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Commentaires client les plus utiles
7 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile
1.0 étoiles sur 5
NUL,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Japan (Broché)
Grand fan de Berserk, j'ai acheté Japan les yeux fermés. Quelle déception ! Les personnages n'ont aucun charisme, l'histoire aurait pu être intéressante si elle avait le temps de se développer, mais ce one shot est beaucoup trop court pour pouvoir faire prendre la sauce.Bref on se retrouve avec un Mad Max mal ficelé et beaucoup trop condensé qui vous laissera sur votre faim. Et pour finir les dessins sont beaucoup moins bons que dans Berserk. Une déception sur toute la ligne. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5
Nationalypse Now,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Japan (Broché)
Grand Fan de Berserk de Kentario Miura j'attendais avec une certaine impatience ce One-Shoot co-signé avec Buronson, auteur éponyme de la saga Hokuto no Ken. Le resultat fut hélas décevant. Passons sur l'aspect graphique qui reste tout de même plus que correct avec un trait aisément reconnaissable et une atmosphère comme seul les graphismes de Miura pouvaient en donner.Ce qui pose problème dans l'histoire, c'est l'histoire elle-même. Si l'on est habitué à Berserk, on ne pourra s'empêcher de comparer les deux oeuvres ce qui hélas sera une erreur. Il faut prendre Japan comme un One-Shoot qui ne reprend de Miura que le trait car la déception sera là. Le héros principal aussi sympathique soit-il s'avère rapidement assez caricatural, une sorte de grande brute au coeur tendre mais à qui tout réussi et qui parvient à s'imposer en seulement quelques pages comme une sorte de messie-guerrier porteur d'espoir. Sa petite amie journaliste reste plutôt effacée avec un côté culcul la praline et malgré tout un zeste de sensualité qui la limite malgré tout hélas au rôle de fiancée du héros. Reste les lycéens, caricatures d'étudiants, qui ne jurent que par un jemenfoutisme et une arrogance énervants et qui au final se retrouvent complètement largués et obligé de suivre le héros, le frère de ce dernier assurant quand à lui une sorte de rôle de faire valoir qui malgré tout trouve réconfort dans les bras d'une des filles du groupe. Pas de grande révolution à ce niveau là mais n'allons pas comparer les héros du livre avec les personnages complètement cinglés auxquels Miura nous as habitués car après tout ce dernier n'assure que la partie graphique comme signalé précédemment. Ils sont bien plus proches du monde de Buronson avec des femmes belles, fragiles et pourtant dotées d'un courage inébranlable et accessoirement muses inspiratrices et trésor chéri d'hommes montés comme des camions et qui parlent plus avec les points qu'avec les langues. Ce qui dérange le plus dans cette oeuvre et fera sans doute débat auprès des fans, c'est le discours nationaliste qui en ressort. Le futur est dominé par les néo-Européens, ambassadeurs d'une forme de civilisation barbare et cruels esclavagistes. A côté de cela les Japonais apparaissent comme les pauvres forcenés désabusés, dénués de tout espoir, attendant peut-être au fond d'eux même qu'un sauveur débarque. Arrive alors notre héros Yakuza qui en deux coups de cuillère à pot nous ressort le manuel du parfait petit japonais à grand coups d'honneur et de respect façon "tu as commis une faute mais je te ne ferai point de mal car tu es de ma race". Je précise que le terme de "race" est employé ce qui, on devinera aisément pourquoi, donne une connotation dérangeante à l'oeuvre même si là encore on pourra reprocher à la traduction une certaine exagération (les lecteurs à l'aise avec la langue de Tezuka et consorts préfèreront sans doute se faire leur propre traduction). Au final, un grand appel à la liberté est lancé, conviant les âmes de ce monde à se rassembler sous la bannière triomphale et ensoleillée du Japon. Pour résumer: les Européens sont de parfaites ordures et les Japonnais n'aspirent qu'à la liberté, liberté que notre Héros se chargera de leur donner en s'improvisant parfait samouraï. Une histoire qui n'est pas sans rappeler celle de Moïse et qui donne à Japan une aura messianique dénaturée par cette espèce d'ultra-patriotisme de mauvais goût. La comparaison biblique est d'autant plus présente que le personnage principal qui tout en étant d'accord sur la question de rendre sa dignité aux japonais oppose sa méthode basée sur la violence à une caricature de Jésus qui se veut le chantre de la non-violence et du pacifisme (réminiscence de Hokuto no Ken dans lequel Raoh faisait de même). Malgré cela, l'auto-critique est présente : les premières pages mettent en garde le peuple Japonais contre son arrogance à la suite de quoi s'ensuit le cataclysme qui fait basculer ce dernier dans la déchéance la plus totale, la faute aux principaux problèmes qui parasitent la prospérité du pays actuellement à savoir le manque d'espace ainsi qu'une grave pénurie de matières premières. Enfin le peuple Japonais du roman est avant tout stigmatisée par des nations qui n'ont pas oublié son arrogance de l'avant-cataclysme ce qui là aussi constitue une autre forme de critique. Hélas plutôt que d'équilibrer