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Par la magie d'une écriture pleine d'ironie et de légèreté, Je m'en vais, faux polar mais vrai roman, récompensé par le prix Goncourt 1999, conduit très progressivement son lecteur au dénouement des intrigues avec une sorte de désinvolture et un humour certain. --Nathalie Jungerman
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Commentaires client les plus utiles
8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
palpitant et un très beau style,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Je m'en vais (Broché)
Jean Echenoz écrit bien, très bien ... presque trop bien en fait, car à force d'être léchées et polissées, les phrases en deviennent par moment un peu trop lisses, à l'image de ses personnages, que l'auteur se refuse à décrire réellement, ne nous les laissant entrevoir qu'à grands traits.
Un récit donc parfois un peu aseptisé, un peu irréel, mais qui sait cependant nous tenir en haleine tout au long du roman, avec une histoire assez originale, qui flirte avec le roman policier. Et au final plutôt un bon moment de lecture. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
22 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Je m'en vais,
Par Un client
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Jean Échenoz a obtenu le Prix Goncourt pour ce roman en 1999. Son dernier opus, Jérôme Lindon, est quant à lui un hommage au PDG des éditions de Minuit, décédé en avril 2001. Mais qui va donc récupérer la cargaison de la Nechilik, véritable mine d'or perdue dans les glaces de l'Arctique depuis des décennies ? Ferrer ou Baumgartner ? "Je m'en vais", sont les premiers mots du roman. Ferrer quitte sa femme et l'enfer quotidien qu'avait fini par devenir sa vie de couple. Six mois plus tard, nous le retrouvons en partance pour l'Arctique. La suite du récit s'applique à nous raconter ce qui s'est passé entre ces deux événements, et les conséquences qui en résultent... Car Ferrer n'est pas le seul intéressé par la cargaison d'objets d'art de la Nechilik, échouée en Arctique depuis une bonne quarantaine d'années. Baumgartner et lui vont donc tout faire pour s'accaparer ce "trésor", allant jusqu'à des procédés peu catholiques... Même si le roman met un peu de temps à décoller, la deuxième partie, pleine de rebondissements, éclaire toutes les zones d'ombre initiales, donne aux personnages une nouvelle épaisseur. Car en effet s'il y a bien une originalité de ce texte à mentionner, c'est la manière de traiter les personnages. Le narrateur nous brosse leur portrait à grands traits : plus que des êtres humains, ce sont des ombres, des silhouettes. Certains, comme Bérengère, ne se distinguent une caractéristique marquante : un parfum très capiteux, pour ce qui est de la jeune femme. Et au final, ces êtres laissent si peu leur marque dans la trame du récit, qu'on n'est même pas étonné de leur disparition, qui est plus un effacement textuel qu'autre chose. C'est le cas notamment des différentes femmes, qui ne font que passer dans la vie de Ferrer et dans le texte par la même occasion. Celui-ci même Ferrer, qui est pourtant le figure de proue du roman, n'échappe pas à la règle. À aucun moment il ne nous est vraiment décrit : au contraire, sa personnalité se dessine au fur et à mesure du texte, sans qu'on le connaisse pourtant vraiment. L'autre originalité - il serait trop long de les énumérer toutes - de ce roman est qu'il ne s'articule pas de manière chronologique : un chapitre sur deux est consacré l'un aux pérégrinations de Ferrer, l'autre aux autres personnages du roman, dont un certain Baumgartner aux agissements mystérieux. Il arrive évidemment un moment où les destinées des deux se rejoignent - bien plus tôt qu'on ne le croit ! - et c'est là que le rythme du récit s'accélère. Celui-ci est donc progressif, jusqu'à une apothéose - l'emménagement avec Hélène - et une chute, qui ramène Ferrer au point de départ du roman, comme si tout était toujours à recommencer... En bref, voici un roman également intéressant du point de vue de la structure que du contenu, et qui se parcourt d'une traite. Jean Échenoz manie la langue avec française avec une aisance remarquable et irréprochable, qui tend elle aussi à faire de son texte un petit plaisir à savourer sans retenue ! À lire donc, par ces froides soirées d'hiver... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Avec "Je m'en vais", on reste !,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Je m'en vais (Broché)
"Je m'en vais, dit Ferrer, je te quitte. Je te laisse tout, mais je pars". voici les premiers mots du roman qui obtint le prix Goncourt 1999. Les derniers sont ceux-ci; " Je prends juste un verre et je m'en vais". Entre les deux...entre les deux...250 pages environ à déguster.
Le héros, un marchand d'art nommé Ferrer, quitte sa femme pour une jeune amante qu'il quittera quelque temps plus tard...puis...Mais ne vous attendez pas à lire un roman sentimental, non plus un livre policier, c'est une sorte de farce rythmée,un peu dans le style de Paasilinna, l'écrivain loufoque finnois. Outre le fait qu'il quitte sa femme donc, Ferrer est un marchand d'art passionné et, grâce aux renseignements donné par un proche conseiller, il se met en tête de récupérer une cargaison d'oeuvres d'art inuit , cargaison bloquée, congelée dans un navire échoué au nord de l'Alaska. Il y parvient après un périple dans le Grand Nord mais la convoitise est grande autour de ce trésor et il ne tarde pas à se faire dérober la marchandise...Inutile d'en dévoiler plus, mieux vaut lire ce livre car il en vaut la peine, si peine il y a vraiment à fournir, le livre étant un petit délice parfaitement construit. Il se lit très vite, l'entrecoupement du récit excite la curiosité avec les aventures de Ferrer le parisien d'une part, Ferrer l'explorateur de l'autre, puis, l'arrivée de son futur voleur rythme à merveille le roman. La narration est toujours fine, dense, le vocabulaire précis, pas un mot de trop, les métaphores sont clairvoyantes, vraiment j'apprécie cet auteur découvert récemment...je vais y revenir assurément. J'aime sa façon d'intervenir et de se placer tout à côté du lecteur, subitement, une confidence, une connivence, presque un lieu commun, quelques chose qu'il faut être obligé de reconnaître, une manière de s'asseoir avec celui qui tourne les pages. On peut reprocher à Echenoz un peu de froideur dans la vie de ses personnages. Le peu de dialogue est sans doute aussi à l'origine de ce ressentiment. Au final, un très bon livre...un très bon moment de lecture. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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