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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Démasqué?,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Jack l'éventreur démasqué : L'enquête définitive (Poche)
Une thèse de plus, pas moins honteuse que la plupart des thèses (et surtout moins grotesque que celle de l'indigeste livre de Patricia Cornwell, prétentieux et auto-suffisant) et qui se révèle assez séduisante. Après le complot royal qui a fait long feu, voici le complot policier contre Sir Charles Warren par un collègue éconduit!Il existe de nombreux suspects, certains étant réellement intéressants et plausibles. Ce policier figure à peine dans les suspects potentiels sur la page wikipedia anglaise! Il suffit d'aller voir sur le nom de Melville MacNaghten pour trouver deux petites lignes concernant ce livre et sa théorie. Ce livre va donc à contre-courant des idées des ripperologues (ce qui en soi apporte une bouffée d'air frais) et sa documentation fournie semble étayer la cause de l'auteur mais il suffit d'un élément pour me voir tiquer : Macnaghten chassait le chacal lorsqu'il était en poste aux Indes et appelait l'animal "the jack". Après tout, chacal se traduit jackal en anglais mais le lien est si mince que ça décridibilise l'ensemble. Pourtant très bien construit, se lisant de bon coeur avec l'envie de connaître la "vérité" de l'auteur, ce livre va fournir un nouveau suspect séduisant avec une thèse pas moins idiote qu'une autre, la vengeance contre Sir Warren et l'arrêt des meurtres dès sa disgrâce auprès du gouvernement et sa chute du Yard. C'est un livre à lire parce que pour tout amateur de Jack, il ne faut nier aucune piste et en plus, la lecture est réellement sympathique. Ensuite, la théorie de Sophie Herfort est à prendre avec des pincettes, comme toutes les théories entourant la série de meurtres à Whitechapel. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
11 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Une thèse crédible à la cohérence implacable,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Jack l'éventreur démasqué : L'enquête définitive (Poche)
En 1988, une mini-série signée David Wickes, affichant des prétentions documentaires irréfutables, revendiquait la solution de l''une des énigmes criminelles les plus déroutantes de l''histoire. L''inspecteur Frederik Abberline, incarné par Michael Caine, avait démasqué Jack l''Éventreur, le tueur en série qui avait sauvagement assassiné cinq prostituées pendant l''automne 1888 à Whitechapel, un quartier misérable de Londres. Le coupable était nul autre que Sir William Gull, médecin de la reine Victoria, assisté d''un cocher qui attirait les victimes dans une berline royale où le monstre, en toute quiétude, les égorgeait avant de les éventrer.Hypothèse audacieuse, spectaculaire, invraisemblable. Parmi l''amoncellement de témoignages sur cette sinistre affaire, aucun signalement de berline royale, pour le moins voyante, n'a été consigné. Gull, à l''époque, était un vieillard paralysé du côté gauche alors que l''on prétendait le tueur gaucher. Annie Chapman, deuxième victime, avait par ailleurs été découverte dans une cour arrière et les éclaboussures de sang trouvées sur place correspondaient aux lacérations pratiquées par son assaillant. Oubliez la berline. Trois semaines plus tard, le meurtrier avait été interrompu par un passant lors du meurtre de la troisième victime, Elizabeth Stride, et n'avait pu l''éventrer. Dans une berline, pas d''empêchement possible. Enfin, la dernière proie, Mary Jane Kelly, victime du pire carnage, avait été agressée chez elle. Parmi les plus récentes théories sur la tuerie des cinq victimes alléguées, passons rapidement sur le film « From Hell », avec Johnny Depp, qui reprend la thèse farfelue d''un complot royal, cent fois ridiculisée. Par ailleurs, un très contesté journal de Jack l''Éventreur, découvert dans des circonstances nébuleuses en 1991, désigne un respectable marchand de coton de Liverpool. Tout aussi bancale demeure la thèse de Patricia Cornwell, auteure de romans policiers, qui accuse le peintre Walter Sickert sur la foi d''identifications aléatoires d''ADN et de tableaux « incriminants ». À la suite de ce fatras de solutions à gogo, le dernier essai en date, intitulé « Jack l''Éventreur démasqué », signé Sophie Herfort et paru aux éditions Points, apporte un éclairage inédit et troublant. Voilà une thèse qui, à défaut de faire incontestablement la lumière sur ce mystère vieux de 120 ans, présente enfin une théorie vraisemblable, appuyée par une documentation considérable et vérifiable. Trois jours avant le premier meurtre, un nommé Melville Macnaughten, « pistonné » par un ami influent en vue d''un poste de prestige à Scotland Yard, se voit éconduit grossièrement par le préfet de police, Sir Charles Warren. Ancien chasseur aux Indes et doté de connaissances en taxidermie, l''homme évincé détournera ses compétences vers Mary Ann Nichols, sa première victime. Son but, selon l''auteure : entreprendre une série de meurtres crapuleux insolubles qui forceront la démission de l''homme qui l'a humilié. De fait, les meurtres cesseront après le départ de Warren, demandé par la reine. Après avoir vaincu son ennemi, Macnaughten, qui entreprendra une brillante carrière de 22 ans au Yard, avouera dans sa correspondance connaître l''identité du tueur, mais avoir brûlé toutes les preuves. Pourquoi avoir renoncé au prestige de solutionner l''énigme brûlante du 19e siècle ? Herfort cite des hauts fonctionnaires du Yard qui ont admis à l''époque avoir observé sur l''affaire un devoir de réserve afin de préserver leur institution, l''un d'eux allant jusqu'à parler d''une « patate chaude ». Une solution définitive, celle de Mme Herfort ? Peut-être pas, mais sans conteste la plus crédible et la mieux documentée à ce jour. Olivier Kaestlé Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Une théorie de plus...,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Jack l'éventreur démasqué : L'enquête définitive (Poche)
