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8 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
joshua écolo...,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : James Farm (CD)
Au fil des écoutes, une évidence: même si ce disque ne révolutionne pas le genre, il est, faut le reconnaître, assez réussi. Il pourrait devenir tout aussi important que Mood Swing, ce disque de jazz qui fit un carton au milieu des années 90... Ici, plusieurs écoutes ont été nécessaires pour en tirer la substantifique moelle, et ce n'est pas fini... Ce n'est peut-être pas un scoop, mais ce disque est idéal pour le farniente, les couleurs estivales, etc... Pas du tout prise de tête, il reste très accessible. Et pourtant, la qualité d'écriture est belle et bien au rendez-vous. Je l'avoue, lors des premières écoutes, je me me suis dis, "ah, voilà encore un disque de jazz se mêlant à la pop et au rock, le genre de "zique" qui passera très bien sur les ondes... Que nenni! "James Farm", c'est bien mieux que ça. Et deuxième évidence qui découle de la première: je suis de plus en plus convaincu que le jazz ne devrait pas être envisagé comme un genre seulement... Ou comme un produit fini... Ne serait-il pas plutôt une posture, un hasard? le fruit d'une rencontre, ou mieux, le fruit de plusieurs collisions, loin de tous ces modèles uniques, de toutes ces règles que l'on voudrait nous imposer? Car ici, sous ce sobriquet bizarre, aux consonances écolo ("James Farm") se joue une musique de toute beauté, et se cache (vous l'aurez deviné si vous connaissez MoodSwing...) un certain Joshua Redman, saxophoniste ténor de renom... (hélas, son père, Dewey Redman pour qui j'ai davantage d'affection, n'a jamais eu la reconnaissance publique ou la consécration dont a hérité le fiston... mais bon, ça, c'est une autre histoire...). Joshua produit quelque chose vraiment digne d'intérêt, un truc qu'il n'avait jamais fait auparavant: s'oublier. Passer au second plan. Ne pas être leadeur... "James Farm" n'est autre que le nom du groupe. Ni plus ni moins. Bref, pas d'égo par ici...Aux côtés du saxophoniste, on trouve le pianiste Aaron Parks (également aux claviers, Aaron possède un jeu très convaincant), Matt Penman (le contrebassiste qui joue régulièrement au sein du collectif de SF Jazz, ou encore aux côtés de Miguel Zenon, Robin Eubanks... il s'agit d'un contrebassiste possédant une assise incroyable), et enfin, Eric Harland à la batterie, l'un des maîtres sur son instrument. Bref, on peut ne pas être fan de ce musicien (je fais partie de ceux-là), je ne comprends pas pourquoi on devrait passer à côté de cette galette. Surtout qu'il est vraiment chouette de voir ce collectif nous proposer un jazz coupé du traditionalisme, ce que certains nostalgiques ne manqueront pas de relever. Car ici, au-delà des genres, c'est un chassé-croisé entre pop, rock, jazz et même électro... Reprenant la formule du quartette (sax, piano, contrebasse, batterie), Redman est à mille lieux des disques en quartette qu'il nous avait proposés jusque-là (après Mood Swing, trois disques assez "conservateurs", peu surprenants, voire un brin chiants: rappelons-nous, Timeless Tales (For Changing Times) le plus mauvais des trois, Beyond, peut-être son meilleur opus en quartette -avec MoodSwing-, mais franchement, ça ne cassait pas des briques, et enfin Passage of Time, un album assez médiocre...). Ici, "la ferme" nous propose une autre expérience (bien meilleure, finalement) où les saveurs se mélangent. Il suffit d'écouter "Polliwog", plage 2 et sa coda pour s'en convaincre). Il leur arrive de retourner aussi à un jazz bien achalandé, comme dans "Bijou" ou encore "Star-Crossed" qui rappellera un thème de MoodSwing (me souviens plus duquel). Il ravivera donc le plaisir de nos papilles auditives tout en stimulant la qualité de nos meilleurs souvenirs en terme de quartette tout acoustique (la ballade "Unravel"). Bref, on ne peut écouter ce disque superficiellement. La qualité des musiciens ne fait aucun doute. Seulement, pour moi, et c'est la raison pour laquelle je ne donnerai pas le maximum de voix à ce disque, la sonorité de Redman m'exaspère parfois. Sa facilité, si je puis dire (je n'ai rien contre la limpidité du jeu, bien au contraire - Getz, par exemple avait un jeu très limpide, mais c'était autre chose, les émotions étaient "autres", en tout cas plus grandes...). Toujours est-il que dans ce décor quasi naturel allant du mur végétal ("Chronos", une pièce dont la force dramaturgique est magnifiquement appuyée par le pianiste Aaron Parks) en passant par le mobilier boisé "Star Crossed", Redman nous propose de déguster de belles recettes pour l'été. Et comme vous allez l'entendre, c'est loin d'un jazz dit classique. Disons qu'il revient à ce qui l'avait fait connaître au début de sa carrière: le pop jazz... Mieux, il réussit à être pleinement lui-même... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
label fermier,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : James Farm (CD)
sous ce curieux pseudo nos les quatre valets de ferme offrent une musique mélodieuse qui ne se prend pas la tête et ne cherche ni à être savante ni purement commercialeune agréable heure à la ferme Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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