Description
Ce qu'on en pense sur la planète BD, par Benoît Cassel
Authentique, l'histoire de Jeronimus est restée célèbre en Hollande et en Australie. En 1629, cet apothicaire jusqu'alors discret et rangé, devait révéler une âme de psychopathe, lors d'un naufrage au large de Java (on en restera là pour maintenir le suspens). Le premier tome de la trilogie prévue installait le personnage, sans laisser présupposer de la suite des évènements. On y découvrait la tragédie familiale, la décision du voyage et l'ambiance tendue et sordide à bord du Batavia. D'emblée ce second tome franchit un pas dans l'état d'esprit de Jeronimus. Jusqu'alors tiraillée entre son éducation religieuse et ses fréquentations libertaires, l'humanité de Jeronimus semble définitivement altérée à partir de la perte de son fils. La conjoncture particulière à bord du Batavia est le révélateur de son tempérament quasi méphistophélique. On le découvre instigateur d'un complot, sournois, calculateur...
Documenté et didactique, le scénario de Christophe Dabitch prend son temps pour exposer les dispositions psychologiques qui se nouent à bord. Certains peuvent trouver la narration, s'appuyant souvent sur une voix-off descriptive, fastidieuse. Elle a néanmoins un double mérite. Primo, elle installe précisément les moeurs et le contexte social, animés par moult débats religieux et philosophiques sur la condition humaine. Secundo, elle permet à Jean-Denis Pendanx d'exprimer tout son art en peintures directes, parfois lors de longues séquences muettes. Chacun case est un tableau peaufiné, précis, travaillé... splendide ! A force de contemplation, il arrive souvent au lecteur de sortir du récit. L'artiste brille particulièrement quand il s agit de représenter la mer tourmentée, le navire chahuté, la folie des hommes... soit précisément tous les sujets abordé par cette histoire. A suivre dans un dernier album qu'on prévoit particulièrement éprouvant... --http://www.planetebd.com/BD/bande-dessinee-Jeronimus-7504.html
Graviphore.be, 16 avril 2009
Toujours aussi bonne impression après la lecture du deuxième volet.
Les textes de Dabitch sont un modèle du genre. Aucun mot n'est inutile. Chaque information renforce la dramaturgie psychologique du huis clos. Tous les ressorts conduisent à Jeronimus. Pour mieux nous éclairer sur les circonstances qui peuvent faire qu'un homme ordinaire accède au pouvoir par la seule force de la politique.
Les huiles de Pendanx nous guident au cours d'un voyage sans retour. Moi qui juge souvent ce traitement trop sucré lorsqu'il est adapté à la bande dessinée, je reste sous le charme des couleurs. Le fait que les plans soient souvent serrés et le nombre de cases par planche réduit ajoute à la lisibilité. Mais le plus fort reste la mutation presque imperceptible du visage de Jeronimus à mesure que le temps passe et que sa propre mutation psychologique opère. Du grand art ! --http://www.graphivore.be/critiques.php?critiqueid=4624
Sud Ouest, 22 avril 2009, par Jean-Marc Lernould
Dabitch et Pendanx livrent le deuxième tome de « Jeronimus », inspiré d'événements réels qui se sont déroulés au XVIIème siècle. Apothicaire hollandais, Jeronimus s'exile pour fuir l'intolérance religieuse de ses concitoyens, et s'embarque à bord d'un navire de la puissante Compagnie des Indes, un état dans l'état.
Le premier tome a planté le décor, le microcosme de ce navire, réplique en miniature des inégalités sociales, et cette insupportable promiscuité alimente des envies de mutinerie. Dans cette deuxième partie, les alliances se tissent afin de s'approprier la barre du bateau dont le capitaine est alité, malade. La tension monte, car malgré l'immensité des océans, dont on n'a d'ailleurs pas encore exploré tous les recoins, les mutins en puissance savent que le passage à l'acte équivaut à un point de non retour. On suit les tractations dans la pénombre du vaisseau, complots qui se précisent à mesure que grandit l'audace des frustrés, mais l'histoire va basculer littéralement avec le naufrage du bateau sur des récifs. La donne change : deux îlots, en fait de vulgaires bancs de sable, vont servir de refuge aux rescapés, tandis que le capitaine et le commandeur s échappent en chaloupe pour chercher du secours. A deux doigts de la noyade, Jeronimus atterrit sur l'une des îles, et ce simple adjoint du commandeur va faire figure de seule autorité, et bientôt exercer les pleins pouvoirs sur les survivants. On sent les prémices du drame, à savoir que cette puissance nouvelle va entraîner ce nouveau chef vers une utopie inhumaine, qui occupera les pages du troisième et dernier tome à venir.
