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À soixante-cinq ans, il est à l'âge des bilans. Elle en a moitié moins et rumine son chagrin. Celui d'avoir été plantée là avec ses deux filles par un mari volage parti pour une "femme moins usée". A priori, Pierre et Chloé n'ont pas grand chose à partager. Il en décide pourtant autrement, emmenant sa belle-fille sur un coup de tête pour quelques jours à la campagne. Au fil d'un long dialogue, ils vont peu à peu se livrer. Tombe alors le masque du "vieux con" autoritaire et hautain attribué un peu hâtivement par Chloé à son beau-père. L'homme renfermé aux jugements définitifs révèle une blessure et une sensibilité à fleur de peau, tandis que la jeune femme pleine de vie reprend le dessus sur l'épouse éplorée.
C'est peu de dire qu'après le formidable succès surprise de Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, on attendait avec impatience et un brin d'anxiété ce premier roman d'Anna Gavalda. Qu'elle se rassure, elle transforme l'essai et, à nouveau, la magie opère. Je l'aimais confirme avec brio ce que ses nouvelles laissaient entrevoir : un sens aigu de l'observation, une sincérité et une générosité qui habitent chaque page. Du rire aux larmes, par la grâce d'une langue d'une sobriété et d'une évidence rares, elle nous fait littéralement ressentir toute la gamme des émotions qui traversent ses personnages : le trouble engendré par une passion naissante, la douleur d'un homme confronté à la maladie ou d'une femme trompée, la bouffée de bonheur procurée par un rire d'enfants. Rien que des événements d'une banalité déconcertante, transcendée par un regard si juste et si chaleureux que chacun se reconnaîtra dans les situations évoquées. Délicatement, Anna Gavalda impose sa voix si particulière et on lui emboîte le pas avec reconnaissance… --Laurence Demurger
--Ce texte fait référence à l'édition
Broché
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Présentation de l'éditeur
" On biaise, on s'arrange, on a notre petite lâcheté dans les pattes comme un animal familier. On la caresse, on la dresse, on s'y attache. C'est la vie. II y a les courageux et puis ceux qui s'accommodent. C'est tellement moins fatigant de s'accommoder... " A-t-on le droit de tout quitter, femme et enfants, simplement parce que l'on se rend compte - un peu tard - que l'on s'est peut-être trompé ? Adrien est parti. Chloé et leurs deux filles sont sous le choc. Le père d'Adrien apporte à la jeune femme son réconfort. À sa manière : plutôt que d'accabler son fils, il semble lui porter une certaine admiration. Son geste est égoïste, certes, mais courageux. Lui n'en a pas été capable. Tout au long d'une émouvante confidence, il raconte à sa belle-fille comment, jadis, en voulant lâchement préserver sa vie, il a tout gâché
Quatrième de couverture
Anna Gavalda est née en 1970 en région parisienne, où elle vit toujours.
Je l'aimais est son premier roman.
- ... Car vois-tu Chloé, ma vie, toute ma vie est comme ce poing serré. Je suis là, devant toi, dans cette cuisine. J'ai soixante-cinq ans. Je ne ressemble à rien. Je suis ce vieux con que tu secouais tout à l'heure. Je n'ai rien compris, je ne suis jamais monté au sixième étage. J'ai eu peur de mon ombre et me voilà maintenant, me voilà devant l'idée de ma mort et... Non, je t'en prie, ne m'interromps pas... Pas maintenant. Laisse-moi ouvrir ce poing. Un tout petit peu. Je nous resservais. à boire. - Je vais commencer par le plus injuste, le plus cruel... C'est-à-dire, toi...
--Ce texte fait référence à l'édition
Broché
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Biographie de l'auteur
Elle est née en 1970 en région parisienne. Le recueil de nouvelles Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, son premier livre, a eu un succès considérable. Je l'aimais est son premier roman