Charlie Daniels, figure emblématique du rock sudiste, l'a joué solo dans son intéressant album éponyme précédent. En 1972, il étoffe son jeu en ouvrant les portes de l'affaire Charlie Daniels à des musiciens chevronnés. Le carnet d'adresses de ce vieux briscard, musicien de session par ailleurs, recèle de baroudeurs et pointures en tous genres, aussi n'a-t-il aucune difficulté à constituer ce qui allait devenir, pour l'avenir et l'éternité, The Charlie Daniels Band (Joel « Taz » DiGregorio, Earl Grigsky et Jeff Myer). Ces gars ont décidé de faire du bon rock sudiste et vont s'y coller dès ce premier album Te John Grease & Wolfman de 1972. Pas génial, c'est pourtant déjà du costaud ces Billy Joe Young, Great Big Bunches Of Love (qui ouvrait déjà l'album solo, il me semble), Parchmont Farm, Drinkin' Wine Spo-Dee-O-Dee, I'll Try Again Tomorrow. Si Charlie Daniels et sa troupe ne volent pas encore dans les hautes sphères du genre, ils jettent les bases de ce que sera leur futur. Demain sera un autre jour, comme ils le chantent sur cet album. Patience, patience... le meilleur s'annonce.