Le huis clos du bateau, ce « Batavia » qui n'est que le reflet d'une société inégalitaire, s'accompagne d'un texte, souvent en voix off, réduit au strict minimum. Les auteurs jouent sur les cadrages, les couleurs et les ombres, les échanges de regards pour traduire une ambiance qui suinte le complot. A l'inverse, les scènes de naufrage peintes par Jean-Denis Pendanx sont époustouflantes de violence et montrent un bateau ravagé par les lames, frêle coquille finalement, et théâtre surréaliste peuplé de marins ivres qui attendent joyeusement la mort. Bref, le graphisme de « Jeronimus » reste sublime. On devine que le huis clos inéluctable qui attend les naufragés sera tout autant implacable. --http://bd.blogsudouest.com/2009/04/22/%C2%AB-jeronimus-%C2%BB-deuxieme-partie-de-dabitch-et-pendanx-futuropolis/
Authentique, l'histoire de Jeronimus est restée célèbre en Hollande et en Australie. En 1629, cet apothicaire jusqu'alors discret et rangé, devait révéler une âme de psychopathe, lors d'un naufrage au large de Java (on en restera là pour maintenir le suspens). Le premier tome de la trilogie prévue installait le personnage, sans laisser présupposer de la suite des évènements. On y découvrait la tragédie familiale, la décision du voyage et l'ambiance tendue et sordide à bord du Batavia. D'emblée ce second tome franchit un pas dans l'état d'esprit de Jeronimus. Jusqu'alors tiraillée entre son éducation religieuse et ses fréquentations libertaires, l'humanité de Jeronimus semble définitivement altérée à partir de la perte de son fils. La conjoncture particulière à bord du Batavia est le révélateur de son tempérament quasi méphistophélique. On le découvre instigateur d'un complot, sournois, calculateur...
Documenté et didactique, le scénario de Christophe Dabitch prend son temps pour exposer les dispositions psychologiques qui se nouent à bord. Certains peuvent trouver la narration, s'appuyant souvent sur une voix-off descriptive, fastidieuse. Elle a néanmoins un double mérite. Primo, elle installe précisément les moeurs et le contexte social, animés par moult débats religieux et philosophiques sur la condition humaine. Secundo, elle permet à Jean-Denis Pendanx d'exprimer tout son art en peintures directes, parfois lors de longues séquences muettes. Chacun case est un tableau peaufiné, précis, travaillé... splendide ! A force de contemplation, il arrive souvent au lecteur de sortir du récit. L'artiste brille particulièrement quand il s agit de représenter la mer tourmentée, le navire chahuté, la folie des hommes... soit précisément tous les sujets abordé par cette histoire. A suivre dans un dernier album qu'on prévoit particulièrement éprouvant... --http://www.planetebd.com/BD/bande-dessinee-Jeronimus-7504.html
Graviphore.be, 16 avril 2009
Toujours aussi bonne impression après la lecture du deuxième volet.
Les textes de Dabitch sont un modèle du genre. Aucun mot n'est inutile. Chaque information renforce la dramaturgie psychologique du huis clos. Tous les ressorts conduisent à Jeronimus. Pour mieux nous éclairer sur les circonstances qui peuvent faire qu'un homme ordinaire accède au pouvoir par la seule force de la politique.
Les huiles de Pendanx nous guident au cours d'un voyage sans retour. Moi qui juge souvent ce traitement trop sucré lorsqu'il est adapté à la bande dessinée, je reste sous le charme des couleurs. Le fait que les plans soient souvent serrés et le nombre de cases par planche réduit ajoute à la lisibilité. Mais le plus fort reste la mutation presque imperceptible du visage de Jeronimus à mesure que le temps passe et que sa propre mutation psychologique opère. Du grand art ! --http://www.graphivore.be/critiques.php?critiqueid=4624
Sud Ouest, 22 avril 2009, par Jean-Marc Lernould
Dabitch et Pendanx livrent le deuxième tome de « Jeronimus », inspiré d'événements réels qui se sont déroulés au XVIIème siècle. Apothicaire hollandais, Jeronimus s'exile pour fuir l'intolérance religieuse de ses concitoyens, et s'embarque à bord d'un navire de la puissante Compagnie des Indes, un état dans l'état.
