Commentaires client les plus utiles
5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Un Gabin un peu mineur, 30 décembre 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Jardinier d'Argenteuil (DVD)
Réalisé par Jean-Paul Le Chanois en 1966, ce film raconte l'histoire du Père Tulipe (Jean Gabin), jardinier retraité et peintre naïf à ses heures. Pour arrondir ses fins de mois, il fabrique de la fausse monnaie depuis 20 ans. Un jour, son filleul et sa compagne le persuadent de commencer à fabriquer de plus grosses coupures. Mais les jeunes gens ont un appétit sans limites et le père Tulipe commence à se rendre compte qu'ils profitent de lui. Ce film tout gentil montre une autre facette de Gabin. On sent le personnage épicurien qui veut rester petit et va cependant cotoyer toute une série de gens bizarres. On sent aussi un parfum psychédélique dans ce film (avec une apparition de Gainsbourg en cinéaste nouvelle vague). Malheureusement, le scénario est parfois un peu vide et l'on sent que Gabin est mal à l'aise. Un film plaisant mais clairement pas le meilleur Gabin.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Ainsi va la vie., 12 août 2011
C'était du temps où à Argenteuil, une plaisante ville de la banlieue parisienne dont la renommée passée était la culture des asperges, des centaines d'habitants passaient leurs loisirs dans leurs jardins à cultiver « bio ». Le père Martin, dit « Tulipe » (Jean Gabin) était de ceux-ci. C'est un homme simple, paisible, épicurien qui nous montre, comme Diogène, le sentier de l'existence heureuse le plus facile à parcourir. Son habitation est une ancienne voiture de chemin de fer de troisième classe. En plus de son jardin, son passe-temps préféré est la peinture et le dessin où il excelle. Pour faire face aux imprévus, il fabrique de temps à autres des billets de dix francs.
Dans les années soixante, la France se met en marche vers le siècle que nous vivons actuellement : construction de HLM « barres à béton », informatisation des services publics... et on constate qu'un citoyen, notre héros, n'a jamais cotisé à la Sécurité Sociale (il ne reçoit donc pas de retraite et ne peut être considéré comme un retraité, bien qu'il en ait l'air et le comportement). Un fonctionnaire est chargé de lui signifier qu'il est dans l'illégalité, doit se mettre en règle et payer des arriérés. Et c'est là que l'histoire commence, pleine d'inattendus, de rebondissement cocasses que je vous laisse le plaisir de découvrir. Tout cela très bien joué par des acteurs de grand talent, même si d'après certains ce n'était pas leur meilleur rôle. Une musique de Serge Gainsbourg, bien dans le ton du film. Il n'aurait pas dû en faire plus dans ce film.
Comme dans tout film qu'on a bien aimé, on se demande ce qu'il adviendra du père Tulipe le jour où les fabricants de barre à béton vont l'expulser de son wagon. À-t-il bien fait de se séparer de sa planche à billets ? On peut toujours rêver, c'est compris dans le prix du DVD.
Si vous passez par Argenteuil, ne cherchez pas ses jardins ni ses asperges. C'était encore vrai il y a un siècle.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Des tulipes aux Bougainvilliers, 6 novembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Jardinier d'Argenteuil (DVD)
Dans les toutes premières images du film de Jean Paul Le Chanois, on remarque immédiatement que si ces paysages de banlieue étaient filmés en noir et blanc, on pourrait croire à une oeuvre tournée avant-guerre sous la direction d'un des maîtres du réalisme poétique. Les petites maisons avec leurs jardins ouvriers évoquent en effet l'univers poulaire de Carné ou de Grémillon... et le personnage du père Tulipe renvoit à une société dont les valeurs appartiennent à un monde où l'on portait chapeau et dans lequel les classes sociales ne se mélangeaient pas... Le type de héros incarné par Gabin dans le film semble appelé à disparaître, tout comme les bicoques d'Argenteuil démolies pour construire des barres d'immeubles en béton, C'est clairement sur ce conflit entre deux mondes que repose "Le jardinier d'Argenteuil".
SYNOPSIS : Le père Tulipe, retraité et peintre naïf à ses heures, cultive tranquillement son jardin tout en fabricant de la fausse monnaie en petites coupures pour arrondir ses fins de mois. Son neveu, Noël, sous l'instigation de sa petite amie Hilda, le convainc de fabriquer de plus gros billets...
Pour réaliser l'adaptation du roman de René Jouglet, Gabin choisit Alphonse Boudard, qui vient de signer avec brio les dialogues de son précédent film "Du rififi à Paname".
La distribution est en revanche plus inattendue... à l'exception de l'ineffable Noël Roquevert, vieux complice de Gabin depuis "La Bandera" en 1935...le reste du casting s'avère un brin éclectique : La star germanique Curd Jürgens ainsi que la suissesse Liselotte Pulver qui a déjà croisé Gabin dans "Monsieur" en 1964... Mais la prestation la plus étonnante (et la plus mauvaise) du film est celle de Serge Gainsbourg dans le rôle d'un cinéaste "underground", amateur de happenings et de starlettes...Il se voit également chargé de composer la musique du film, une mélodie toute simple qui colle parfaitement à la bonhomie du personnage de Gabin.
Dans ce petit film sans prétention, Gabin tiendra l'un des rôles les plus attachants de sa seconde partie de carrière.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
|