John Lee Hooker


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Biographie

On s'interroge, et lui-même n'a jamais vraiment levé le voile : John Lee The Hook Hooker serait né quelque part entre le 17 et le 22 août 1917.
Chose avérée en tout cas, cela se passait à proximité de Clarksdale (ville mythique où le chanteur Robert Johnson aurait vendu son âme au Diable, qui a vu entre autres naître rien moins que Sam Cooke, ou Ike Turner, et où Muddy Waters habita près de trente années durant), dans le comté de Coahoma (Mississippi).

Le petit garçon est cousin du bluesman Earl Hooker (souvent considéré comme le plus grand guitariste de la scène de Detroit). Il est le ... Lire la suite

On s'interroge, et lui-même n'a jamais vraiment levé le voile : John Lee The Hook Hooker serait né quelque part entre le 17 et le 22 août 1917.
Chose avérée en tout cas, cela se passait à proximité de Clarksdale (ville mythique où le chanteur Robert Johnson aurait vendu son âme au Diable, qui a vu entre autres naître rien moins que Sam Cooke, ou Ike Turner, et où Muddy Waters habita près de trente années durant), dans le comté de Coahoma (Mississippi).

Le petit garçon est cousin du bluesman Earl Hooker (souvent considéré comme le plus grand guitariste de la scène de Detroit). Il est le dernier-né d'une fratrie de onze, et a grandi dans une famille pauvre de métayers. Son père, William, par ailleurs pasteur de la communauté, ne l'autorise dès son enfance qu'à pratiquer le chant choral à l'église.

Mais au divorce de ses parents, John Lee passe des rives enchantées du gospel, aux sentiers plus escarpés du blues, grâce au nouveau mari de sa mère (Minnie Ramsey), l'ouvrier agricole (le jour) et chanteur profane (la nuit) Willie Moore. Ce dernier lui inculque ce qui deviendra la première composante du style de Hooker, ce blues primitif et hypnotique, presque plus parlé que chanté, hérité des chants de travail des esclaves. Hooker est âgé de quinze ans lorsque son père disparaît : il quitte alors la maison de sa mère, qu'il ne reverra jamais.

Detroit

En 1943, et après un séjour stérile à Memphis, durant la Deuxième Guerre mondiale, puis à Cincinnati, le chanteur vit désormais à Detroit (royaume des pianistes), où il tente, à la fois de se faire engager sur l'une des usines de montage de la capitale de l'industrie automobile de l'époque (il devient en fait concierge d'un atelier de la firme Ford), et à la fois de décrocher quelques contrats nocturnes dans les lieux de plaisir de la ville. Hooker s'aperçoit bien vite que, pour se frayer un chemin dans le brouhaha des consommateurs des bars et bordels, une guitare électrique s'avère indispensable. La sonorité particulière de ce type d'instrument sera la deuxième composante majeure de son style, tout d'agressivité, et d'énergie urbaine.

En 1948, Hooker est découvert par un disquaire (Elmer Barbee), qui le présente au producteur de Sensation Records (Bernard Besman), qui le présente à un micro : le chanteur a alors la faculté d'enregistrer « Boogie Chillen » : cette chanson, couplée au titre « Sally Mae » , restera emblématique de son style abrupt, et séminal. « Boogie Chillen » , dont les bandes sont revendues à Modern records, se vend à plus d'un million d'exemplaires. Le 45 tours suivant ( « I'm In The Mood » , et sa piste de chant enregistrée à trois reprises, comme une tentative historique d'overdub avant la lettre) prend le même chemin.

Detroit, encore

Planté devant un simple micro, seul, et donc libre de son tempo, une capsule de soda fichée sous la chaussure pour marquer le rythme, et une voix du fond des âges : John Lee Hooker peut entrer dans l'Histoire.

Mais avant d'entrer dans l'Histoire, il faut manger. Payé à la séance, Hooker est contraint de multiplier les sessions pour survivre - bien qu'illettré, il compose à tout va -, et il utilise plusieurs pseudonymes (Johnny Hooker, John Cooker, John Lee Booker), pour satisfaire la demande du marché, quitte à interpréter à plusieurs reprises peu ou prou la même chanson.

