Description
L'Express.fr, par Marion Festraëts, publié le 30/03/2009.
En France, on n'aime pas assez le dessin. On le vit comme un mal nécessaire, une étape transitoire, un brouillon d'art. Au contraire, le Japon aime le trait. La vie intuitive et fugace qui se colle au papier d'un coup de crayon, de pinceau ou de plume. L'absence de sérieux, sinon de gravité, qui préside au geste du dessinateur. Même quand il peint, Guibert dessine. Livre de croquis, carnet de voyage, collage d'impressions pour un drôle de pays, ce Japonais parle autant du Japon que de son auteur. La vie pulse et vibre à chaque page, dans le portrait détrempé d'un chauffeur de taxi, une élégante esquissée, une scène de rue fondue à l'encre de nuit. Guibert excelle dans cette peinture simple du quotidien, de l'autre réinventé en formes simples et fidèles. Le tout est d'une beauté fulgurante et abordable. --www.lexpress.fr
En France, on n'aime pas assez le dessin. On le vit comme un mal nécessaire, une étape transitoire, un brouillon d'art. Au contraire, le Japon aime le trait. La vie intuitive et fugace qui se colle au papier d'un coup de crayon, de pinceau ou de plume. L'absence de sérieux, sinon de gravité, qui préside au geste du dessinateur. Même quand il peint, Guibert dessine. Livre de croquis, carnet de voyage, collage d'impressions pour un drôle de pays, ce Japonais parle autant du Japon que de son auteur. La vie pulse et vibre à chaque page, dans le portrait détrempé d'un chauffeur de taxi, une élégante esquissée, une scène de rue fondue à l'encre de nuit. Guibert excelle dans cette peinture simple du quotidien, de l'autre réinventé en formes simples et fidèles. Le tout est d'une beauté fulgurante et abordable. --www.lexpress.fr
Présentation de l'éditeur
Guibert le Japonais et Emmanuel l'Enchanteur.
Guibert, japonais est un livre éblouissant, composé d'une myriade de peintures, de dessins, de collages, sur toutes les surfaces et avec tous les outils qu'Emmanuel Guibert a pu utiliser au gré de ses pérégrinations au pays du soleil levant. Lauréat de la Villa Kujoyama en 2007, Emmanuel Guibert dessine et peint. Il est là pour ça. Il a peint «sur papier, sur bois, sur tissu, avec de l'encre, de l'huile, des aérosols ou de l'essence de kaki». En marge de ses dessins, de ses esquisses, de ses croquis, des notes sur ses impressions. «Les idées me grisent modérément, mais les impressions ! Quel trésor, les impressions. C'est là que ma jugeote s'ébat. C'est sa source volcanique», dit-il encore. À son retour à Paris, il écrit des «récits japonais». Ils sont tous là, dans le livre, accompagnant une myriade de dessins, de peintures, mis en pages par l'indispensable Frédéric Lemercier, comme autant d'étoiles qui brillent au firmament de nos émotions. «Emmanuel Guibert, japonais. Le titre est culotté. Si je mets bout à bout mes trois séjours au Japon, j'obtiens à peine quatre malheureux mois. À côté de l'autochtone qui descend de la déesse Amaterasu, à côté de Lafcadio Hearn, de Nicolas Bouvier, des copains et copines qui vivent au Japon depuis des années, je suis la grenouille qui veut se faire plus grosse que le sumotori. Pourtant, pas à tortiller, Emmanuel Guibert est bien japonais.
Débarquant à Tokyo la première fois, j'ai essayé de me convaincre que j'étais dépaysé, c'était faux. À part quelques aliments dans mon bol, je reconnaissais tout. Il faut dire que Tokyo n'est pas mon lieu de naissance. Mon lieu de naissance, c'est Kyoto. C'est à Kyoto que j'ai fait les primes expériences du chaud et du froid, du jour et de la nuit, que j'ai dit mon premier mot (« fude »), que je suis allé à l'école, que j'ai perdu ma fleur de cerisier, que je me suis marié, que j'ai engendré, que j'ai frénétiquement bossé, que j'ai été malade, que j'ai pris un coup de vieux, c'est à Kyoto que j'ai été japonais.» C'est ainsi qu'Emmanuel Guibert présente son livre. Et, bien sûr, tout est faux et tout est vrai.
