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"Ce fut une Apocalypse...", cette première phrase de l'essai d'Alexandre Adler sur les attentats du 11 septembre donne le ton. Peut-être n'est-ce pas la fin du monde, mais au moins est-il temps de prendre acte que ces événements marquent la fin d'un monde. Ces faits dramatiques nous apprennent que l'hégémonie américaine est terminée et que désormais l'Amérique, géant solitaire, a besoin de soutiens pour défendre les valeurs de la liberté et de la démocratie.
Adler, directeur de la rédaction au Courrier international, tente de décrypter le jeu complexe des relations entre les pays sur l'échiquier mondial depuis le 11 septembre 2001. Il a le mérite de chercher, derrière l'historicité des faits, les enjeux fondamentaux de ce nouvel ordre mondial. C'est d'ailleurs à cet instant que son analyse devient passionnante. En effet, que faire ? Pour les pays musulmans qui ne suivraient pas le terrorisme, apprendre à sortir des années de dictature militaire et de théocratie obscurantiste ; pour l'Amérique, "première démocratie capable d'exercer un pouvoir impérial", ne pas tomber dans le piège d'une guerre totale qui marquerait "la fin du processus de démocratisation du monde" et éteindrait le feu d'un idéal démocratique hérité des Lumières. Adler étudie point par point toutes ces options dans leur extension planétaire (le conflit israélo-palestinien, pakistano-indien, la guerre en Tchétchénie) et il pose la carte du nouvel ordre mondial des conflits géostratégiques.
On sait la difficulté pour un historien de penser le présent. Se définissant comme "un observateur engagé et perplexe", Alexandre Adler ose proposer dans son essai J'ai vu finir le monde ancien une véritable lecture historique du monde au lendemain des attentats du 11 septembre. --Denis Gombert
Adler, directeur de la rédaction au Courrier international, tente de décrypter le jeu complexe des relations entre les pays sur l'échiquier mondial depuis le 11 septembre 2001. Il a le mérite de chercher, derrière l'historicité des faits, les enjeux fondamentaux de ce nouvel ordre mondial. C'est d'ailleurs à cet instant que son analyse devient passionnante. En effet, que faire ? Pour les pays musulmans qui ne suivraient pas le terrorisme, apprendre à sortir des années de dictature militaire et de théocratie obscurantiste ; pour l'Amérique, "première démocratie capable d'exercer un pouvoir impérial", ne pas tomber dans le piège d'une guerre totale qui marquerait "la fin du processus de démocratisation du monde" et éteindrait le feu d'un idéal démocratique hérité des Lumières. Adler étudie point par point toutes ces options dans leur extension planétaire (le conflit israélo-palestinien, pakistano-indien, la guerre en Tchétchénie) et il pose la carte du nouvel ordre mondial des conflits géostratégiques.
On sait la difficulté pour un historien de penser le présent. Se définissant comme "un observateur engagé et perplexe", Alexandre Adler ose proposer dans son essai J'ai vu finir le monde ancien une véritable lecture historique du monde au lendemain des attentats du 11 septembre. --Denis Gombert
Présentation de l'éditeur
« Oui, ce fut bien une Apocalypse, au sens originaire de l'expression, une révélation de notre monde, que ce terrible spectacle du 11 septembre 2001. Mais comme toutes les révélations antérieures, la lumière qui s'en dégagea était bien trop crue, dans un premier temps, pour nous livrer autre chose qu'elle-même... La pénombre qui s'abattit sur Manhattan s'est aujourd'hui dissipée. L'émotion s'est estompée, comme les images d'un Wall Street dominateur soudain réduit en cendres. Mais sommes-nous plus lucides pour autant ? Les mois ont passé, et il faut maintenant essayer de penser ce nouveau monde. J'ai mêlé ici les intuitions et la connaissance. Le temps de l'hypothèse et le temps de l'Histoire. Je veux donner une boussole à ceux qui savent que la planète ne s'arrête pas aux frontières de l'hexagone, ni aux étroits parapets de la vieille Europe. » A. Adler Né en 1950, ancien élève de l'Ecole Normale supérieure de la rue d'Ulm, agrégé d'histoire, Alexandre Adler est éditorialiste associé au Monde et directeur éditorial de la rédaction de Courrier International.