D'août à novembre 1888, un nouveau type de criminel frappe dans les rues de Londres en assassinant 5 prostituées dans des conditions atroces. Jamais démasqué, l'assassin restera connu sous le nom de "Jack l'Eventreur" ainsi qu'il se nomme lui-même dans une lettre envoyée à la police londonienne, dont on suppose qu'elle est de sa main (la précision étant de taille). Depuis plus d'un siècle, une littérature considérable tente de déterminer l'identité du mystérieux tueur. Cet ouvrage s'inscrit donc dans une longue tradition. Sophie Herfort, professeur de français, licenciée de philosophie, formée à la psychopédagogie et à la neuropsychatrie, se fait fort dans son livre de nous révéler, enfin, l'identité de l'assassin connu sous le nom de Jack l'Eventreur.J'ai eu envie de lire sur le sujet après avoir revu le téléfilm de 1988, Jack l'Eventreur (réalisé par David Wickes) , avec Michael Caine dans le rôle de l'inspecteur Abberline, et qui reprend la thèse classique du médecin fou, en l'occurence William Gull, chirurgien royal. Pure coïncidence, c'est ce même téléfilm qui a suscité la passion de l'auteur (elle précise d'ailleurs qu'elle l'a vu à 11 ans, ce qui semble bien jeune : personnellement je ne l'aurais pas laissé regarder à un enfant de cet âge-là). Depuis lors, elle a exploré le sujet, pendant une vingtaine d'années. La thèse de Sophie Herfort est intéressante à plusieurs niveaux. Pour moi, le plus intéressant, c'est que son hypothèse fournit une bonne explication à l'arrêt des meurtres, après la cinquième victime. Cependant ce n'est qu'une explication possible. Ensuite, en cherchant du côté de la police, elle met en lumière certaines évidences qui évitent de tomber dans la théorie du complot, tout en expliquant certains faits saillants des meurtres. Malheureusement, la piste abordée et le livre lui-même souffrent de plusieurs défauts rédhibitoires. D'abord, Sophie Herfort expédie en quelques pages l'environnement et le contexte de l'apparition de Jack l'Eventreur. C'est fort dommage car il y a beaucoup à dire, sur Londres, sur l'East End, sur la société londonienne et ses évolutions, ou bien encore sur les forces de police. Il aurait peut-être mieux valu consacrer bien plus de pages à cela qu'à celles de la présentation détaillée des meurtres -nécessaire, mais peut-être pas à ce point-, où d'ailleurs seulement 3 assassinats sur 5 sont localisés par des cartes (alors qu'on en retrouve une avec tous en fin d'ouvrage). Autre absence : Sophie Herfort ne réalise pas l'historiographie de l'enquête, ce qui est dommage. Cela aurait permis d'écarter les pistes farfelues -qu'elle mentionne au fil du livre-, de conforter sa propre théorie, tout en montrant les directions qui avaient été privilégiées, sans parler éventuellement des productions littéraires, artistiques, cinématographiques, etc. C'est regrettable car sa bibliographie indique plusieurs ouvrages qui auraient pu lui servir dans ce but. Ensuite, la théorie de Sophie Herfort ne repose que sur un faisceau de suppositions sans aucune preuve concrète. Les éléments avancés proviennent surtout des mémoires du supposé meurtrier -qui a vécu encore longtemps après les faits-, de correspondances, mais on ne découvre aucune preuve tangible impliquant directement le personnage, par ailleurs bien connu pour avoir écrit un rapport de police qui proposait des coupables possibles -rapport que démonte l'auteur. Et c'est là que le bât blesse... car l'hypothèse est séduisante, mais il n'y a rien de concret pour l'appuyer vraiment. On peut l'estimer plausible, mais au même titre qu'une autre. Pour convaincre, Sophie Herfort multiplie les citations, mais en soi, cela constitue-t-il une preuve ? A chacun de décider. Le livre est illustré par deux ensembles photos, en plus des cartes déjà mentionnées. Il faut noter cependant qu'il y a beaucoup de pages de titres ou à moitié remplies : les 300 pages s'avalent donc relativement vite, et auraient gagné, comme je l'ai déjà dit, à être plus remplies. Au final, on pourrait s'interroger : cette course à l'identification de Jack l'Eventreur n'est-elle pas vaine, une sorte de rocher de Sisyphe en somme ? La police n'a rien trouvé à l'époque, et depuis, des enquêteurs en herbe tentent régulièrement de faire mieux. Cependant, il est peut-être plus intéressant de savoir ce que l'affaire de Jack l'Eventreur nous apprend sur la société anglaise de son temps plutôt que de courir après un fantôme, qui le restera sans doute à jamais. De ce côté-là, Jack the Ripper a probablement gagné... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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