Comme la plupart de ses confrères, Hooker traverse les années cinquante dans les plus grandes difficultés : la société raciste interdit au public blanc de s'intéresser au blues, et le public noir a désormais porté son dévolu sur le rhythm and blues, festif et propice à la danse. Il n'en enregistre pas moins près de cent titres pour le label Vee Jay, en particulier avec le chanteur et guitariste Eddie Kirkland. En 1962, Hooker compose notamment ce qui reste comme sa chanson la plus connue, « Boom Boom » .

Londres

Le salut vient de l'autre côté de l'Atlantique : de jeunes groupes du British blues boom (leur leader John Mayall entraînant les jeunes pousses que sont alors les Animals, et leur version saluée de « Boom Boom » , ou les Yardbirds), mettent l'accent sur le répertoire de leurs grands frères américains, et Hooker, qui envisageait de redevenir métayer, est rattrapé par le col par cette soudaine exposition. A l'instar d'Howlin'Wolf ou Muddy waters, on lui offre un billet d'avion, pour des concerts européens triomphaux, qui le laissent éberlué.

De retour dans son pays, Hooker enregistre avec les stars de la scène de blues blanc de l'époque (Canned Heat, pour un album triomphal - Hooker'N'Heat - en 1970).

San Francisco

Hooker s'installe en Californie dès les années soixante-dix. En 1980, le chanteur fait une apparition remarquée dans le film The Blues Brothers (où il incarne un certain John Landis). L'album The Healer , dynamisé par la guitare slide et la production de Roy Rogers, rassemble en 1989 une noria d'invités connus et reconnus, tels Keith Richards, ou Carlos Santana, et, après s'être écoulé à plus d'un million d'exemplaires, se voit couronné du Grammy Award du meilleur album de blues traditionnel. La même année, il incarne le rôle-titre dans l'opéra rock de Pete Townshend The Iron Man .

Les albums se succèdent alors ( Mr.Lucky en 1991, Boom Boom en 1992, et Chill Out en 1995) , toujours avec le même succès. Hooker participe également à des sessions en compagnie de Branford Marsalis, ou B.B. King.

L'univers

Hooker est honoré en 1991 par le Rock and Roll Hall of Fame, et on peut, depuis 1997, piétiner son étoile sur Hollywood Boulevard. En 1998, L'album Don't Look Back , enregistré en compagnie de Van Morrison, se voit crédité de deux Grammy Awards (meilleur album de blues moderne, et meilleure chanson).

John Lee Hooker, se considérant alors en semi-retraite, devient par la suite tenancier de club de blues, en ouvrant le Boom Boom Room de San Francisco. Il consacre également la fin de sa vie à accabler de procès, et autres poursuites judiciaires, tous les labels qui s'étaient, depuis le début de sa carrière, abstenus de lui régler ses royalties. L'histoire est morale, puisque Hooker, opiniâtre, finit par obtenir gain de cause.

John Lee Hooker assure une ultime tournée européenne, enregistre un duo avec Zucchero ( Je repose avec un ange ), puis décède le 21 juin 2001. Il est âgé de quatre-vingt-trois ans.

Il laisse huit enfants, dix-neuf petits-enfants, et de nombreux arrière-petits-enfants. Et un neveu. Ses chansons ont été interprétées par les Animals, les White Stripes, les Yardbirds, Led Zeppelin, les Doors, Van Morrison, et beaucoup d'autres. Copyright 2014 Music Story Christian Larrède

On s'interroge, et lui-même n'a jamais vraiment levé le voile : John Lee The Hook Hooker serait né quelque part entre le 17 et le 22 août 1917.
Chose avérée en tout cas, cela se passait à proximité de Clarksdale (ville mythique où le chanteur Robert Johnson aurait vendu son âme au Diable, qui a vu entre autres naître rien moins que Sam Cooke, ou Ike Turner, et où Muddy Waters habita près de trente années durant), dans le comté de Coahoma (Mississippi).

Le petit garçon est cousin du bluesman Earl Hooker (souvent considéré comme le plus grand guitariste de la scène de Detroit). Il est le dernier-né d'une fratrie de onze, et a grandi dans une famille pauvre de métayers. Son père, William, par ailleurs pasteur de la communauté, ne l'autorise dès son enfance qu'à pratiquer le chant choral à l'église.