les défauts et qualités de sa nation d'origine, Buronson préfère faire pencher la balance du côté des qualités, les défauts étant relégués tellement loin qu'on en oublie qu'il les a pointé du doigt. En faisant du peuple Japonais un peuple avant tout victime de son propre comportement et cherchant la rédemption dans la reconstruction d'une nation commune, Buronson aurait pu susciter l'intérêt et la compassion du lecteur mais en préférant en faire une nation martyr dont les erreurs du passé s'effacent face aux exactions néo-européennes qui en font des victimes innocentes et impuissantes, il enfonce le scénario dans les sinistres abîmes du patriotisme facile et de la dénonciation simpliste, les européens et leur longue tradition coloniale faisant office de bouc émissaires idéaux. Le Japon de Buronson doit oublier ses erreurs sans pour autant en tirer de leçons, le but étant de revenir au premier rang des nations de ce monde par la violence. Naturellement il y a à dire et à redire à ce sujet. Mais le traitement profondément maladroit, naïf et plus que caricatural quand il n'est pas franchement interpelant(le discours de fin et ses illustrations auraient fait rougir de fierté les officiers du Japon Impérial de la Seconde Guerre) ridiculise au final les grandes envolées du héros dans ses grands discours pour un monde meilleur. Il faut se souvenir des origines de Buronson, produit de la bulle Japonaise post-Hiroshima qui a grandit dans un Japon traumatisé par sa chute brutale et apocalyptique. Le ciment de la reconstruction du pays fut avant tout un patriotisme sur fond de "seconde chance de revenir parmi l'élite des nations" que l'éclatement de la bulle en 90 rendit caduque en lui substituant le doute et la désillusion. Sorti deux ans plus tard, Japan tentait clairement de ramener ses lecteurs vers un idéal national, à leur redonner confiance envers leur pays mais eux-même. Cependant aussi louable soit l'intention c'est son ficelage qui brise le tout : la comparaison Japon/Occident avec Rome et Carthage fait doucement rire quand on sait qu'historiquement Rome était loin d'être une nation opprimée et brisée au moment des guerres puniques et que c'est justement sa ténacité et son orgueil qui lui apporta la victoire alors que dans le roman le Japon est virtuellement détruit et sans espoir. C'est surtout cette xénophobie sous-jacente qui pose problème, l'Occident je l'ai souvent dit dans cette critique, jouant le rôle d'oppresseur idéal. On se retrouve donc avec une oeuvre passablement nationaliste, à la limite du propagandisme gratuit. Il faut donc aborder cette oeuvre sous l'angle de Buronson en évitant surtout de l'associer à son comparse, Kentaro Miura, uniquement responsable de la partie graphique, afin de mieux la cerner. En connaissant le passif de l'auteur on se rend mieux compte du fond de l'oeuvre. En tant qu'Occidental, cette oeuvre choquera automatiquement pour ses parti-pris faciles et démodés. Reste que le débat sera bien là et que de nombreuses questions se poseront : que dirait Buronson aujourd'hui si on lui faisait relire son opeuvre? Adhérerait-il toujours à son discours ou chercherait-il à le modérer? Comment aborder le débat en sachant qu'aussi bien l'Europe que le Japon se sont rendus coupables des pires exactions à l'égard de l'humanité? Japan est-il une oeuvre de propagande pro-japonaise à la faveur d'un scénario vaguement post-apocalyptique ou un simple délire exposant les peurs et les craintes d'un peuple et ses espoirs secrets? Difficile de dire aujourd'hui que Japan peut illustrer avec exactitude les relations Europe-Japon quand on sait que depuis sa date de parution la culture Japonaise est devenue en quelques années une tornade qui a déferlé tant sur l'Europe que les USA (la France notamment étant plutôt bien placée pour le savoir en tant que second pays consommateur de manga derrière...le Japon). Peut-être que Buronson n'avait pas prévu cet échange et cette acceptation (houleuse parfois) de la cyberculture Japonaise par cet Occident qu'il stigmatise dans cette oeuvre. Ce qui peut expliquer en partie sa sortie tardive (l'autre explication étant le succès croissant du Berserk de Miura)... Lire la suite › Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
1.0 étoiles sur 5
Dommage.,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Japan (Broché)
Est-ce que c'est le fait que berserk fete ses 4 ans de longues parutions chez glénat que ce dernier nous sort en meme temps que le volume 27 , 3 titres du meme auteur?Personnelement j'aurais mieux aimé 3 tomes de berserk d'un coup mais bon. Etant totalement fan de berserk,je m'attendais à plus de ce japan,récit unique d'une collaboration entre Buronson,pseudonyme du scénariste du manga "hokuto no ken" first of the north star,alias "ken le survivant",et du graphiste de berserk,Kentaro myiura. Résultat: japan... Un récit plat en scénario tout comme en dessin. On s'attendait à plus d'action,et un peu plus de violences aussi,c'est malheureux à dire. Ce n'est pas l'apocalypse annoncé comme l'annonçait glenat. A déconseiller sauf si vous etes vraiment fan de Kentaro miyura. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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