John Eliot Gardiner

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Biographie

Né le 20 avril 1943 à Fontmell Magna dans le Dorset, John Eliot Gardiner grandit dans la commune voisine de Springhead où se sont établis ses parents. Petit-fils de l'égyptologue Alan Henderson Gardiner, il étudie à l'école privée de Bryanston avant de se spécialiser en histoire et langue arabe au King's College de Cambridge. Musicien accompli, il souhaite dès l'âge de quinze ans entreprendre une carrière de chef d'orchestre, ce qu'il prépare brillamment en entraînant les chorales d'Oxford et de Cambrdige.

En 1964, John Eliot Gardiner a tout juste vingt ans lorsqu'il organise une tournée ... Lire la suite

Né le 20 avril 1943 à Fontmell Magna dans le Dorset, John Eliot Gardiner grandit dans la commune voisine de Springhead où se sont établis ses parents. Petit-fils de l'égyptologue Alan Henderson Gardiner, il étudie à l'école privée de Bryanston avant de se spécialiser en histoire et langue arabe au King's College de Cambridge. Musicien accompli, il souhaite dès l'âge de quinze ans entreprendre une carrière de chef d'orchestre, ce qu'il prépare brillamment en entraînant les chorales d'Oxford et de Cambrdige.

En 1964, John Eliot Gardiner a tout juste vingt ans lorsqu'il organise une tournée régionale de la chorale Oxford and Cambridge Singers à travers l'est de l'Angleterre. Dans la foulée il fonde The Monteverdi Choir qui deviendra l'un des ensembles de choeurs les plus renommés du Royaume-Uni et de la musique baroque. Après des études approfondies au King's College de Londres avec Thurston Dart et des cours auprès de Nadia Boulanger à Paris en 1967 et 1968, John Eliot Gardiner se lance dans l'arène des concerts londoniens. En 1969, il fait ses débuts lors d'une soirée Promenade Concert et fait connaître sa propre formation, The Monteverdi Orchestra, qui joue sur des instruments modernes. Ce n'est que par la suite qu'il adoptera l'interprétation sur instruments d'époque. Pour le moment, Gardiner dirige son premier opéra au London Coliseum lors d'une représentation de La Flûte enchantée pour The English National Opera. En 1973, il fait ses débuts à l'Opéra de Covent Garden à Londres dans une production d'Iphigénie en Tauride de Gluck qui sera enregistrée.

L'année 1977 voit la création de sa nouvelle formation, The English Baroque Soloists, qui n'être autre que The Monteverdi Orchestra jouant sur instruments d'époque. L'orchestre est inauguré au festival de musique ancienne à Innsbruck, en Autriche, pour l'opéra Acis and Galatea de G. F. Haendel qui est l'un des compositeurs favoris de Gardiner. Deux ans plus tard, John Eliot Gardiner fait ses débuts aux États-Unis avec le Dallas Symphony Orchestra local, dont il devient un collaborateur régulier sur instruments modernes. La vague baroque qui envahit alors l'Europe et voit l'éclosion de nouveaux ensembles fidèles à l'esprit d'époque n'a pas encore traversé l'Atlantique. Entre 1980 et 1983, le chef anglais poursuit son travail sur le sol américain en prenant la direction du CBC Vancouver Symphony Orchestra avant de revenir sur le continent européen.

Nommé à la tête de l'Opéra de Lyon en 1983, John Eliot Gardiner reste en poste jusqu'en 1988. Le renouvellement en profondeur de l'orchestre qu'il effectue ne se passe pas sans heurts et ses choix sont vivement critiqués. Malgré tout, les productions des opéras de Mozart qu'il met en oeuvre rencontrent un vrai succès. L'Université de Lyon lui décerne le titre de docteur honoris causa en 1987. En 1991, Gardiner prend les rênes de l'Orchestre Radio-Symphonique de Hambourg qu'il dirige jusqu'en 1994.

