Jethro Tull

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Biographie

Originaire de Blackpool (Lancashire), Ian Anderson (chant, flûte) forme le groupe The Blades dès 1962. Devenu The John Evan Band ou The John Evan Smash en 1964, le groupe part à la conquête du Graal londonien en 1967. Finalement installé à Luton (Bedfordshire), The John Evan Band se sépare par manque de succès.

Ian Anderson rejoint lors le groupe local McGregor's Engine. Un agent transforme le nom du groupe en Jethro Tull, du nom d'un pionnier de l'agriculture moderne, pour le rendre plus facilement mémorisable. Alors orienté sur un blues rock fleurant bon le British Blues Boom, Jethro Tull ... Lire la suite

Originaire de Blackpool (Lancashire), Ian Anderson (chant, flûte) forme le groupe The Blades dès 1962. Devenu The John Evan Band ou The John Evan Smash en 1964, le groupe part à la conquête du Graal londonien en 1967. Finalement installé à Luton (Bedfordshire), The John Evan Band se sépare par manque de succès.

Ian Anderson rejoint lors le groupe local McGregor's Engine. Un agent transforme le nom du groupe en Jethro Tull, du nom d'un pionnier de l'agriculture moderne, pour le rendre plus facilement mémorisable. Alors orienté sur un blues rock fleurant bon le British Blues Boom, Jethro Tull signe avec le jeune label Chrysalis.

This Was, le premier album de Jethro Tull en 1968, ne laisse pas un grand souvenir, pas plus que l'apparition du groupe dans le fameux The Rolling Stones Rock and Roll Circus la même année. Tommy Iommi, futur guitariste de Black Sabbath, joue brièvement avec Jethro Tull durant cette période. C'est avec l'arrivée de Martin Barre (guitare) en 1969, que Jethro Tull définit le son qui va faire son succès.

Développant un rock progressif, alors en vogue dans le sillage du fameux son de Canterburry, Jethro Tull sort Stand Up, classé n° 1 en Angleterre et n° 20 aux Etats-Unis. Idéalement lancé, Jethro Tull est prêt pour commettre avec Aqualung, l'un des albums marquants des années 70. Mélodies oscillant entre rock progressif et hard rock, Aqualung se trouve à l'exact confluent des deux courants majeurs de l'époque. La flûte de Ian Anderson apporte de plus une ambiance médiévale qui achève de faire d'Aqualung un des symboles de 1971.

L'album suivant Thick as a Brick en 1972 n'est pas en reste, il conforte la place de Jethro Tull parmi les grands. Thick as a Brick est alors n°1 aux Etats-Unis et n° 5 en Angleterre. A Passion Play en 1973 perpétue le succès, mais Jethro Tull inaugure alors une série d'albums conceptuels qui vont précipiter sa chute. Le faible War Child (1974) est heureusement suivi par Minstrel in the Gallery (1975), un des derniers bons crus de Jethro Tull.

Le risible Too Old to Rock 'n' Roll: Too Young to Die! (1976) fait la joie des punks et symbolise la ringardise des dinosaures du rock. Cependant, Ian anderson a plus d'une note sur sa flûte, il a surtout l'intelligence d'abandonner les concepts fumeux et de revenir à un folk rock progressif des plus habiles. Songs from the Woods (1977) et Heavy Horses (1978) témoignent de ce nouveau changement de cap de Jethro Tull.

Années 80 obligent, Jethro Tull, décidément pas à un revirement près, se convertit aux synthétiseurs et autres boîtes à rythmes. Le résultat est des plus mitigés malgré l'apport ponctuel de Phil Collins ou Eddie jobson. Devant le manque de succès de cette formule, Jethro Tull revient à un hard rock qu'il veut heavy. Nouvelle déception avec une suite d'albums qui ne soulèvent que peu d'enthousiasme.

