Début 1983, Robin Davis sort ce qui sera sans doute son meilleur film dans sa courte carrière de cinéaste : seulement 6 films pour le cinéma de 1974 à 1989...
SYNOPSIS : Hélène, pauvresse enceinte de huit mois est abandonnée par son ami Frank, une ordure de la pire espèce. Dans un train, elle fait la rencontre d'un jeune couple, Bertrand Meyrand et sa femme Patricia à laquelle elle ressemble étrangement. Ils vont rejoindre leur riche famille près de Bordeaux... Mais le train déraille et le couple est tué dans l'accident. Suite à une méprise due au choc de la disparition, Hélène se retrouve dans la famille Meyrand qui est persuadée qu'il s'agit de Patricia et l'héberge avec chaleur.. Elle découvre l'amour et la bonté qu'elle n'a jamais connue, jusqu'au jour où...
Ce film poignant, renoue ouvertement avec la tradition des grands mélodrames romanesques... jolies musiques, soleils couchants, baisers fougueux et grands sentiments. Visiblement très inspiré, le cinéaste témoigne d'un savoir faire, d'une audace et d'une sensibilité étonnante. D'abord, parce-que pour la première fois depuis longtemps, Nathalie Baye était de presque tous les plans. On ne s'en plaindra pas car belle comme jamais, elle trouve un rôle sublime dont rêvent toutes les actrices et qu'elle y est admirable... se retrouvant dans la peau d'un personnage de série noire de l'un des écrivains les plus prestigieux (William Irish), mais transposé dans le Bordelais.
Autour d'elle, tous les comédiens sont impeccables... Madeleine Robinson et Guy Tréjean vont coûteront quelques Kleenex, Bohringer est toujours aussi bon en crapule pathétique et Francis Huster d'une incroyable justesse en fils responsable et héros de la famille.
Si le suspense est vite désamorcé, il laisse s'exprimer pleinement le lyrisme de la passion... Emotion garantie.