait pas qu'il prenait des photographies, que certaines avaient accompagné le texte dans deux ou trois de ses ouvrages (essentiellement Le Peuple d'en bas) et que d'autres avaient été publiées dans la presse quotidienne et magazine. Mais de là à savoir qu'il aurait pris près de 12 000 clichés, autant dire qu'on en était loin.

London n'a pas inventé ce qui est vite devenu une pratique américaine, celle de la photographie documentaire s'alliant à des textes écrits, le tout avec une visée de réforme sociale. Il existait même déjà une grande figure, Jacob Riis, qui dans How the Other Half Lives: Studies Among the Tenements of New York (1890) sollicitait la photographie afin de renforcer son propos dénonciateur et son plaidoyer pour une modification en profondeur des conditions de vie et d'habitation des populations laborieuses à New York. Si avec "Le Peuple d'en bas" (1903), Jack London semble aller faire la même chose à Londres que ce que Riis avait fait pour New York, il apparaît pourtant assez vite que le romancier qu'il est se nourrit bien plus de ce qu'il a vu pour raconter et donner à voir. S'il n'évite pas toujours le prêchi-prêcha, London n'a pas la même volonté sociologisante et moralisatrice que Riis, et cela transparaît tout autant dans ses textes que dans ses photographies (qu'il appelait des "documents humains").

Dans son introduction, Philip Adam (responsable des tirages présentés ici) note : "London était un homme plein de curiosité qui se vouait à l'observation critique : l'appareil photo était pour lui l'outil parfait. De 1900 à 1916, il réalisa plus de douze mille clichés, dans ses reportages aussi bien que lors de voyages privés. Son goût de la vie est légendaire. Avec le courage et la détermination d'un explorateur, il a affronté des défis dans toutes sortes d'environnements et de conditions, sans jamais cesser de photographier. Son envie de raconter aussi par l'image l'a poussé à découvrir les potentialités de son appareil et à saisir toutes les occasions de s'en servir. 'Le Peuple d'en bas' (1903) dévoile clairement la passion qui était la sienne, et son désir de témoigner par les mots et par la photo : 'Je suis descendu dans les bas-fonds avec le même état d'esprit que l'explorateur, bien décidé à ne croire que ce que je verrais par moi-même, plutôt que de m'en remettre aux récits de ceux qui n'avaient pas été témoins de ce qu'ils rapportaient et de ceux qui m'avaient précédé dans mes recherches'."

Au menu de ce très beau livre de 280 pages, parfaitement mis en page, 6 reportages photographiques représentatifs des intérêts de London et de ce qu'il a pu capter pendant ses voyages :
1 - Le Peuple d'en bas (1903), dans les rues de Londres, donc
2 - La guerre russo-japonaise (1904)
3 - Le tremblement de terre de San Francisco (1906)
4 - La croisière du Snark (1907-08), avec des photos prises à Hawaï et Tahiti, dans les îles Samoa et Salomon, etc.
5 - Le Voyage du Dirigo (1912)
6 - La révolution mexicaine (1914)

Selon ses propres intérêts, on préférera telle ou telle photographie bien sûr, mais aussi telle ou telle série. Parmi les plus impressionnantes, et parmi les plus abouties selon moi, je retiendrai d'une part les bâtiments en ruines à San Francisco, et de l'autre les magnifiques portraits (individuels ou en groupes) réalisés pendant la croisière du Snark. Mais rien de ce qui a été retenu ici n'est anodin ou d'un faible intérêt. Même d'une moindre qualité technique - cela arrive de temps à autre - les tirages ont été retenus pour une raison que l'on n'a aucune peine à comprendre. Non seulement pour la qualité intrinsèque de la plupart des photos, mais aussi pour ce qu'elles apportent pour la connaissance de la personne et de l'oeuvre de Jack London.

Quant à l'ouvrage lui-même, il est patent qu'il est excellemment réalisé. Les conditions dans lesquelles les photos ont été sorties de leur oubli et exploitées sont fort bien expliquées, de même que la pratique de la photographie par London. Chaque série est contextualisée, et surtout chaque photo est parfaitement légendée. De plus, la plupart d'entre elles sont assorties d'une citation extraite soit d'un ouvrage de London, soit d'un de ses articles ou de sa correspondance. Si l'on ajoute à cela que les reproductions sont de très bonne qualité et que la traduction est dans l'ensemble à la hauteur, on comprendra que l'on tient là une grande réussite éditoriale. Si l'on préfère le texte directement en anglais, on peut se procurer l'édition américaine mise en lien plus haut évidemment, mais il faut bien avouer que Phébus a fourni un travail considérable pour que l'édition française soit d'une qualité au moins égale, sinon supérieure. Qu'ils en soient remerciés.
0Commentaire|9 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 25 février 2012
Ce livre est pour moi un choc. Pourquoi? Premièrement je suis saisi par la qualité générale des clichés. Ces photos qui ont pratiquement 110 ans, prise à une époque où les gens n'avaient pas la même idée que l'on a actuellement d'être pris en photo c'est tout simplement émouvant.
Bien entendu avec London on ne fait pas de l'art pour faire de l'art, il s'agit de saisir la réalité dans sa pure authenticité. Ces clichés sont superbement composés et réalisés, plus encore ils mettent tout simplement en image les textes du grand Jack.
Et c'est là que je demeure presque sous le choc. La série de photo sur le Londres d'en bas met en relief le livre. Il est saisissant de relire le texte, accompagnant une photo de manière si adéquate. Qu'est-ce qui est premier la photo ou le texte? Il n'y pas de réponse à donner, seul le témoignage compte. Que d'émotions de voir en images ces personnages qui avaient été décrits de manière si dure dans le texte. Monde si sombre que j'en avais presque suspecté London d'en rajouter au crayon noir. Et non, les photos sont là telles un témoin visuel qui montre malheureusement toute la précision du regard de Jack London.
Chaque thématique apporte un regard différent. QUe ce soit la campagne japonaise contre les russes, qui préfigure clairement toute la difficulté de la campagne du pacifique lors de la seconde guerre mondiale, que ce soit les photos du Londres industrialisé ou encore le tremblement de terre à San Francisco qui nous met face à la vacuité du monde extérieur si fragile. J'ai la grande chance d'avoir encore la moitié du livre à aller contempler.
Si bien entendu le prix du livre n'est pas négligeable je le trouve parfaitement justifié. Sans le rattachement au nom de Jack London les photos ont en elles-mêmes complètement droit de citer parmi les clichés marquant de l'histoire de la photographie. Le travail sur le texte et la possibilité de partager le regard de l'auteur n'a pas de pris. De plus il est toujours très agréable de voir ça et là des clichés de Jack London lui-même. Quand je vois les regards des jeunes londoniens, faisant moi-même de la photo, je serais très curieux de voir les quelques secondes précédents le déclenchement, quel lien il pouvait nouer avec eux. Salut à toi le gros bras à la cigarette
0Commentaire|3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 20 janvier 2012
Son intérêt réside dans la vision qu'il donne du monde et de l'époque dans lesquels vivaient Jack London.
Il serait parfait à un coût sensiblement moindre.
0Commentaire|2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 13 février 2016
SUPERBE OUVRAGE , L'AUTEUR EST PLUS CONNU COMME ÉCRIVAIN QUE COMME PHOTOGRAPHE
A DÉCOUVRIR , BELLE AMBIANCE DE L'AMÉRIQUE DU 19 E SIÉCLE
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles

4,95 €
8,10 €
7,50 €

Liens Sponsorisés

  (De quoi s'agit-il?)