Jacques Ibert est né à Paris en 1890. Il étudia au Conservatoire de Paris de 1910 à 1914 avec Emile Pessard (1843-1917), André Gedalge (1856-1926) et Paul Vidal (1863-1931), et, après la guerre, remporta le Prix de Rome en 1919. Il fut directeur de l'Académie de France à Rome (villa Médicis) de 1937 à 1940 et de 1946 à 1960. Sans quitter ses fonctions à Rome, il fut appelé en 1955 à prendre la charge d'administrateur de la Réunion des théâtres lyriques nationaux. Toutefois, à cause de sa santé fragile, de la lourdeur de la tâche et des attaques dont il faisait l'objet, il se retira dès 1956. Il mourut à Paris en 1962.
Parmi ses œuvres majeures, on peut noter « Escales » (1922), « Jeux » (1923) et « Paris » (1930) pour orchestre, un Concerto pour violoncelle et instruments à vent (1925), un Concerto pour flûte (1934), un Concertino da camera pour saxophone et onze instruments (1936), une Symphonie concertante pour hautbois et orchestre (1949), un « Divertissement » pour orchestre de chambre (1931), un Capriccio pour dix instruments (1938), un Quatuor à cordes (1942), un Trio pour violon, violoncelle et harpe (1944), deux Ballet, « Diane de Poitiers » (1934) et « Le Chevalier errant » (1935), sept Opéras, dont L'Aiglon (1937) et « Les Petites Cardinal » (1938) en collaboration avec Arthur Honegger (1892-1955), et « Barbe-Bleue » (1943), des Mélodies, dont les « Chansons de Don Quichotte » pour baryton (1932), et plusieurs musiques de film.