Mais au divorce de ses parents, John Lee passe des rives enchantées du gospel, aux sentiers plus escarpés du blues, grâce au nouveau mari de sa mère (Minnie Ramsey), l'ouvrier agricole (le jour) et chanteur profane (la nuit) Willie Moore. Ce dernier lui inculque ce qui deviendra la première composante du style de Hooker, ce blues primitif et hypnotique, presque plus parlé que chanté, hérité des chants de travail des esclaves. Hooker est âgé de quinze ans lorsque son père disparaît : il quitte alors la maison de sa mère, qu'il ne reverra jamais.

Detroit

En 1943, et après un séjour stérile à Memphis, durant la Deuxième Guerre mondiale, puis à Cincinnati, le chanteur vit désormais à Detroit (royaume des pianistes), où il tente, à la fois de se faire engager sur l'une des usines de montage de la capitale de l'industrie automobile de l'époque (il devient en fait concierge d'un atelier de la firme Ford), et à la fois de décrocher quelques contrats nocturnes dans les lieux de plaisir de la ville. Hooker s'aperçoit bien vite que, pour se frayer un chemin dans le brouhaha des consommateurs des bars et bordels, une guitare électrique s'avère indispensable. La sonorité particulière de ce type d'instrument sera la deuxième composante majeure de son style, tout d'agressivité, et d'énergie urbaine.

En 1948, Hooker est découvert par un disquaire (Elmer Barbee), qui le présente au producteur de Sensation Records (Bernard Besman), qui le présente à un micro : le chanteur a alors la faculté d'enregistrer « Boogie Chillen » : cette chanson, couplée au titre « Sally Mae » , restera emblématique de son style abrupt, et séminal. « Boogie Chillen » , dont les bandes sont revendues à Modern records, se vend à plus d'un million d'exemplaires. Le 45 tours suivant ( « I'm In The Mood » , et sa piste de chant enregistrée à trois reprises, comme une tentative historique d'overdub avant la lettre) prend le même chemin.

Detroit, encore

Planté devant un simple micro, seul, et donc libre de son tempo, une capsule de soda fichée sous la chaussure pour marquer le rythme, et une voix du fond des âges : John Lee Hooker peut entrer dans l'Histoire.

Mais avant d'entrer dans l'Histoire, il faut manger. Payé à la séance, Hooker est contraint de multiplier les sessions pour survivre - bien qu'illettré, il compose à tout va -, et il utilise plusieurs pseudonymes (Johnny Hooker, John Cooker, John Lee Booker), pour satisfaire la demande du marché, quitte à interpréter à plusieurs reprises peu ou prou la même chanson.

Comme la plupart de ses confrères, Hooker traverse les années cinquante dans les plus grandes difficultés : la société raciste interdit au public blanc de s'intéresser au blues, et le public noir a désormais porté son dévolu sur le rhythm and blues, festif et propice à la danse. Il n'en enregistre pas moins près de cent titres pour le label Vee Jay, en particulier avec le chanteur et guitariste Eddie Kirkland. En 1962, Hooker compose notamment ce qui reste comme sa chanson la plus connue, « Boom Boom » .

Londres

Le salut vient de l'autre côté de l'Atlantique : de jeunes groupes du British blues boom (leur leader John Mayall entraînant les jeunes pousses que sont alors les Animals, et leur version saluée de « Boom Boom » , ou les Yardbirds), mettent l'accent sur le répertoire de leurs grands frères américains, et Hooker, qui envisageait de redevenir métayer, est rattrapé par le col par cette soudaine exposition. A l'instar d'Howlin'Wolf ou Muddy waters, on lui offre un billet d'avion, pour des concerts européens triomphaux, qui le laissent éberlué.

De retour dans son pays, Hooker enregistre avec les stars de la scène de blues blanc de l'époque (Canned Heat, pour un album triomphal - Hooker'N'Heat - en 1970).

San Francisco

Hooker s'installe en Californie dès les années soixante-dix. En 1980, le chanteur fait une apparition remarquée dans le film The Blues Brothers (où il incarne un certain John Landis). L'album The Healer , dynamisé par la guitare slide et la production de Roy Rogers, rassemble en 1989 une noria d'invités connus et reconnus, tels Keith Richards, ou Carlos Santana, et, après s'être écoulé à plus d'un million d'exemplaires, se voit couronné du Grammy Award du meilleur album de blues traditionnel. La même année, il incarne le rôle-titre dans l'opéra rock de Pete Townshend The Iron Man .

