Après des albums aussi torturés que 'Seventeen Seconds', 'Faith' et 'Pornography', Robert Smith a décidé de gagner un peu d'argent et de nous faire danser par la même occasion. C'est réussi dans les deux cas.
En 1982/83, la New Wave était la musique branchée en Europe et The Cure le groupe culte sur lequel danser. De belles fêtes avec des corbeaux males et femelles, de l'apparat et du champagne, voici les ingrédients indispensables pour un jeune de cette époque dans la réussite de son weekend.
Les chansons de 'Japanese Whispers' comme 'The Walk' ou 'Let's Go To Bed' illustrent ces soirées new new. C'est ce qu'il faut retirer de cet album.
'Japanese Whispers' est le cliché du début des années 80, le moment de nostalgie des quadras des annnées 2000, celui qui leur rappelle leur jeunesse insouciante, leur rebellion douce, leurs premiers ébats.
C'est aussi, heureusement, la preuve que DANCE et NEW WAVE ne sont pas l'exclusivité des groupes markétés par les maisons de disque. Robert Smith et ses pairs se sont bien amusés à sortir tous ses titres. Les réunir dans un album fut une stratégie payante.
L'année suivante, en 1984, sortait 'The Top' retour à la musique dépressive.