Depuis le début des années 1980, le chef anglais mène de front une carrière discographique remplie de succès pour les labels Arkiv-Produktion Philips et Erato. Ses interprétations fidèles et méticuleuses incluent des oeuvres de G. F. Haendel (Water Music en 1982, les opéras Solomon, Alcina,  ) Henry Purcell (The Fairy Queen), Monteverdi (Vespro della Beata Vergine en 1985, L'Orfeo en 1987) J. S. Bach (Messe en si mineur et Passion Selon Saint-Jean en 1986) et Willibald Gluck (Iphigénie en Tauride). Au fil du temps, John Eliot Gardiner fait évoluer son répertoire vers l'époque classique. Ainsi voient le jour les Concertos pour piano n°20 & n°21 de Mozart dans une veine plus ancienne que ses confrères. En 1989 paraît son interprétation très attendue du Messie de Haendel, suivi du Requiem de Mozart, de la Missa Solemnis de Beethoven puis l'intégrale des Concertos pour piano de Mozart et l'acclamé Requiem allemand de Brahms.

En 1990, quand prend fin son mandat à la tête du festival Haendel de Göttingen, Gardiner a fondé une nouvelle phalange baptisé Orchestre Révolutionnaire et Romantique, spécialisé dans la musique du XVIIIème siècle (Beethoven, Brahms, Berlioz, Mendelssohn, Schumann, Verdi, Weber). La Messe solennelle de Berlioz enregistrée par cette formation offre à son chef son premier Grammy Award, en 1994. Auparavant, en 1992 a démarré un cycle de Cantates de Bach parallèlement aux opéras de la maturité de Mozart qui sont revisités un à un (Idoménée, Les Noces de Figaro, Cosi fan tutte, Don Giovanni et La Flûte enchantée). L'année 1994 est aussi celle de l'intégrale des Symphonies de Beethoven, très appréciées même si souvent boudées de la critique qui semble réduire Gardiner au registre baroque.

Invité par le Cleveland Orchestra, le Berliner Philharmoniker, le Royal Concertgebouw, le Wiener Philharmoniker et le Philharmonia de Londres, Gardiner se voit aussi confier la direction de l'opéra de Puccini Manon Lescaut au festival de Glyndebourne. Sa discographie évaluée à près de 300 enregistrements s'étoffe avec Le Couronnement de Poppée (Monteverdi) en 1996, des oeuvres de Chabrier et de Rodrigo, des lieder de Mahler, les opéras Agrippina (Haendel) et Fidelio (Beethoven), L'Enfance du Christ de Berlioz, etc. En 2000, le chef se lance un nouveau défi avec la tournée Bach Cantata Pilgrimage qui le voit faire le tour du monde des églises d'Europe et des États-Unis. Sur son nouveau label Soli Deo Gloria paraissent une trentaine de volumes consacrés à ces cantates. En 2004, The Monteverdi Choir effectue une tournée dont le tracé suit la route de Saint Jacques de Compostelle, de la France à l'Espagne. En 2007 est enregistré une deuxième version du Requiem allemand, en public cette fois. En 2012, l'album des Motets de Bach est salué par toute la critique. En 2013, le coffret The John Eliot Gardiner Collection publié par Deutsche Grammophon résume son oeuvre en trente volumes originaux.

Nommé Commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique en 1989, Sir Joh Eliot Gardiner a été fait pair du Royaume-Uni en 1998, docteur honoris causa de l'Université de Crémone (Italie) en 2006 et a reçu le Prix Bach de la Fondation Kohn en 2008. En 2011, il a reçu les insignes de Chevalier de la Légion d'honneur. En 2012, la revue anglaise Gramophone l'a intronisé dans son Hall of Fame. Copyright 2014 Music Story Loïc Picaud

Né le 20 avril 1943 à Fontmell Magna dans le Dorset, John Eliot Gardiner grandit dans la commune voisine de Springhead où se sont établis ses parents. Petit-fils de l'égyptologue Alan Henderson Gardiner, il étudie à l'école privée de Bryanston avant de se spécialiser en histoire et langue arabe au King's College de Cambridge. Musicien accompli, il souhaite dès l'âge de quinze ans entreprendre une carrière de chef d'orchestre, ce qu'il prépare brillamment en entraînant les chorales d'Oxford et de Cambrdige.

