Jane Hunter voue une haine farouche aux vampires car ils ont tué sa famille, et sa haine fait d'elle la meilleure et la plus redoutable des tueuses de vampires, même que Buffy à côté c'est de la gnognotte.
Karl est un séduisant vampire qui cache de bien sombres secrets (brrr), et va contre toute attente faire instantanément tomber Jane sous son charme.
Shadow, vampire lui aussi, est l'ennemi juré de Jane, le prédateur ultime, redouté de ses pairs comme des humains, connu pour sa cruauté sans limite.
Leurs routes vont se croiser, et leurs destins s'entremêler... (Je le fais bien le résumé genre Harlequin/Les feux de l'amour, nan ?)
Rien, il n'y a rien à sauver dans Une passion malsaine. Ni l'intrigue, ni le style de l'auteur, ni les personnages, rien de rien.
Souvent je dis que je n'ai pas aimé un livre, là je vais me permettre de dire qu'il est mauvais. Très mauvais. Et si on en discutait IRL, j'utiliserai sûrement un langage plus fleuri.
D'abord l'intrigue. Une jeune femme qui est décrite comme dure, impitoyable, redoutée par tous les vampires. Et vierge (oui, ce détail a de l'importance). Au bout de 20 pages elle s'envoie en l'air avec un parfait inconnu, vampire de surcroît (elle arrive pas à les reconnaître ou bien ?!), lui offrant sa virginité sans se poser de question alors qu'elle y tenait plus que tout, et l'imaginant déjà comme étant le père de ses enfants. Pffiou, là déjà je me suis demandée où j'avais atterri. Mais c'est pas fini, Sharon Kena est pleine de surprises. Non contente de s'être abandonnée à un vampire, Jane réalise que ce dernier n'est autre que le terrifiant Shadow. Pas de bol quand même, elle cumule la pauvre Jane... Le terrifiant Shadow ressemble plutôt à un chaton en mal d'adoption, et la redoutable Jane tient davantage de la biche effrayée qu'autre chose. Pour meubler la vacuité de son propos, l'auteur nous inonde scènes de sexe, histoire de noircir quelques pages. Inutile de dire que ces scènes sont plates et sans intérêt. On va assister à « un je t'aime moi non plus cours après moi que je t'attrape » pénible, qui part dans tous les sens et ne va nulle part, avec des protagonistes insipides qui feraient bien d'entamer une thérapie et qui m'ont collé mal au crâne.
Voilà, ça c'est fait, histoire creuse et incohérente, personnages pathétiques, autant dire que tout cela ne m'a guère passionnée.
Ensuite, le style de l'auteur. Ce roman, écrit et publié par Sharon Kena herself a sans doute été relu et corrigé par ... Sharon Kena. Moins d'intervenants, moins de droits à partager je suppose. Eh bien c'est dans la même veine que le reste. Fautes d'orthographe, de grammaire, de conjugaison, concordance des temps non respectée et parfois hallucinante. Sans compter des problèmes de vocabulaire, de mots utilisés à la place d'autres (Sharon, sérieux, si tu hésites sur le sens d'un mot, ouvre un dictionnaire au lieu de l'employer au petit bonheur la chance...). Et puis un cruel manque de culture aussi, je vous laisse imaginer mon hilarité quand surgit un château médiéval, repaire de vampire bien entendu, alors que l'histoire se déroule... aux Etats-Unis !
Une passion malsaine est un flagrant manque de respect envers le lecteur. La seule chose que Sharon Kena a réellement réussi, c'est son plan marketing. Couvertures et résumés alléchants, communication maitrisée, avis positifs sur les sites spécialisés (bon, ok, en regardant bien on voit que c'est elle-même qui a laissé l'avis), offres découvertes, si bien que je me suis faite avoir et ai acheté le premier de tome de sept de ses séries (oui, la dame est prolixe en plus...).
Je vous entends déjà ricaner en m'imaginant me coltiner les six romans restants, et franchement c'est très vilain de se moquer !
Qui sait, les autres sont peut-être meilleurs ? De toute façon, je pense qu'on peut difficilement faire pire...