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Lorsqu'il était jeune homme, Paul-Robert Thomas voulait devenir chanteur. Il s'essayait à la guitare, taquinait la muse, affûtait la plume. Le destin en décide parfois autrement. Il est devenu médecin. Jeune, Paul-Robert Thomas avait une idole dont il connaissait toutes les chansons, un Belge bondissant, un poète au cœur en charpie, Jacques Brel. Jeune, Jacques Brel avait une passion, un désir, une fixation : devenir médecin. Le hasard, mais est-ce vraiment du hasard à ce stade de coïncidences, fait bien les choses. Ces deux hommes, jumeaux croisés et inconnus l'un de l'autre se sont retrouvés à Tahiti et sont devenus les meilleurs amis du monde. Recueil de souvenirs, somme des mots envolés dans la nuit, Paul-Robert Thomas raconte dans Jacques Brel. J'attends la nuit, le rituel sacralisé de leurs soirées aux discussions enflammées et passionnées. Un Jacques Brel intime, brûlant de vie quand il se sait gravement malade mais ressuscité par-delà la mort grâce au souvenir de son ami Paul-Robert Thomas. Un livre vibrant. --Denis Gombert
Platine
Si certains souvenirs d'anonymes ayant croisé ponctuellement des stars restent souvent d'un intérêt moyen en matière d'édition, ceux-là, non seulement sont bien écrits, mais, de plus, ils permettent un éclairage nouveau sur le grand Jacques. 1976 : Paul-Robert vit à Tahiti, sur le lagon... Installé aux Marquises, Jacques se rend souvent à Papeete pour son brevet de pilote d'avion. Les deux hommes se lient d'amitié et Jacques séjourne chez Paul-Robert durant de nombreuses semaines. Les soirées sont propices aux confidences. L'auteur, conscient de sa chance, prend des notes, souvent avant d'aller se coucher. Voilà pourquoi 25 ans après, les souvenirs sont si précis (mais non datés). Le livret photos en revanche est pauvre : on y découvre quelques clichés flous de Brel (l'auteur ne devait pas être photographe) et une photo du passage d'Henri Salvador et de l'imprésario Charley Marouani dans l'île vers 1976/1977. À lire absolument.