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John Wesley Harding


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Page Artiste Bob Dylan

Discographie

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Biographie

Bob Dylan, de son vrai nom Robert Allen Zimmerman, est né le 24 mai 1941 à Duluth (Minnesota). Adolescent, il trompe son ennui par l'initiation au piano et à l'harmonica, et dans la découverte des chanteurs de blues et de country, notamment Hank Williams. Il devient fan d'Elvis Presley et joue dans les Jokers, puis les Golden Chords, et s'approprie ... Plus de détails sur la Page Artiste Bob Dylan

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Détails sur le produit

  • CD (22 mars 2004)
  • Nombre de disques: 1
  • Label: Columbia
  • ASIN : B0001M0KDE
  • Autres éditions : CD  |  Cassette  |  Album vinyle  |  Téléchargement MP3
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1. Disque 1 piste 1
2. Disque 1 piste 2
3. Disque 1 piste 3
4. All along the watchtower
5. The ballad of frankie lee and judas priest
6. Drifter's escape
7. Dear landlord
8. I am a lonesome hobo
9. I pity the poor immigrant
10. The wicked messenger
11. Down along the cove
12. I'll be your baby tonight
13. John wesley harding
14. As I went out one morning
15. I dreamed I saw st. augustine

Descriptions du produit

Descriptions du produit

JOHN WESLEY HARDING

Critique

Curieux album que ce John Wesley Harding qui rompt un silence radio de deux ans, début 1968 en plein « flower power ». Alors que tous ses pairs anglais rivalisent de sophistication (Sgt. Peppers pour The Beatles et Their Satanic Majesties Request pour The Rolling Stones), Bob Dylan surprend en sortant son disque le plus épuré depuis quatre ans. Les recherches poétiques survoltées de Blonde on Blonde sont laissées de côté pour faire place à une écriture moins alambiquée tout en paraboles bibliques. L’accompagnement est minimal : une guitare sèche, une section basse batterie et quelques discrètes notes de piano et de « pedal steel ». De plus John Wesley Harding fait fi de la structure couplets-refrain pour se concentrer sur la narration d’histoires. Celles-ci regorgent de vagabonds, d’immigrants, de chapardeurs, de messagers et même de saints.

L’ensemble de l’album est très homogène et cohérent et tous les titres sont d’un haut niveau. Le titre principal « John Wesley Harding » est une allusion au hors-la-loi du même nom qu’il décrit comme un Robin des Bois de western altruiste et prenant soin des plus faibles. Sur « I’m A Lonesome Hobo », Bob Dylan s’inspire de l’histoire d’Abel et Caïn pour nous décrire un marginal qui a touché à toutes les magouilles avant une possible issue fatale. Dans « Drifter’s Escape » un autre marginal est sauvé d’un procès par une foudre salvatrice qui lui permet de s’échapper.

C’est l’Amérique et ses valeurs trompeuses qui sont brocardées dans « I Pity The Poor Immigrant » : l’apologie de la richesse bannit tout salut spirituel. Point de salut non plus dans « All Along The Watchtower » où s’inspirant du Livre d’Isaïe de l’Ancien Testament, Bob Dylan nous décrit la chute de Babylone et la proximité de l’Apocalypse, en débutant par une descendante chromatique en mineur, du La au Si mineur et Sol, devenue légendaire. Jimi Hendrix en livrera une version approuvée par l’auteur dans son chef d’oeuvre Electric Ladyland en accentuant la menace sous-jacente du morceau. Les solos rageurs combleront Dylan qui reprendra le morceau sur scène dans un arrangement similaire.

C’est encore une parabole biblique qui illumine la longue « Ballad Of Frankie Lee And Judas Priest » où Bob Dylan décrit de façon voilée le monde du spectacle et ses risques permanents. C’est l’histoire classique de la tentation de Jésus par le Diable sauf qu’ici Judas Priest, selon les dylanophiles, ne serait autre que le manager Albert Groosman et Frankie Lee, bien sûr, Bob Dylan.

Albert Grossman semble être aussi au cœur de « Dear Landlord », l’une des plus belles chansons de l’album. Une mélodie plaintive au piano et une voix tourmentée portent ce morceau au sommet. C’est une sorte de mise au point entre Dylan qui demande à garder son rythme créatif et un manager énervé de voir sa « star » jouer au reclus en évitant de tourner. Titre prémonitoire puisque Bob Dylan ne renouvellera pas le contrat de son manager (landlord : propriétaire).

« Down Along The Cove », un blues paisible et la belle romance « I’ll Be Your Baby Tonight » annoncent par leur simplicité et légèreté le futur album Nashville Skyline qui verra Bob Dylan venir à des thèmes plus terre à terre sur fond de « country music ». Par sa musique si proche des racines et cette voix apaisée qui ne hausse jamais le ton, John Wesley Harding, qui se démarque du « psychédélisme » ambiant, est l’un des albums incontournables de Bob Dylan.

