Critique
La scène folk française a toujours eu de jolies choses à proposer. Si le grand public n’a jamais vraiment su se pencher sur la qualité des artistes hexagonaux, ces derniers n’en n’ont pour autant toujours pas retourné leur veste dans l’espoir qu’une reconnaissance plus facile à obtenir point le bout de son nez. Jil is Lucky fait partie de cette vague.
Original par son approche, accrocheur par la nature de ses compositions et libre de mouvements car sans aucune véritable pression médiatique apparente lors qu’il se lance avec son premier album. Un disque qui pourrait passer pour une sorte de croisement entre folk à l’américaine et musique yiddish, une pointe de pop en guise de cerise sur le gâteau. A la fois traditionnelle et psychédélique, la musique de Jil is Lucky ose parler en douceur des différences de chaque être.
L’artiste pose avec un groupe à l’image aussi drôle qu’emprunte de gravité où se croisent rabbins et autres responsables religieux habillés comme des Biomen sortis tout droit d’une série japonaise. Quelque part entre Neil Young, The Velvet Underground, les fanfares de l’Est et la culture ashkénaze, ce premier album touche tant pas sa beauté simple que par sa diversité qui pourrait presque en faire un disque de musique ambiante, à la fois folk, post rock et world.
Une réussite incarnée à travers des chansons comme «
The Wanderer » ou l’extraordinaire «
Hoovering Machine » de clôture. Le petit frère de Bensé et bassiste de ce dernier a définitivement prouvé qu’il avait une vie bien à lui en dehors de l’aventure familiale. Une vie pleine de lumière et d’amour d’autrui.
Guillaume Ley - Copyright 2012 Music Story
Description du produit
« Voix sucrée, cuivres ivres et violons extravagants, la pop folk de Jil is Lucky jongle joliment entre douceur et folie. » C'est en voyageant que Jil, 25 ans, va se découvrir et rencontrer au détour des rues de Prague, New York, Berlin ou Sidi Bel Abbès les musiciens qui l'accompagneront. Les influences de Jil, tout le monde les devine, mais tout l'art du chanteur réside en la manière de les célébrer. En écoutant Jil Is Lucky, on se surprendra à voir Leonard Cohen dansant ivre au son des cuivres de la Soul endiablée d'Otis Redding ; ou encore les Beach Boys et Jonathan Richman se livrant à un Ipod Battle sans merci dans un bar Antifolk du ghetto de Varsovie. The Wanderer, premier titre et single du groupe marque la naissance officielle de Jil Is Lucky. La sortie d'un maxi début 2008, travaillé comme un album, connaît un très beau succès d'estime et de vente. Un des albums Indie pop les plus attendus de cette année. Le buzz du moment ! Un univers graphique délirant.