Caméléon incorrigible, Jethro Tull est ensuite atteint par rien moins que l'influence de la world music. J-Tull Dot Com en 1999, témoigne du ridicule de la chose. Hormis sa période faste, Jethro Tull a surtout usé son imagination à survivre. Désormais le groupe capitalise principalement sur la sortie d'enregistrements en public, qu'ils soient issus d'archives avec Nothing Is Easy: Live at the Isle of Wight 1970 (2004), où plus récents comme Live at Montreux 2003 (2007).

Copyright 2014 Music Story François Alvarez

Originaire de Blackpool (Lancashire), Ian Anderson (chant, flûte) forme le groupe The Blades dès 1962. Devenu The John Evan Band ou The John Evan Smash en 1964, le groupe part à la conquête du Graal londonien en 1967. Finalement installé à Luton (Bedfordshire), The John Evan Band se sépare par manque de succès.

Ian Anderson rejoint lors le groupe local McGregor's Engine. Un agent transforme le nom du groupe en Jethro Tull, du nom d'un pionnier de l'agriculture moderne, pour le rendre plus facilement mémorisable. Alors orienté sur un blues rock fleurant bon le British Blues Boom, Jethro Tull signe avec le jeune label Chrysalis.

This Was, le premier album de Jethro Tull en 1968, ne laisse pas un grand souvenir, pas plus que l'apparition du groupe dans le fameux The Rolling Stones Rock and Roll Circus la même année. Tommy Iommi, futur guitariste de Black Sabbath, joue brièvement avec Jethro Tull durant cette période. C'est avec l'arrivée de Martin Barre (guitare) en 1969, que Jethro Tull définit le son qui va faire son succès.

Développant un rock progressif, alors en vogue dans le sillage du fameux son de Canterburry, Jethro Tull sort Stand Up, classé n° 1 en Angleterre et n° 20 aux Etats-Unis. Idéalement lancé, Jethro Tull est prêt pour commettre avec Aqualung, l'un des albums marquants des années 70. Mélodies oscillant entre rock progressif et hard rock, Aqualung se trouve à l'exact confluent des deux courants majeurs de l'époque. La flûte de Ian Anderson apporte de plus une ambiance médiévale qui achève de faire d'Aqualung un des symboles de 1971.

L'album suivant Thick as a Brick en 1972 n'est pas en reste, il conforte la place de Jethro Tull parmi les grands. Thick as a Brick est alors n°1 aux Etats-Unis et n° 5 en Angleterre. A Passion Play en 1973 perpétue le succès, mais Jethro Tull inaugure alors une série d'albums conceptuels qui vont précipiter sa chute. Le faible War Child (1974) est heureusement suivi par Minstrel in the Gallery (1975), un des derniers bons crus de Jethro Tull.

Le risible Too Old to Rock 'n' Roll: Too Young to Die! (1976) fait la joie des punks et symbolise la ringardise des dinosaures du rock. Cependant, Ian anderson a plus d'une note sur sa flûte, il a surtout l'intelligence d'abandonner les concepts fumeux et de revenir à un folk rock progressif des plus habiles. Songs from the Woods (1977) et Heavy Horses (1978) témoignent de ce nouveau changement de cap de Jethro Tull.

Années 80 obligent, Jethro Tull, décidément pas à un revirement près, se convertit aux synthétiseurs et autres boîtes à rythmes. Le résultat est des plus mitigés malgré l'apport ponctuel de Phil Collins ou Eddie jobson. Devant le manque de succès de cette formule, Jethro Tull revient à un hard rock qu'il veut heavy. Nouvelle déception avec une suite d'albums qui ne soulèvent que peu d'enthousiasme.

Caméléon incorrigible, Jethro Tull est ensuite atteint par rien moins que l'influence de la world music. J-Tull Dot Com en 1999, témoigne du ridicule de la chose. Hormis sa période faste, Jethro Tull a surtout usé son imagination à survivre. Désormais le groupe capitalise principalement sur la sortie d'enregistrements en public, qu'ils soient issus d'archives avec Nothing Is Easy: Live at the Isle of Wight 1970 (2004), où plus récents comme Live at Montreux 2003 (2007).