Chaque livre d'Emmanuel Guibert est un éblouissement. Guibert, japonais n'échappe pas à cette règle absolue. De son dessin, qu'il plie aux exigences des univers, humoristiques, fantasmatiques ou réalistes, qu'il explore, transpirent l'originalité, l'intelligence et l'émotion, jamais apprêtées car toujours retenues à la juste expression. Son trait glisse directement de son cerveau et de son coeur sur la feuille. Il ne faut pas croire pour autant à la seule facilité d'un dessinateur surdoué, tombé dans la marmite de l'excellence quand il était petit. Oui, l'enfance, le bonheur de l'enfance toujours présent, l'accompagne constamment, mais des heures de dessin, chaque jour ou presque, depuis tant d'années, croquis pris sur le vif, véritable fringale, le maintiennent en éveil et aiguisent sa main-outil.
Par son trait même, il dit le goût des autres et le sens de l'amitié. Emmanuel Guibert est un auteur du bonheur. Il faut tout lire d'Emmanuel Guibert, tout regarder. On en garde à jamais le sentiment d'être vivant.
Guibert, japonais est un livre éblouissant, composé d'une myriade de peintures, de dessins, de collages, sur toutes les surfaces et avec tous les outils qu'Emmanuel Guibert a pu utiliser au gré de ses pérégrinations au pays du soleil levant. Lauréat de la Villa Kujoyama en 2007, Emmanuel Guibert dessine et peint. Il est là pour ça. Il a peint «sur papier, sur bois, sur tissu, avec de l'encre, de l'huile, des aérosols ou de l'essence de kaki». En marge de ses dessins, de ses esquisses, de ses croquis, des notes sur ses impressions. «Les idées me grisent modérément, mais les impressions ! Quel trésor, les impressions. C'est là que ma jugeote s'ébat. C'est sa source volcanique», dit-il encore. À son retour à Paris, il écrit des «récits japonais». Ils sont tous là, dans le livre, accompagnant une myriade de dessins, de peintures, mis en pages par l'indispensable Frédéric Lemercier, comme autant d'étoiles qui brillent au firmament de nos émotions. «Emmanuel Guibert, japonais. Le titre est culotté. Si je mets bout à bout mes trois séjours au Japon, j'obtiens à peine quatre malheureux mois. À côté de l'autochtone qui descend de la déesse Amaterasu, à côté de Lafcadio Hearn, de Nicolas Bouvier, des copains et copines qui vivent au Japon depuis des années, je suis la grenouille qui veut se faire plus grosse que le sumotori. Pourtant, pas à tortiller, Emmanuel Guibert est bien japonais.
Débarquant à Tokyo la première fois, j'ai essayé de me convaincre que j'étais dépaysé, c'était faux. À part quelques aliments dans mon bol, je reconnaissais tout. Il faut dire que Tokyo n'est pas mon lieu de naissance. Mon lieu de naissance, c'est Kyoto. C'est à Kyoto que j'ai fait les primes expériences du chaud et du froid, du jour et de la nuit, que j'ai dit mon premier mot (« fude »), que je suis allé à l'école, que j'ai perdu ma fleur de cerisier, que je me suis marié, que j'ai engendré, que j'ai frénétiquement bossé, que j'ai été malade, que j'ai pris un coup de vieux, c'est à Kyoto que j'ai été japonais.» C'est ainsi qu'Emmanuel Guibert présente son livre. Et, bien sûr, tout est faux et tout est vrai.