Les albums se succèdent alors ( Mr.Lucky en 1991, Boom Boom en 1992, et Chill Out en 1995) , toujours avec le même succès. Hooker participe également à des sessions en compagnie de Branford Marsalis, ou B.B. King.

L'univers

Hooker est honoré en 1991 par le Rock and Roll Hall of Fame, et on peut, depuis 1997, piétiner son étoile sur Hollywood Boulevard. En 1998, L'album Don't Look Back , enregistré en compagnie de Van Morrison, se voit crédité de deux Grammy Awards (meilleur album de blues moderne, et meilleure chanson).

John Lee Hooker, se considérant alors en semi-retraite, devient par la suite tenancier de club de blues, en ouvrant le Boom Boom Room de San Francisco. Il consacre également la fin de sa vie à accabler de procès, et autres poursuites judiciaires, tous les labels qui s'étaient, depuis le début de sa carrière, abstenus de lui régler ses royalties. L'histoire est morale, puisque Hooker, opiniâtre, finit par obtenir gain de cause.

John Lee Hooker assure une ultime tournée européenne, enregistre un duo avec Zucchero ( Je repose avec un ange ), puis décède le 21 juin 2001. Il est âgé de quatre-vingt-trois ans.

Il laisse huit enfants, dix-neuf petits-enfants, et de nombreux arrière-petits-enfants. Et un neveu. Ses chansons ont été interprétées par les Animals, les White Stripes, les Yardbirds, Led Zeppelin, les Doors, Van Morrison, et beaucoup d'autres. Copyright 2014 Music Story Christian Larrède

On s'interroge, et lui-même n'a jamais vraiment levé le voile : John Lee The Hook Hooker serait né quelque part entre le 17 et le 22 août 1917.
Chose avérée en tout cas, cela se passait à proximité de Clarksdale (ville mythique où le chanteur Robert Johnson aurait vendu son âme au Diable, qui a vu entre autres naître rien moins que Sam Cooke, ou Ike Turner, et où Muddy Waters habita près de trente années durant), dans le comté de Coahoma (Mississippi).

Le petit garçon est cousin du bluesman Earl Hooker (souvent considéré comme le plus grand guitariste de la scène de Detroit). Il est le dernier-né d'une fratrie de onze, et a grandi dans une famille pauvre de métayers. Son père, William, par ailleurs pasteur de la communauté, ne l'autorise dès son enfance qu'à pratiquer le chant choral à l'église.

Mais au divorce de ses parents, John Lee passe des rives enchantées du gospel, aux sentiers plus escarpés du blues, grâce au nouveau mari de sa mère (Minnie Ramsey), l'ouvrier agricole (le jour) et chanteur profane (la nuit) Willie Moore. Ce dernier lui inculque ce qui deviendra la première composante du style de Hooker, ce blues primitif et hypnotique, presque plus parlé que chanté, hérité des chants de travail des esclaves. Hooker est âgé de quinze ans lorsque son père disparaît : il quitte alors la maison de sa mère, qu'il ne reverra jamais.

Detroit

En 1943, et après un séjour stérile à Memphis, durant la Deuxième Guerre mondiale, puis à Cincinnati, le chanteur vit désormais à Detroit (royaume des pianistes), où il tente, à la fois de se faire engager sur l'une des usines de montage de la capitale de l'industrie automobile de l'époque (il devient en fait concierge d'un atelier de la firme Ford), et à la fois de décrocher quelques contrats nocturnes dans les lieux de plaisir de la ville. Hooker s'aperçoit bien vite que, pour se frayer un chemin dans le brouhaha des consommateurs des bars et bordels, une guitare électrique s'avère indispensable. La sonorité particulière de ce type d'instrument sera la deuxième composante majeure de son style, tout d'agressivité, et d'énergie urbaine.

En 1948, Hooker est découvert par un disquaire (Elmer Barbee), qui le présente au producteur de Sensation Records (Bernard Besman), qui le présente à un micro : le chanteur a alors la faculté d'enregistrer « Boogie Chillen » : cette chanson, couplée au titre « Sally Mae » , restera emblématique de son style abrupt, et séminal. « Boogie Chillen » , dont les bandes sont revendues à Modern records, se vend à plus d'un million d'exemplaires. Le 45 tours suivant ( « I'm In The Mood » , et sa piste de chant enregistrée à trois reprises, comme une tentative historique d'overdub avant la lettre) prend le même chemin.