En 1964, John Eliot Gardiner a tout juste vingt ans lorsqu'il organise une tournée régionale de la chorale Oxford and Cambridge Singers à travers l'est de l'Angleterre. Dans la foulée il fonde The Monteverdi Choir qui deviendra l'un des ensembles de choeurs les plus renommés du Royaume-Uni et de la musique baroque. Après des études approfondies au King's College de Londres avec Thurston Dart et des cours auprès de Nadia Boulanger à Paris en 1967 et 1968, John Eliot Gardiner se lance dans l'arène des concerts londoniens. En 1969, il fait ses débuts lors d'une soirée Promenade Concert et fait connaître sa propre formation, The Monteverdi Orchestra, qui joue sur des instruments modernes. Ce n'est que par la suite qu'il adoptera l'interprétation sur instruments d'époque. Pour le moment, Gardiner dirige son premier opéra au London Coliseum lors d'une représentation de La Flûte enchantée pour The English National Opera. En 1973, il fait ses débuts à l'Opéra de Covent Garden à Londres dans une production d'Iphigénie en Tauride de Gluck qui sera enregistrée.

L'année 1977 voit la création de sa nouvelle formation, The English Baroque Soloists, qui n'être autre que The Monteverdi Orchestra jouant sur instruments d'époque. L'orchestre est inauguré au festival de musique ancienne à Innsbruck, en Autriche, pour l'opéra Acis and Galatea de G. F. Haendel qui est l'un des compositeurs favoris de Gardiner. Deux ans plus tard, John Eliot Gardiner fait ses débuts aux États-Unis avec le Dallas Symphony Orchestra local, dont il devient un collaborateur régulier sur instruments modernes. La vague baroque qui envahit alors l'Europe et voit l'éclosion de nouveaux ensembles fidèles à l'esprit d'époque n'a pas encore traversé l'Atlantique. Entre 1980 et 1983, le chef anglais poursuit son travail sur le sol américain en prenant la direction du CBC Vancouver Symphony Orchestra avant de revenir sur le continent européen.

Nommé à la tête de l'Opéra de Lyon en 1983, John Eliot Gardiner reste en poste jusqu'en 1988. Le renouvellement en profondeur de l'orchestre qu'il effectue ne se passe pas sans heurts et ses choix sont vivement critiqués. Malgré tout, les productions des opéras de Mozart qu'il met en oeuvre rencontrent un vrai succès. L'Université de Lyon lui décerne le titre de docteur honoris causa en 1987. En 1991, Gardiner prend les rênes de l'Orchestre Radio-Symphonique de Hambourg qu'il dirige jusqu'en 1994.

Depuis le début des années 1980, le chef anglais mène de front une carrière discographique remplie de succès pour les labels Arkiv-Produktion Philips et Erato. Ses interprétations fidèles et méticuleuses incluent des oeuvres de G. F. Haendel (Water Music en 1982, les opéras Solomon, Alcina,  ) Henry Purcell (The Fairy Queen), Monteverdi (Vespro della Beata Vergine en 1985, L'Orfeo en 1987) J. S. Bach (Messe en si mineur et Passion Selon Saint-Jean en 1986) et Willibald Gluck (Iphigénie en Tauride). Au fil du temps, John Eliot Gardiner fait évoluer son répertoire vers l'époque classique. Ainsi voient le jour les Concertos pour piano n°20 & n°21 de Mozart dans une veine plus ancienne que ses confrères. En 1989 paraît son interprétation très attendue du Messie de Haendel, suivi du Requiem de Mozart, de la Missa Solemnis de Beethoven puis l'intégrale des Concertos pour piano de Mozart et l'acclamé Requiem allemand de Brahms.

En 1990, quand prend fin son mandat à la tête du festival Haendel de Göttingen, Gardiner a fondé une nouvelle phalange baptisé Orchestre Révolutionnaire et Romantique, spécialisé dans la musique du XVIIIème siècle (Beethoven, Brahms, Berlioz, Mendelssohn, Schumann, Verdi, Weber). La Messe solennelle de Berlioz enregistrée par cette formation offre à son chef son premier Grammy Award, en 1994. Auparavant, en 1992 a démarré un cycle de Cantates de Bach parallèlement aux opéras de la maturité de Mozart qui sont revisités un à un (Idoménée, Les Noces de Figaro, Cosi fan tutte, Don Giovanni et La Flûte enchantée). L'année 1994 est aussi celle de l'intégrale des Symphonies de Beethoven, très appréciées même si souvent boudées de la critique qui semble réduire Gardiner au registre baroque.