Copyright 2014 Music Story François Alvarez

Originaire de Blackpool (Lancashire), Ian Anderson (chant, flûte) forme le groupe The Blades dès 1962. Devenu The John Evan Band ou The John Evan Smash en 1964, le groupe part à la conquête du Graal londonien en 1967. Finalement installé à Luton (Bedfordshire), The John Evan Band se sépare par manque de succès.

Ian Anderson rejoint lors le groupe local McGregor's Engine. Un agent transforme le nom du groupe en Jethro Tull, du nom d'un pionnier de l'agriculture moderne, pour le rendre plus facilement mémorisable. Alors orienté sur un blues rock fleurant bon le British Blues Boom, Jethro Tull signe avec le jeune label Chrysalis.

This Was, le premier album de Jethro Tull en 1968, ne laisse pas un grand souvenir, pas plus que l'apparition du groupe dans le fameux The Rolling Stones Rock and Roll Circus la même année. Tommy Iommi, futur guitariste de Black Sabbath, joue brièvement avec Jethro Tull durant cette période. C'est avec l'arrivée de Martin Barre (guitare) en 1969, que Jethro Tull définit le son qui va faire son succès.

Développant un rock progressif, alors en vogue dans le sillage du fameux son de Canterburry, Jethro Tull sort Stand Up, classé n° 1 en Angleterre et n° 20 aux Etats-Unis. Idéalement lancé, Jethro Tull est prêt pour commettre avec Aqualung, l'un des albums marquants des années 70. Mélodies oscillant entre rock progressif et hard rock, Aqualung se trouve à l'exact confluent des deux courants majeurs de l'époque. La flûte de Ian Anderson apporte de plus une ambiance médiévale qui achève de faire d'Aqualung un des symboles de 1971.

L'album suivant Thick as a Brick en 1972 n'est pas en reste, il conforte la place de Jethro Tull parmi les grands. Thick as a Brick est alors n°1 aux Etats-Unis et n° 5 en Angleterre. A Passion Play en 1973 perpétue le succès, mais Jethro Tull inaugure alors une série d'albums conceptuels qui vont précipiter sa chute. Le faible War Child (1974) est heureusement suivi par Minstrel in the Gallery (1975), un des derniers bons crus de Jethro Tull.

Le risible Too Old to Rock 'n' Roll: Too Young to Die! (1976) fait la joie des punks et symbolise la ringardise des dinosaures du rock. Cependant, Ian anderson a plus d'une note sur sa flûte, il a surtout l'intelligence d'abandonner les concepts fumeux et de revenir à un folk rock progressif des plus habiles. Songs from the Woods (1977) et Heavy Horses (1978) témoignent de ce nouveau changement de cap de Jethro Tull.

Années 80 obligent, Jethro Tull, décidément pas à un revirement près, se convertit aux synthétiseurs et autres boîtes à rythmes. Le résultat est des plus mitigés malgré l'apport ponctuel de Phil Collins ou Eddie jobson. Devant le manque de succès de cette formule, Jethro Tull revient à un hard rock qu'il veut heavy. Nouvelle déception avec une suite d'albums qui ne soulèvent que peu d'enthousiasme.

Caméléon incorrigible, Jethro Tull est ensuite atteint par rien moins que l'influence de la world music. J-Tull Dot Com en 1999, témoigne du ridicule de la chose. Hormis sa période faste, Jethro Tull a surtout usé son imagination à survivre. Désormais le groupe capitalise principalement sur la sortie d'enregistrements en public, qu'ils soient issus d'archives avec Nothing Is Easy: Live at the Isle of Wight 1970 (2004), où plus récents comme Live at Montreux 2003 (2007).

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