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Après une extraordinaire carrière dans le disque et sur scène qui s'étend de 1954 à 1967, suivi d'expériences variées dans la comédie musicale (
L'Homme de la Mancha en 1968-1969), le cinéma (chansons pour
La Bande à Bonnot en 1968,
Tintin et le temple du soleil en 1969 ; réalisation de
Franz en 1972 ; rôle dans
L'aventure, c'est l'aventure en 1972 également), Jacques Brel décide de réenregistrer ses premiers succès Philips chez Barclay. Avec la collaboration de son pianiste Gérard Jouannest (devenu plus tard le compagnon de Gréco), des arrangements de François Rauber (son fidèle complice), du preneur de son Barclay Gérhard Lehner assisté du jeune Mike Lanaro à la console (bien avant qu'il ne pilote celles de Bruel, Hallyday ou Foly), Brel rechante ses standards : "Ne me quitte pas", "Les Flamandes", "Quand on n'a que l'amour", "La Valse à mille temps"... et aussi quelques titres moins connus ("Je ne sais pas", "Le Prochain Amour"... ). On retrouve ici onze titres sur les deux douzaines de nouvelles versions. Ces enregistrements seront à la sortie, en 1972-1973, vendus sous la forme d'un album, mais aussi d'une collection de deux douzaines de 45 tours.
--A.B.
Critique
Le dernier renouvellement de contrat entre Jacques Brel et Barclay a eu lieu le 3 mars 1971 pour une durée de 33 ans. Le chanteur réenregistre alors plusieurs titres de l'époque Philipps, dans de nouveux arrangements. Ce disque, sorti en 1972, constitue donc une sorte de « best-of » des premières années de carrière du chanteur.
S'il faut saluer le travail d'orchestration réalisé par François Rauber et si sur cet album quelques-uns des titres présentés son passés à la postérité (notamment le superbe
« Ne me quitte pas »), malgré la voix déjà bien altérée par le tabac du chanteur, ces nouveaux enregistrements n'apportent pas grand chose. Excepté pour l'aspect documentaire donc, cet album n'est donc pas indispensable.
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