Chaque livre d'Emmanuel Guibert est un éblouissement. Guibert, japonais n'échappe pas à cette règle absolue. De son dessin, qu'il plie aux exigences des univers, humoristiques, fantasmatiques ou réalistes, qu'il explore, transpirent l'originalité, l'intelligence et l'émotion, jamais apprêtées car toujours retenues à la juste expression. Son trait glisse directement de son cerveau et de son coeur sur la feuille. Il ne faut pas croire pour autant à la seule facilité d'un dessinateur surdoué, tombé dans la marmite de l'excellence quand il était petit. Oui, l'enfance, le bonheur de l'enfance toujours présent, l'accompagne constamment, mais des heures de dessin, chaque jour ou presque, depuis tant d'années, croquis pris sur le vif, véritable fringale, le maintiennent en éveil et aiguisent sa main-outil.
Par son trait même, il dit le goût des autres et le sens de l'amitié. Emmanuel Guibert est un auteur du bonheur. Il faut tout lire d'Emmanuel Guibert, tout regarder. On en garde à jamais le sentiment d'être vivant.
Biographie de l'auteur
Emmanuel Guibert a 43 ans. Vit à Paris. Après ses études, Emmanuel Guibert devient illustrateur. Il travaille dans la presse et le cinéma. Au milieu des années 80, Emmanuel Guibert rencontre Tanino Liberatore, qui le prend sous son aile et le présente aux Éditions Albin Michel. Il faudra six ans pour que sorte son premier album, Brune en 1992.
1994 : Rencontre avec David B., Tronchet, Christophe Blain, Joann Sfar... avec qui il partagera un atelier.
1995 : Poum Tiya et le Roi-Soleil, avec Béatrix Saule. Livre pour enfants aux Éditions Bayard.
1997 : La Fille du professeur, aux Éditions Dupuis, reçoit le Prix Goscinny et l'Alph'Art Coup de Coeur.
2000:Début de La Guerre d'Alan, livre sur la Seconde Guerre mondiale, recueil des mémoires d'Alan Cope à l'Association.
2000:Début de la série pour enfants Les Sardines de l'espace, scénario de Emmanuel Guibert et dessins de Joann Sfar, aux Éditions Bayard.
2001 : Début de la série Les Olives noires, scénario de Joan Sfar, aux Éditions Dupuis.
2002 : Début de la série pour enfants Ariol, scénario d'Emmanuel Guibert et dessins de Marc Boutavant, aux Éditions Bayard.
2003 : Premier des trois volumes du Photographe, avec Didier Lefèvre et Frédéric Lemercier aux Éditions Dupuis. Ce livre lui apporte la reconnaissance tant auprès du public que des professionnels.
2007 : Le Photographe est récompensé par un «Essentiel» au festival d'Angoulême.
2007 : réédition du Pavé de Paris et de La campagne à la mer, initialement parus aux Éditions Ouest France chez Futuropolis.
1994 : Rencontre avec David B., Tronchet, Christophe Blain, Joann Sfar... avec qui il partagera un atelier.
1995 : Poum Tiya et le Roi-Soleil, avec Béatrix Saule. Livre pour enfants aux Éditions Bayard.
1997 : La Fille du professeur, aux Éditions Dupuis, reçoit le Prix Goscinny et l'Alph'Art Coup de Coeur.
2000:Début de La Guerre d'Alan, livre sur la Seconde Guerre mondiale, recueil des mémoires d'Alan Cope à l'Association.
2000:Début de la série pour enfants Les Sardines de l'espace, scénario de Emmanuel Guibert et dessins de Joann Sfar, aux Éditions Bayard.
2001 : Début de la série Les Olives noires, scénario de Joan Sfar, aux Éditions Dupuis.
2002 : Début de la série pour enfants Ariol, scénario d'Emmanuel Guibert et dessins de Marc Boutavant, aux Éditions Bayard.
2003 : Premier des trois volumes du Photographe, avec Didier Lefèvre et Frédéric Lemercier aux Éditions Dupuis. Ce livre lui apporte la reconnaissance tant auprès du public que des professionnels.
2007 : Le Photographe est récompensé par un «Essentiel» au festival d'Angoulême.
2007 : réédition du Pavé de Paris et de La campagne à la mer, initialement parus aux Éditions Ouest France chez Futuropolis.