Le premier tome a planté le décor, le microcosme de ce navire, réplique en miniature des inégalités sociales, et cette insupportable promiscuité alimente des envies de mutinerie. Dans cette deuxième partie, les alliances se tissent afin de s'approprier la barre du bateau dont le capitaine est alité, malade. La tension monte, car malgré l'immensité des océans, dont on n'a d'ailleurs pas encore exploré tous les recoins, les mutins en puissance savent que le passage à l'acte équivaut à un point de non retour. On suit les tractations dans la pénombre du vaisseau, complots qui se précisent à mesure que grandit l'audace des frustrés, mais l'histoire va basculer littéralement avec le naufrage du bateau sur des récifs. La donne change : deux îlots, en fait de vulgaires bancs de sable, vont servir de refuge aux rescapés, tandis que le capitaine et le commandeur s échappent en chaloupe pour chercher du secours. A deux doigts de la noyade, Jeronimus atterrit sur l'une des îles, et ce simple adjoint du commandeur va faire figure de seule autorité, et bientôt exercer les pleins pouvoirs sur les survivants. On sent les prémices du drame, à savoir que cette puissance nouvelle va entraîner ce nouveau chef vers une utopie inhumaine, qui occupera les pages du troisième et dernier tome à venir.
Le huis clos du bateau, ce « Batavia » qui n'est que le reflet d'une société inégalitaire, s'accompagne d'un texte, souvent en voix off, réduit au strict minimum. Les auteurs jouent sur les cadrages, les couleurs et les ombres, les échanges de regards pour traduire une ambiance qui suinte le complot. A l'inverse, les scènes de naufrage peintes par Jean-Denis Pendanx sont époustouflantes de violence et montrent un bateau ravagé par les lames, frêle coquille finalement, et théâtre surréaliste peuplé de marins ivres qui attendent joyeusement la mort. Bref, le graphisme de « Jeronimus » reste sublime. On devine que le huis clos inéluctable qui attend les naufragés sera tout autant implacable. --http://bd.blogsudouest.com/2009/04/22/%C2%AB-jeronimus-%C2%BB-deuxieme-partie-de-dabitch-et-pendanx-futuropolis/
Présentation de l'éditeur
Après un premier volume salué unanimement par la presse, Christophe Dabitch et Jean-Denis Pendanx reviennent déjà avec la suite de Jeronimus (prévu en 3 parties), l'histoire vraie du Batavia, navire amiral de la Compagnie des Indes hollandaise au XVIIe siècle, qui fit naufrage sur des îles perdues au large de l'Australie. Le nom de ce navire deviendra le synonyme d'une terrible expérimentation humaine menée par Jeronimus Cornelisz, que rien ne semblait prédestiner à jouer ce rôle.
Petit rappel des faits...
29 octobre 1628, le Batavia quitte le port d'Amsterdam. À son bord, 341 personnes, dont 38 femmes et enfants. Le navire appartient à la toute-puissante Compagnie hollandaise des Indes orientales. Il doit rejoindre Java pour y charger les épices qui font la richesse des actionnaires de la Compagnie.
Parmi ces hommes, Pelsaert, Commandeur responsable des affaires commerciales, vrai patron du navire, même s'il n'est pas marin, le capitaine Ariaen, responsable du bateau mais sous les ordres de Pelsaert et Jeronimus Cornelisz, un apothicaire de Haarlem, qui, au cours du voyage va fomenter une mutinerie avec le Capitaine du navire...
Au début de ce deuxième volume, la révolte gronde. La mutinerie et le meurtre vont s'emparer du Batavia. Jeronimus ne reculera plus. Mais avant d'avoir pu mettre son plan en application, Le Batavia se jette à pleine vitesse sur les récifs des îles Albrohos au large de l'Australie, en pleine nuit, le 4 juin 1629 et fait naufrage. Jéronimus va prendre la tête des réfugiés. Le cauchemar va continuer.
Petit rappel des faits...
29 octobre 1628, le Batavia quitte le port d'Amsterdam. À son bord, 341 personnes, dont 38 femmes et enfants. Le navire appartient à la toute-puissante Compagnie hollandaise des Indes orientales. Il doit rejoindre Java pour y charger les épices qui font la richesse des actionnaires de la Compagnie.