Invité par le Cleveland Orchestra, le Berliner Philharmoniker, le Royal Concertgebouw, le Wiener Philharmoniker et le Philharmonia de Londres, Gardiner se voit aussi confier la direction de l'opéra de Puccini Manon Lescaut au festival de Glyndebourne. Sa discographie évaluée à près de 300 enregistrements s'étoffe avec Le Couronnement de Poppée (Monteverdi) en 1996, des oeuvres de Chabrier et de Rodrigo, des lieder de Mahler, les opéras Agrippina (Haendel) et Fidelio (Beethoven), L'Enfance du Christ de Berlioz, etc. En 2000, le chef se lance un nouveau défi avec la tournée Bach Cantata Pilgrimage qui le voit faire le tour du monde des églises d'Europe et des États-Unis. Sur son nouveau label Soli Deo Gloria paraissent une trentaine de volumes consacrés à ces cantates. En 2004, The Monteverdi Choir effectue une tournée dont le tracé suit la route de Saint Jacques de Compostelle, de la France à l'Espagne. En 2007 est enregistré une deuxième version du Requiem allemand, en public cette fois. En 2012, l'album des Motets de Bach est salué par toute la critique. En 2013, le coffret The John Eliot Gardiner Collection publié par Deutsche Grammophon résume son oeuvre en trente volumes originaux.

Nommé Commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique en 1989, Sir Joh Eliot Gardiner a été fait pair du Royaume-Uni en 1998, docteur honoris causa de l'Université de Crémone (Italie) en 2006 et a reçu le Prix Bach de la Fondation Kohn en 2008. En 2011, il a reçu les insignes de Chevalier de la Légion d'honneur. En 2012, la revue anglaise Gramophone l'a intronisé dans son Hall of Fame. Copyright 2014 Music Story Loïc Picaud

Né le 20 avril 1943 à Fontmell Magna dans le Dorset, John Eliot Gardiner grandit dans la commune voisine de Springhead où se sont établis ses parents. Petit-fils de l'égyptologue Alan Henderson Gardiner, il étudie à l'école privée de Bryanston avant de se spécialiser en histoire et langue arabe au King's College de Cambridge. Musicien accompli, il souhaite dès l'âge de quinze ans entreprendre une carrière de chef d'orchestre, ce qu'il prépare brillamment en entraînant les chorales d'Oxford et de Cambrdige.

En 1964, John Eliot Gardiner a tout juste vingt ans lorsqu'il organise une tournée régionale de la chorale Oxford and Cambridge Singers à travers l'est de l'Angleterre. Dans la foulée il fonde The Monteverdi Choir qui deviendra l'un des ensembles de choeurs les plus renommés du Royaume-Uni et de la musique baroque. Après des études approfondies au King's College de Londres avec Thurston Dart et des cours auprès de Nadia Boulanger à Paris en 1967 et 1968, John Eliot Gardiner se lance dans l'arène des concerts londoniens. En 1969, il fait ses débuts lors d'une soirée Promenade Concert et fait connaître sa propre formation, The Monteverdi Orchestra, qui joue sur des instruments modernes. Ce n'est que par la suite qu'il adoptera l'interprétation sur instruments d'époque. Pour le moment, Gardiner dirige son premier opéra au London Coliseum lors d'une représentation de La Flûte enchantée pour The English National Opera. En 1973, il fait ses débuts à l'Opéra de Covent Garden à Londres dans une production d'Iphigénie en Tauride de Gluck qui sera enregistrée.

L'année 1977 voit la création de sa nouvelle formation, The English Baroque Soloists, qui n'être autre que The Monteverdi Orchestra jouant sur instruments d'époque. L'orchestre est inauguré au festival de musique ancienne à Innsbruck, en Autriche, pour l'opéra Acis and Galatea de G. F. Haendel qui est l'un des compositeurs favoris de Gardiner. Deux ans plus tard, John Eliot Gardiner fait ses débuts aux États-Unis avec le Dallas Symphony Orchestra local, dont il devient un collaborateur régulier sur instruments modernes. La vague baroque qui envahit alors l'Europe et voit l'éclosion de nouveaux ensembles fidèles à l'esprit d'époque n'a pas encore traversé l'Atlantique. Entre 1980 et 1983, le chef anglais poursuit son travail sur le sol américain en prenant la direction du CBC Vancouver Symphony Orchestra avant de revenir sur le continent européen.

