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« Aux basses heures de la nuit, le 29 juin 1967 sur un tronçon de la route US 90 qui relie la ville de Biloxi à la Nouvelle Orléans, une Buick Electra 225 bleu métallisé, modèle 66, se trouva engagée dans une collision mortelle. »
Dans cette Buick broyée se trouvait une femme, une "Hollywood movie star" de trente-quatre ans, danseuse nue à Las Vegas, célébrissime sex-symbol des années 50.
Simon Liberait ressuscite Jayne Mansfield, l'actrice méconnue la plus photographiée au monde, fouille amoureusement dans les recoins les plus ténébreux de sa vie, retrace ses dernières heures en plein été hippie, qui disent aussi le crépuscule de l'âge d'or hollywoodien. Au programme : perruques-pouf, LSD 26, satanisme, chihuahuas, amants cogneurs, vie desaxée, mort à la James Dean, cinq enfants orphelins et saut de l'ange dans l'underground.
Une oraison funèbre et morbid chic dans la droite ligne de Truman Capote et Kenneth Anger.
Simon Liberati est né en 1960 à Paris.
Il est l’auteur aux éditions Flammarion de trois romans : Anthologie des apparitions (2004), nada exist (2007) et L’hyper Justine (2009, prix de Flore).
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14 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
triste, effrayant, passionnant.,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jayne Mansfield 1967 - Prix Femina 2011 (Broché)
L'auteur a déclaré récemment ne pas être spécialement fan de Jayne Mansfield, n'ayant vu qu'un seul de ses films, mais que le phénomène l'interessait. Hé, bien, il n'en a pas moins écrit un livre passionnant et fort bien vu de la fin de vie de la jeune star (elle est morte à 34 ans!!!) à la publicité tapageuse. La fin est terrifiante, à l'image de l'accident d'une rare violence qui lui fut fatal. Jayne Mansfield, on se souvient plus de son tour de poitrine que de son QI; on a tort: elle etait fort intelligente, mais s'est fourvoyée dans la recherche permanente de la publicité, être célèbre pour être célèbre, au détriment d'une filmographie très ecclectique (c'est un euphémisme). Ce que l'auteur n'a pas précisé (mais l'a-t-il su?) c'est que Jayne Mansfield, engagée par les studios pour "remplacer" Marilyn Monroe qui leur cassait les pieds avec ses exigences (c'est l'époque où Marilyn crée sa maison de production), fut larguée aussitôt que ces Messieurs ont trouvé un arrangement avec Marilyn, c'est à dire dès 1958/59, soit deux ans après le succès pour Jayne de "la blonde explosive" et de "la blonde et moi"...Ensuite, ils ont fait jouer l'option du contratqui les autorisait la "prêter" à des productions indépendantes pour 250 000 $ qui revenaient...aux studio, tandis que Jayne restait payée à la semaine, sans qu'elle put intervenir. Dès lors, coincée par son contrat et lâchée par les studios (il n'y aurait plus jamais de projets ambitieux pour elle) il ne lui restait plus qu'à se débrouiller pour gagner de l'argent et entretenir sa (grande) popularité, coûte que coûte... s'en sont suivi des dérives: l'alcool, la drogue, les boîtes minables, les sectes, les procès, les divorces: une descente aux enfer. Il y a quelques rôles dans lesquels Jayne laisse entrevoir ce qu'elle aurait pu donner au cinéma, si des production ambitieuses commes celles de Franck Taschling ("la blonde explosive") lui avaient été offertes. Une fin triste et sordide dont devraient s'inspirer toutes les pintades de la "téléréalité" actuelle... Un livre effrayant, passionnant. Jayne, on l'aime bien; elle le méritait et ne demandait que cela.
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8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
So long, Jane,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jayne Mansfield 1967 - Prix Femina 2011 (Broché)
De Jane Mansfield on connaît surtout le tour de poitrine et la mort non moins spectaculaire, il faut dire que sa filmographie est plutôt brève. Simon Liberati, en enquêtant sur les derniers mois de sa vie, nous fait découvrir une femme fragile et forte dont le QI a de quoi faire pâlir tous nos énarques: 165. Après son éviction des studios hollywoodiens, elle mettra toute son intelligence à la fabrication de ce monstre à perruques qui fit les beaux jours des journaux à scandales et qui lui permit de gagner sa vie. Objet sexuel qui n'hésite pas à s'exhiber dans les boites les plus miteuses, à poser nues dans toutes les revues qui veulent encore bien d'elle, à créer les scandales dans les réunions les plus glamours... Provocatrice, insolente, vulgaire à l'excès et surtout toujours consciente et fière des scandales qu'elle provoque. Et ceci nous la rend profondément sympathique. Mais il y'a l'autre Jane Mansfield, ravagée par l'alcool, les drogues, les grossesses (5 enfants qu'elle emmène partout avec elle)sorte de mère courage qui se bat pour nourrir sa nichée, qu'une mort spectaculaire et atroce sauvera de l'oubli et fera entrer au Panthéon des icônes déchues.Bref,une enquête qui se lit facilement mais qui n'apporte pas grand chose sur l'hypocrisie et les mensonges du système hollywoodien des années soixante. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5
un livre noirissime pour celle qui aimait tant le rose,
Par Garance (South Pasadena Californie) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Jayne Mansfield 1967 - Prix Femina 2011 (Broché)
Je rejoins deux personne sur cette page car moi aussi, je suis vraiment restée sur ma faim, très déçue par ce livreque je me réjouissais tant de lire. Oh, il n'y a rien à dire sur le style de l'auteur, il est brillantissime. Mais l'émotion n'est pas là, et il l'a sans doute voulu ainsi. Les nombreuses pages de descriptions du drame de la route et de l'état des lieux et du corps de Jayne nous rappellent le compte rendu d'un médecin légiste. Oui, on est à la morgue. Il ne nous épargne aucun détail sordide et nous en fait part avec un style virtuose. Il en est de même des séquences où il nous fait entrevoir Jayne dans sa vie décalée et dissolue du Hollywood de l'époque. Tout cela est raconté avec une ivresse stylistique parfois narcissique. J'ajoute encore que j'ai un DVD d'extraits d'émissions télévisées de la fin des années 50, début des années 60 où Jayne apparaît avec ses enfants et son amant de l'époque, tendre, lumineuse, fofolle, c'est certain, mais émouvante. J'en garderai donc ces images et effacerai cet examen découpé au scalpel de ma mémoire. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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