Detroit, encore

Planté devant un simple micro, seul, et donc libre de son tempo, une capsule de soda fichée sous la chaussure pour marquer le rythme, et une voix du fond des âges : John Lee Hooker peut entrer dans l'Histoire.

Mais avant d'entrer dans l'Histoire, il faut manger. Payé à la séance, Hooker est contraint de multiplier les sessions pour survivre - bien qu'illettré, il compose à tout va -, et il utilise plusieurs pseudonymes (Johnny Hooker, John Cooker, John Lee Booker), pour satisfaire la demande du marché, quitte à interpréter à plusieurs reprises peu ou prou la même chanson.

Comme la plupart de ses confrères, Hooker traverse les années cinquante dans les plus grandes difficultés : la société raciste interdit au public blanc de s'intéresser au blues, et le public noir a désormais porté son dévolu sur le rhythm and blues, festif et propice à la danse. Il n'en enregistre pas moins près de cent titres pour le label Vee Jay, en particulier avec le chanteur et guitariste Eddie Kirkland. En 1962, Hooker compose notamment ce qui reste comme sa chanson la plus connue, « Boom Boom » .

Londres

Le salut vient de l'autre côté de l'Atlantique : de jeunes groupes du British blues boom (leur leader John Mayall entraînant les jeunes pousses que sont alors les Animals, et leur version saluée de « Boom Boom » , ou les Yardbirds), mettent l'accent sur le répertoire de leurs grands frères américains, et Hooker, qui envisageait de redevenir métayer, est rattrapé par le col par cette soudaine exposition. A l'instar d'Howlin'Wolf ou Muddy waters, on lui offre un billet d'avion, pour des concerts européens triomphaux, qui le laissent éberlué.

De retour dans son pays, Hooker enregistre avec les stars de la scène de blues blanc de l'époque (Canned Heat, pour un album triomphal - Hooker'N'Heat - en 1970).

San Francisco

Hooker s'installe en Californie dès les années soixante-dix. En 1980, le chanteur fait une apparition remarquée dans le film The Blues Brothers (où il incarne un certain John Landis). L'album The Healer , dynamisé par la guitare slide et la production de Roy Rogers, rassemble en 1989 une noria d'invités connus et reconnus, tels Keith Richards, ou Carlos Santana, et, après s'être écoulé à plus d'un million d'exemplaires, se voit couronné du Grammy Award du meilleur album de blues traditionnel. La même année, il incarne le rôle-titre dans l'opéra rock de Pete Townshend The Iron Man .

Les albums se succèdent alors ( Mr.Lucky en 1991, Boom Boom en 1992, et Chill Out en 1995) , toujours avec le même succès. Hooker participe également à des sessions en compagnie de Branford Marsalis, ou B.B. King.

L'univers

Hooker est honoré en 1991 par le Rock and Roll Hall of Fame, et on peut, depuis 1997, piétiner son étoile sur Hollywood Boulevard. En 1998, L'album Don't Look Back , enregistré en compagnie de Van Morrison, se voit crédité de deux Grammy Awards (meilleur album de blues moderne, et meilleure chanson).

John Lee Hooker, se considérant alors en semi-retraite, devient par la suite tenancier de club de blues, en ouvrant le Boom Boom Room de San Francisco. Il consacre également la fin de sa vie à accabler de procès, et autres poursuites judiciaires, tous les labels qui s'étaient, depuis le début de sa carrière, abstenus de lui régler ses royalties. L'histoire est morale, puisque Hooker, opiniâtre, finit par obtenir gain de cause.

John Lee Hooker assure une ultime tournée européenne, enregistre un duo avec Zucchero ( Je repose avec un ange ), puis décède le 21 juin 2001. Il est âgé de quatre-vingt-trois ans.

Il laisse huit enfants, dix-neuf petits-enfants, et de nombreux arrière-petits-enfants. Et un neveu. Ses chansons ont été interprétées par les Animals, les White Stripes, les Yardbirds, Led Zeppelin, les Doors, Van Morrison, et beaucoup d'autres. Copyright 2014 Music Story Christian Larrède


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