Nommé à la tête de l'Opéra de Lyon en 1983, John Eliot Gardiner reste en poste jusqu'en 1988. Le renouvellement en profondeur de l'orchestre qu'il effectue ne se passe pas sans heurts et ses choix sont vivement critiqués. Malgré tout, les productions des opéras de Mozart qu'il met en oeuvre rencontrent un vrai succès. L'Université de Lyon lui décerne le titre de docteur honoris causa en 1987. En 1991, Gardiner prend les rênes de l'Orchestre Radio-Symphonique de Hambourg qu'il dirige jusqu'en 1994.

Depuis le début des années 1980, le chef anglais mène de front une carrière discographique remplie de succès pour les labels Arkiv-Produktion Philips et Erato. Ses interprétations fidèles et méticuleuses incluent des oeuvres de G. F. Haendel (Water Music en 1982, les opéras Solomon, Alcina,  ) Henry Purcell (The Fairy Queen), Monteverdi (Vespro della Beata Vergine en 1985, L'Orfeo en 1987) J. S. Bach (Messe en si mineur et Passion Selon Saint-Jean en 1986) et Willibald Gluck (Iphigénie en Tauride). Au fil du temps, John Eliot Gardiner fait évoluer son répertoire vers l'époque classique. Ainsi voient le jour les Concertos pour piano n°20 & n°21 de Mozart dans une veine plus ancienne que ses confrères. En 1989 paraît son interprétation très attendue du Messie de Haendel, suivi du Requiem de Mozart, de la Missa Solemnis de Beethoven puis l'intégrale des Concertos pour piano de Mozart et l'acclamé Requiem allemand de Brahms.

En 1990, quand prend fin son mandat à la tête du festival Haendel de Göttingen, Gardiner a fondé une nouvelle phalange baptisé Orchestre Révolutionnaire et Romantique, spécialisé dans la musique du XVIIIème siècle (Beethoven, Brahms, Berlioz, Mendelssohn, Schumann, Verdi, Weber). La Messe solennelle de Berlioz enregistrée par cette formation offre à son chef son premier Grammy Award, en 1994. Auparavant, en 1992 a démarré un cycle de Cantates de Bach parallèlement aux opéras de la maturité de Mozart qui sont revisités un à un (Idoménée, Les Noces de Figaro, Cosi fan tutte, Don Giovanni et La Flûte enchantée). L'année 1994 est aussi celle de l'intégrale des Symphonies de Beethoven, très appréciées même si souvent boudées de la critique qui semble réduire Gardiner au registre baroque.

Invité par le Cleveland Orchestra, le Berliner Philharmoniker, le Royal Concertgebouw, le Wiener Philharmoniker et le Philharmonia de Londres, Gardiner se voit aussi confier la direction de l'opéra de Puccini Manon Lescaut au festival de Glyndebourne. Sa discographie évaluée à près de 300 enregistrements s'étoffe avec Le Couronnement de Poppée (Monteverdi) en 1996, des oeuvres de Chabrier et de Rodrigo, des lieder de Mahler, les opéras Agrippina (Haendel) et Fidelio (Beethoven), L'Enfance du Christ de Berlioz, etc. En 2000, le chef se lance un nouveau défi avec la tournée Bach Cantata Pilgrimage qui le voit faire le tour du monde des églises d'Europe et des États-Unis. Sur son nouveau label Soli Deo Gloria paraissent une trentaine de volumes consacrés à ces cantates. En 2004, The Monteverdi Choir effectue une tournée dont le tracé suit la route de Saint Jacques de Compostelle, de la France à l'Espagne. En 2007 est enregistré une deuxième version du Requiem allemand, en public cette fois. En 2012, l'album des Motets de Bach est salué par toute la critique. En 2013, le coffret The John Eliot Gardiner Collection publié par Deutsche Grammophon résume son oeuvre en trente volumes originaux.

Nommé Commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique en 1989, Sir Joh Eliot Gardiner a été fait pair du Royaume-Uni en 1998, docteur honoris causa de l'Université de Crémone (Italie) en 2006 et a reçu le Prix Bach de la Fondation Kohn en 2008. En 2011, il a reçu les insignes de Chevalier de la Légion d'honneur. En 2012, la revue anglaise Gramophone l'a intronisé dans son Hall of Fame. Copyright 2014 Music Story Loïc Picaud


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