Virgil Thomson est né en 1896 à Kansas City, Missouri (USA). Il fit ses études à l'Université de Harvard, puis se fixa à Paris dans les années 1920, où il fut l'élève de Nadia Boulanger (1887-1979). Il retourna ensuite à New York, se lia d'amitié avec Aaron Copland (1900-1990), et fut critique musical du New York Herald-Tribune de 1940 à 1954 ; sa définition de la musique, « ce que font les musiciens », est restée célèbre. Il est mort à New York en 1989. Parmi ses oeuvres majeures, on peut citer des oeuvres pour piano, dont de nombreux « Portraits » ainsi que des « Etudes », deux Quatuors à cordes, un Concerto pour Violoncelle, un Concerto pour flûte, cordes, harpes et percussions, trois Symphonies, « Three Pictures » et « Eleven Portraits » pour orchestre, les musiques de ballet « Filling Station » et « Parson Weems and the Cherry Tree », trois Opéras, « Four Saints in Three Acts », « The Mother of Us All » et « Lord Byron », une Messe, des musique de film, dont la musique de « Macbeth » d'Orson Welles, ainsi que des Mélodies.
William Howard Schuman est né en 1910 dans le Bronx à New York (USA). William Schuman apprit le violon ainsi que le banjo dès l'enfance et, durant ses études secondaires, il forma un groupe musical « Billy Schuman and his Alamo Society Orchestra », qui jouait lors de mariages ou à l'occasion de Bar mitzvahs. En 1928, il entreprit des études de commerce à l'Université de New York, travaillant en même temps pour une agence de publicité. Le 4 avril 1930, Schuman assista à un concert au Carnegie Hall, où l'orchestre philharmonique de New York était dirigé par Arturo Toscanini. De cette expérience, Schuman dira plus tard : « Dès le lendemain, je décidai de devenir compositeur ». Il abandonna alors l'université et son travail pour se lancer dans les études musicales au conservatoire Malkin avec Charles Haubiel (1892-1978) et Max Persin puis, de 1933 à 1938, il fut l'élève de Roy Harris (1898-1979). De 1935 à 1945, il enseigna la composition au collège Sarah Lawrence et, en 1945, il fut nommé président de la Juilliard School, et fonda le Juilliard String Quartet. Il quitta l'institution en 1961 pour devenir le premier président du Lincoln Center de New York, une position qu'il occupa jusqu'en 1969. Il est mort en 1992 à New York, USA. Parmi ses oeuvres majeures, on peut noter « Voyage » et « Chester » pour piano, « Amaryllis » pour Trio à cordes, cinq Quatuors à cordes, « Dances » pour Quinette de cuivre et percussions, un Concerto pour piano, un Concerto pour violon, le « Concerto on Old English Rounds » pour alto, choeur féminin et orchestre, « A Song of Orpheus » pour violoncelle et orchestre, « To Thee Old Cause » pour hautbois et orchestre, « Three Colloquies » pour cor et orchestre, « Prayer in Time of War », « American Festival Overture » et « New England Triptych » pour orchestre, des « Variations on "America" » de Charles Ives, huit Symphonies, numérotées de 3 à 10, les deux premières ayant été reniées, deux Opéras, « The Mighty Casey » et « A Question of Taste », les musiques de ballet « Undertow » composée pour Antony Tudor, «Night Journey » et « Judith » composées pour Martha Graham, des oeuvres pour fanfare, dont le « George Washington Bridge », ainsi que des oeuvres chorales sur des textes de Walt Whitman, d'Archibald MacLeish, de Genevieve Taggard, de Langston Hughes, d'Edna St. Vincent Millay ou de Thomas Wolfe, ou bien encore les « Mail Order Madrigals » sur des textes tirés du catalogue Sears Roebuck de 1897.
William Pehrick Perry est né en 1930 à Elmira, New York (USA). Il fit ses études musicales à l'Université de Harvard, où il eut en particulier comme professeurs Walter Piston (1894-1976), Paul Hindemith (1895-1963) et Randall Thompson (1899-1984). William P. Perry a été pendant douze ans directeur musical et compositeur en résidence du Museum of Modern Art de New York, et il est l'un de ceux qui ont joué un rôle majeur dans le regain d'intérêt pour les films muets, pour lesquels il a composé de nombreuses partitions. Il est en outre un producteur très actif pour le chaine de télévision publique PBS, pour laquelle il a produit de nombreuses émissions consacrées à la poésie et des dramatiques tirées d'écrits de Mark Twain. Parmi les oeuvres qu'il a écrit à ce jour, on peut tout particulièrement noter un Concerto for trompette et orchestre (1986), « Summer Nocturne » pour flûte et orchestre (1988), les « Mark Twain Orchestral Suites » (1992), le « Jamestown Concerto » pour violoncelle et orchestre (2007), « Six Title Themes in Search of a Movie » (2008), ainsi que le « Gemini Concerto » pour violon, piano and orchestre (2009).
Le « Jamestown Concerto » pour violoncelle et orchestre de William P. Perry a été composé à l'occasion de la commémoration du quatre-centième anniversaire de la fondation de la première colonie permanente sur le sol de ce qui allait devenir les Etats-Unis, à Jamestown, Virginie. Il est en cinq mouvements : 1. London 1606. The Virginia Company ; 2. Settlements Along the River ; 3. The Long Winters ; 4. Pocahontas in London ; 5. Jamestown: Four Hundred Years On. Bien très très exigeant vis à vis de l'interprète, Perry cherche en priorité à mettre en valeur les qualités expressives et lyriques de l'instrument soliste et, de façon parfaitement intentionnelle, optimiste et décontractée, à atteindre la source de l'aventure et de la société américaines.