Parmi ces hommes, Pelsaert, Commandeur responsable des affaires commerciales, vrai patron du navire, même s'il n'est pas marin, le capitaine Ariaen, responsable du bateau mais sous les ordres de Pelsaert et Jeronimus Cornelisz, un apothicaire de Haarlem, qui, au cours du voyage va fomenter une mutinerie avec le Capitaine du navire...
Au début de ce deuxième volume, la révolte gronde. La mutinerie et le meurtre vont s'emparer du Batavia. Jeronimus ne reculera plus. Mais avant d'avoir pu mettre son plan en application, Le Batavia se jette à pleine vitesse sur les récifs des îles Albrohos au large de l'Australie, en pleine nuit, le 4 juin 1629 et fait naufrage. Jéronimus va prendre la tête des réfugiés. Le cauchemar va continuer.
Biographie de l'auteur
Christophe Dabitch est né en 1968. Il vit à Bordeaux.
Après des études de lettres, il fut journaliste indépendant en presse écrite et télévision.
Il est auteur de livres historiques et de carnets de voyages.
2003:Voyage aux pays des Serbes, illustré par David Prudhomme (Éditions Autrement).
2005:Les Capucins, géographie du ventre, ouvrage collectif sur un quartier populaire de Bordeaux (Éditions Le Cycliste).
2006:publication des deux volumes de Abdallahi, dessin de Jean-Denis Pendanx (Futuropolis), qui obtient le Prix de la meilleure bande dessinée historique aux Rendez-Vous de l'Histoire de Blois.
2008 : Premier volume du triptyque Jeronimus avec Jean-Denis Pendanx.
Jean-Denis Pendanx est né en 1966. Il vit à Bordeaux.
Après des études d'arts graphiques, il débute sa carrière en tant qu'illustrateur de magazines de jeux de rôles et de livres pour la jeunesse (Père Castor, Flammarion, Magnard, Mango...).
En 1991, il publie son premier album, Diavolo sur un scénario de Doug Headline, aux Éditions Zenda.
En 1993, paraît le premier volume (sur quatre) de Labyrinthes, co-scénarisé par Dieter et Serge Le Tendre, aux Éditions Glénat. En parallèle, il travaille pour le dessin animé (Corto Maltese).
Il adapte avec son auteur, Alain Brezault, le roman Les Corruptibles, toujours aux Éditions Glénat.
2006 : Changement de style, changement d'éditeur, il signe avec Christophe Dabitch Abdallahi un récit en deux volumes remarqué par la critique et les libraires.
2008 : Premier volume du triptyque Jeronimus, toujours avec Christophe Dabitch.
Après des études de lettres, il fut journaliste indépendant en presse écrite et télévision.
Il est auteur de livres historiques et de carnets de voyages.
2003:Voyage aux pays des Serbes, illustré par David Prudhomme (Éditions Autrement).
2005:Les Capucins, géographie du ventre, ouvrage collectif sur un quartier populaire de Bordeaux (Éditions Le Cycliste).
2006:publication des deux volumes de Abdallahi, dessin de Jean-Denis Pendanx (Futuropolis), qui obtient le Prix de la meilleure bande dessinée historique aux Rendez-Vous de l'Histoire de Blois.
2008 : Premier volume du triptyque Jeronimus avec Jean-Denis Pendanx.
Jean-Denis Pendanx est né en 1966. Il vit à Bordeaux.
Après des études d'arts graphiques, il débute sa carrière en tant qu'illustrateur de magazines de jeux de rôles et de livres pour la jeunesse (Père Castor, Flammarion, Magnard, Mango...).
En 1991, il publie son premier album, Diavolo sur un scénario de Doug Headline, aux Éditions Zenda.
En 1993, paraît le premier volume (sur quatre) de Labyrinthes, co-scénarisé par Dieter et Serge Le Tendre, aux Éditions Glénat. En parallèle, il travaille pour le dessin animé (Corto Maltese).
Il adapte avec son auteur, Alain Brezault, le roman Les Corruptibles, toujours aux Éditions Glénat.
2006 : Changement de style, changement d'éditeur, il signe avec Christophe Dabitch Abdallahi un récit en deux volumes remarqué par la critique et les libraires.
2008 : Premier volume du triptyque Jeronimus, toujours avec Christophe Dabitch.