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5.0 étoiles sur 5
le roi des espions contre l'empereur de la coke, 21 janvier 2011
Timothy Dalton n'a tourné que deux James Bond. Faut-il le regretter ou s'en réjouir? Personnellement, j'aurais plutôt tendance à le regretter car, comme Lazenby en son temps, il sut offrir de 007 une interprétation sensible, humaine, psychologiquement étoffée, bref tri-dimensionnelle. Ce qui n'a rien d'étonnant, du reste, vu son pedigree shakespearien et son admiration pour Laurence Olivier. Mais, me dira-t-on, Bond réclame-t-il vraiment de la profondeur? N'est-il pas, fondamentalement, un personnage cartoonesque, une sorte de Superman qui aurait troqué son collant bleu et sa cape rouge pour un smoking de Savile Row? A quoi bon injecter dans son univers purement ludique une "intériorité" qui n'a rien à y faire? Eh bien, à cela je répondrai que sous la plume et dans l'esprit de Fleming, son créateur, 007 était bel et bien un personnage tri-dimensionnel, capable d'héroïsme, certes, mais foncièrement humain malgré tout, c'est-à-dire sujet au doute, à la souffrance, voire à la dépression nerveuse! Vouloir restituer cette dimension humaine de Bond à l'écran me paraît donc non seulement légitime, mais de surcroît souhaitable.
Après
Tuer n'est pas jouer, premier opus daltonien, qui avait initié, en 1987, le retour à un certain réalisme, il était donc intéressant de voir si Bond poursuivrait ici sa mue et jusqu'où irait la mue en question. Bien qu'il reprenne quelques éléments épars et encore non utilisés de l'oeuvre de Fleming, le scénario de "Permis de Tuer" est à 99% original. Après que Sanchez, un super-caïd de la drogue, ait estropié son ami Felix Leiter qui venait de se marier, 007, pour venger ce dernier, se lance dans une croisade solitaire contre ledit Sanchez... Ainsi pitché, le film paraît un peu simpliste, voire bourrin, pourtant le résultat à l'écran est d'une finesse inattendue. En effet, au lieu d'attaquer Sanchez frontalement, Bond va peu à peu s'infiltrer dans son empire et cultiver son amitié pour mieux le détruire de l'intérieur. Du coup, la relation entre 007 et son adversaire s'avère plus ambigue que d'ordinaire, plus complexe, moins prévisible. Bond y acquiert une certaine épaisseur psychologique et Sanchez y gagne en relief. Loin des mégalomanes extravagants à la Hugo Drax, c'est un Méchant crédible et nuancé, sûrement l'un des meilleurs de la série.
Pour le reste, tout ce qui fait le charme de la "franchise" est au rendez-vous: action, humour, exotisme, jolies filles, gadgets, M, Q, Moneypenny... Une absence, toutefois, se fait cruellement ressentir: celle du talentueux John Barry. La bande-son de Michael Kamen, qui le remplace ici, n'est en effet que moyennement convaincante... Quant au casting, eh bien, ma foi, il est à peu près irréprochable. Me paraissent particulièrement dignes d'éloges les prestations de Robert Davi, qui campe un Sanchez très inquiétant, d'Anthony Zerbe, glauque à souhait en comparse libidineux, et d'un petit jeunot qui a fait du chemin depuis, Benicio del Toro... J'avouerai aussi un petit faible pour la torride Talisa Soto dont les courbes sensuelles ne manquent jamais de me troubler... Bref, voilà un Bond qui tient la route et remplit plus qu'honorablement son cahier des charges... Moi, en tout cas, c'est toujours avec plaisir que je le revois...
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Un bon James Bond, 13 juin 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : James Bond, Permis de tuer (DVD)
Tourné en 1989 par John Glen, ce film est le deuxième et dernier James Bond avec Timothy Dalton qui s'en sortait fort bien. Il s'agit d'un épisode un peu particulier puisque James Bond se fait virer par son employeur et doit agir seul. C'est probablement aussi le plus américanisé des James Bond et on peut regretter cette quasi-absence de "British touch". Mais c'est aussi un James Bond qui introduit plus de détails personnels sur James Bond (référence au meurtre de sa femme dans "au service secret de sa majesté") et sur Félix Leiter. A signaler également le rôle de "Q" qui sort un peu des sentiers battus.
Bref, il s'agit d'un bon épisode de la série avec son lot d'actions et de romances et surtout une scène finale (avec les 4 camions-citernes) assez époustouflante. Pas le meilleur de la série mais dans la moitié supérieure.
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12 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
le permis de tuer, 17 février 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : James Bond, Permis de tuer (DVD)
C'est le premier 007 que j'ai vu et j'ai adoré. Le méchant(Sanchez) et son accolyte(Dario) ont un carisme énorme. De plus Dalton donne une dimension plus humaine a James bond car il n'a pas tout le temps le controle de la situation. De plus c'est la première fois où 007 agit de son propre chef et ca fait mal. Bref, Moi j'ai aimé et c'est ce qui compte.
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