Encore une fois Jean Tubéry nous offre un bijou !
Ces oeuvres de Pachelbel sont proprement extraordinaires... Ces cantates stophique (succession de versets) et motets montrent ce que la musique allemande à de plus subtile et de plus jubilatoire.
Prenons un exemple : Christ lag in todes banden.
Le traitement contapuntique qui accompagne le choral éponyme est époustoufflant de science et de naturel, traité parfois simplement en cantus firmus ou en incise des imitations , soit laissé de coté par les voix solistes (verset 2/4), ou bien encore en accompagnement instrumental (verset 3). Même quand le choral ne ce fait pas entendre il est présent ! Et quelle bonheur quand il sort du flot des voix...
La proximité avec la cantate BWV 4 de J.S. Bach est plus qu'évidente ! Et si j'osais... du même tonneau !
Quand au intérprètes : ils sont superlatifs ! On entend leur bonheur de chanter et jouer ces oeuvres... mention spéciale à Mlle Lefilliâte qui réinvesti ici tout le travail réalisé ces dernières années dans le domaine de la musique française.