James Bond n'est-il pas le plus grand héros d'espionnage de tous les temps ? Qu'on aime ou pas, il est entré dans le mythe et ne semble pas prêt d'en sortir... Et l'un des aspects qui séduit le plus et donne une puissance exotique intense aux aventures du héros de Sa Majestée est le voyage. En ça, Octopussy force le respect ! Cuba, Allemagne de l'Ouest, Angleterre, URSS, Inde, Allemagne de l'Est... Rien que ça. Autre force exotique, la gente féminine... Et là aussi, on est servi !
A son retour de Cuba, où il menait une mission de routine, James Bond (le so british Roger Moore) a la désagréable surprise d'apprendre le meurtre de son collègue 009 en Allemagne. Avant de mourir, l'agent est parvenu à transmettre une réplique presque parfaite d'un oeuf de Fabergé. Pour James, il ne fait pas l'ombre d'un doute qu'une grosse arnaque du côté soviet se prépare, et le voilà parti sur la trace d'un prince afghan, Kamal Khan (le so french Louis Jourdan), qui, lors d'une vente aux enchères, a misé très lourd pour acquérir un oeuf de Fabergé. James, très perspicace, sent que le prince a de fourbes atouts, et le prend en chasse en Inde, prêt à en découdre dans une machination des plus complexes, liant ce prince afghan à un général soviétique, avide de pouvoir, et à une voleuse des plus raffinées, la très belle Octopussy (Maud Adams). Beaucoup d'ennemis et de bagarres en perspectives pour l'agent secret, qui devra puiser dans tout son flegme pour s'en sortir...
Mitige, mitige... D'un côté, on s'exalte devant la complexité de l'histoire (deux visionnages peuvent être utiles...) et les décors indiens somptueux ; de l'autre, on s'agace en endurant certaines scènes très pénibles (la chasse au James frôle le ridicule lorsque ce dernier, en plus d'être poursuivi par une armée de chasseurs sachant chasser, se fait agresser par des araignées, un tigre, un serpent, une sangsue, un crocodile...). Mais la délicieuse Maud Adams (déjà vue dans Goldfinger puis dans l'Homme Au Pistolet D'Or) et l'humour dévastateur de Roger Moore (quoique vieillissant) parviendront néanmoins à faire passer un moment très sympathique. Il faut admettre que John Glen, aux commandes de la réalisation, n'en est pas à son premier 007 (et encore moins à son dernier...).
Côté DVD, la restauration est impeccable, surtout au niveau sonore. Le grain de l'image est également magnifique, aspect indispensable à l'exotisme des aventures du héros britannique. Très maigre sur le plan des bonus (un commentaire audio du réalisateur John Glen un brin soporifique et un peu avare en infos...).