François Bellion - Copyright 2015 Music Story

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9 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile  Par Vince le 4 juin 2002
Format: CD
Avec John Wesley Harding, Bob Dylan replonge dans l'univers musical folk & country après les plus électriques "Blonde on blonde" et "Highway 61 revisited", univers qui l'avait amené à devenir poète rock plutôt que poète tout court...Dylan poursuit sa quête nourrie de textes introspectifs et de poèmes aux teintes plus mystiques, voire morales que les litanies surréalistes de "Blonde on Blonde". Un grand disque, ou le grand Bob allège la formation qui l'accompagne et revient vers des tonalités acoutisques. A écouter avec Nashville Skyline (très country, accompagné par Johnny Cash) et Self Portrait, qui forment avec ce disque la trilogie de Nashville. Et a ranger aux côtés des meilleurs crus dylaniens des années 1965-1970 !
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Par johan TOP 1000 COMMENTATEURS le 27 février 2015
Format: CD
Chacun a son album préféré du Maître de Duluth, celui que l'on garderait si l'on devait virer les autres, et qui n'est pas forcément dans la liste convenue de ses chefs-d'oeuvres incontestés.

Eh bien pour moi c'est cet album de 67. Pourtant ce n'est pas stylistiquement son plus représentatif. Les raisons ? D'abord la voix qui n'a plus rien à voir avec la célèbre tessiture enfumée des années 65/66: parmi toutes les métamorphoses vocales de sa caméléonesque carrière la tessiture vocale de Dylan, une de ses plus belles avec celle de 74, hésite en 67 entre lyrisme et retenue, semble vraiment venir du fond de l'âme américaine, entre le sec et le plein, juste avant que l'équilibre soit rompu et que viennent les roucoulades croonantes du sympathique "Nashville Skyline" et de l'insupportable "Self portrait".

Ensuite les chansons : paroles géniales et à l'économie, rien à voir avec les flots surréalistes parfois indigestes des années précédentes. Ici, pas un mot de trop et chacun à sa place (Dear Landlord, I dreamed I saw Saint Augustine, l'extraordinaire All Along the Watchtower -dans celle-ci le texte est anacyclique, conçu pour pouvoir être lu dans les 2 sens) Sans oublier l'un de ses plus beaux morceaux, I Pity the Poor Immigrant, à la mélodie inspirée du traditionnel écossais Come All Ye Tramps and Hawkers. Une mélodie à pleurer et un texte d'une perfection insensée. Autre grand morceau : "Dear Landlord" subtil réglement de comptes dédié au vorace manager Albert Grossman.
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile  Par jean-claude TOP 500 COMMENTATEURSVOIX VINE le 1 février 2010
Format: CD
Durant l'été 1966, quelques mois après la sortie du double Blonde On Blonde, Dylan est victime d'un très grave accident de moto (c'est la version officielle) qui va le tenir à l'écart de la scène pendant un an et demi. Le Zim va mettre à profit sa retraite forcée en faisant venir chez lui, à Woodstock, le Band, son groupe habituel de scène (enregistrement de titres qui figureront en 1975 sur le mythique Basement Tapes) et en préparant son retour avec un nouvel album John Wesley Harding (avec à la basse Charlie Mc Coy, Kenny Buttrey à la batterie et Pete Drake à la pédale steel), son huitième, paru en décembre de l'année 1967. Dylan sort radicalement de sa trilogie électrique (Bringing It All Back Home, Highway 61 Revisited et Blonde On Blonde) pour revenir à un album plus acoustique, aux parfums mystiques, d'inspiration biblique (Dylan a eu le temps de réfléchir sur sa vie et ses expériences). John Wesley Harding (en hommage à une gâchette hors-la-loi de la légende du Far West) va encore prendre tout le monde à contre-pied en revenant à des racines folk (pour l'anecdote, au même moment, son idole de toujours, son père spirituel, Woodie Guthrie vient de mourir). Il va en résulter un album anachronique, en dehors de son temps (nous sommes en pleine période hippie et acid-rock, ne l'oublions pas). Sobre et à l'instrumentation réduite à sa plus simple expression, au son épuré, cet album au folk minimaliste de ses débuts (plus la basse et la batterie) est l'un des meilleurs de Dylan, qui nous livre des chansons aux multiples images religieuses.Lire la suite ›
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1 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile  Par Dr. Rock TOP 1000 COMMENTATEURS le 25 février 2014
Format: CD
1967. En quatre ans de carrière, Bob Dylan était déjà allé très loin, trop loin. S’il est des accidents profitables, le sien à moto en 1966 en est un : un arrêt forcé était nécessaire, il ne pouvait plus continuer sur les chapeaux de roue plus longtemps. Convalescent, il se marie et s’extrait du monde de la scène quelques mois. Nul ne le sait et ne s’en doute (surtout pas les fans atterrés), mais nous ne retrouverons plus jamais le Dylan de 65-66.
Reclus dans sa ferme familiale, désireux de se rapprocher des racines musicales américaines sous l’influence de son ex backing-band (devenu The Band), il revient l’année suivante avec cet album à la sobriété pastorale. Un passage de la pop music à la country-folk qui heurta beaucoup de monde. Accompagné exclusivement d’un batteur et d’un bassiste, Dylan égrène ses nouvelles chansons comme autant de paroles d’évangiles, imageant la réalité sous l’angle biblique (BALLAD OF FRANKIE LEE AND JUDAS PRIEST), mythifiant sa vision de l’Ouest (JOHN WESLEY HARDING) et endosse le costume de messie des campagnes (DEAR LANDLORD). Malgré un harmonica trop souvent envahissant, les chansons sont superbes (AS I WENT OUT ONE MORNING) et une, en particulier, rejoint le podium des immortelles (ALL ALONG THE WATCHTOWER). Intime et puissant.
Tops : ALL ALONG THE WATCHTOWER, AS I WENT OUT ONE MORNING, I’LL BE YOUR BABY TONIGHT, DEAR LANDLORD
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