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13 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
le premier et le meilleur?,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Johnny Winter (CD)
Formidable disque de vrai blues. Une démonstration de guitare électrique, slide, et acoustique où Winter démontre que lorsqu'il ne cherche pas à jouer plus vite que son ombre il est capable d'avoir le feeling du blues comme peu.Des titres dont il est l'auteur ( "I'm yours and hers", grand début de l'album et "Leland Mississipi Blues "," Dallas") quelques grands classiques "good morning schoolgirl" "when you got a good friend" donnent à cet album la dimension d'un grand album de blues texan. A posséder, pour savoir ce qu'est un grand guitariste de blues. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
12 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
fabuleux 1er album,
Par higgins (france) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Johnny Winter (CD)
Qu'il est bon ce 1er opus de winter enregistré dans la plus pure tradition blues avec le grand willie dixon.Pas de furie rock'n rollesque ici mais un feeling blues qui impose le respect: slide fou sur le titre "i'm yours...", magistral blues lent avec ces solos mémorables sur "be careful with a fool", fabuleuse maîtrise du dobro sur les accoustiques "dallas" et "when you got a good friend", très belle version de "good morning little school girl", etc... Un 1er album qui marque les débuts d'une future légende du blues rock 70's et qui démontre qu'avant de se lancer dan ses tueries hard blues, johnny est avant tout un fantastique bluesman inspiré par tous ces "beautiful loosers" que sont les grands noms du blues black. A posséder. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
CHRONIQUE DE PHILIPPE GARNIER MAGAZINE ROCK&FOLK,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Johnny Winter (CD)
CHRONIQUE DE PHILIPPE GARNIER MAGAZINE ROCK&FOLK NOVEMBRE 1974 N° 941° Album ou 4° Album ?? Raconter l'histoire de Johnny Winter, comme d'ailleurs celle de Joplin, ce n'est pas seulement recracher une biographie qui ferait automatiquement bander un promoteur, un publiciste ou un rédacteur-en chef de canard; c'est aussi soulever le drap et découvrir les rouages dégoûtants d'une machinerie, celle de l'industrie du rock. Comment les stars sont faites, défaites, détruites..L'industrie n'est pas une simple machine à saucisses malveillante, elle joue sur des rouages plus subtils, comme la vanité et l'imbécilité des stars, de leurs proches et de leurs managers, par exemple, qui font autant pour détruire un homme que des contrats. De tout cela, Johnny Winter peut parler. Il en a gagné chèrement le droit. Johnny a un passé très orthodoxe pour un « bluesman blanc » : il vient d'une famille de musiciens, une famille assez aisée, même. Son père jouait du saxophone et du banjo, sa mère du piano. Ironiquement pour ce futur chanteur de blues, son père posséda des plantations, à une certaine époque. Très tôt, Johnny se mit à jouer dans toutes sortes de groupes, avec ou sans son frangin Edgar. Il y a eu Johnny and The Jammers, It and Them, Black Plague (la peste noire, nom assez bizarre pour un combo comprenant deux albinos), et enfin les Traits. Johnny est de Beaumont, qui était à cette époque, avec Austin, le centre d'une petite mais active communauté musicale où l'on retrouve à peu près tous les artistes qui se sont fait un nom par la suite. Janis chantait dans le légendaire club d'Austin, The Eleventh Door, ou dans une station service reconvertie en taverne « Chez Threadgill » (elle chantait seule ou accompagnée par les Waller Creek Boys, dont faisait partie Powell St John, qui fit plus tard Mother Earth avec une autre Texanne, Tracy Nelson). Il y avait Steve Miller, Doug Sahm, Bozz Scaggs, etc.... Johnny joua partout dans le Sud, jouant de tout, et pas seulement du blues, parce que, dit-il, « Personne ne voulait entendre ça, même les Noirs ». Alors, il glissait un ou deux « Slippin'And Slidin » ou « Hustled Down in Texas » entre les chansons country, les rocks ou les trucs commerciaux qu'il était obligé de jouer pour ne pas se faire jeter. Il enregistra même quelques disques pour des petites marques locales comme Sonobeat ou Music Enterprises, la compagnie du légendaire producteur Huey Meaux. L'album Sonobeat (« Progressive Blues Experiment ») fut racheté et distribué plus tard par Liberty, malgré les protestations de Johnny, qui a toujours dit que ces albums étaient « des merdes ». En fait, la colère de Winter contre ces deux disques se comprend surtout parce qu'ils saturèrent le marché à l'époque du premier album Columbia et de « Second Winter ». « Progressive Blues » est un bon album, un échantillonnage « cool » des multiples styles et talents de Johnny, il est déjà accompagné par le batteur Red Turner et le bassiste Tommy Shannon, avec qui il avait formé le Johnny Winter Group en 1968. « First Winter », l'album sorti par MGM durant le « Winter Boom », est une toute autre histoire. Johnny le déteste, et cela se comprend. Mais pour moi, il reste un de mes favoris, je le préfère à tous les disques Columbia de Johnny, à part les deux derniers .... Dans « First Winter », il y a bien sûr des blues, mais aussi des petits monstres comme « Take a change on my love » , et surtout « Birds can't row boats », pure early sixties pop. Shindig ! Mais l'album comprend aussi la version la plus abominable de « Out of sight » que je connaisse, deux versions de « Coming up fast » (une de ces premières tentatives américaines pour obtenir un son « anglais », avec basse saturée et tout) et une tonne de shmalzy pop avec « Please comr home for Christmas ». Cet album est décidément une des plus bizarres et plaisantes que je connaisse, il donne en tous cas une idée de ce que Johnny faisait avant, de cette scène musicale insulaire mais riche qui subsistait au Texas à l'époque; Johnny Winter jouait de tout, avant d'être monté en épingle et crucifié comme la Grande Merveille du Blues Blanc...... Mercury lui fit une proposition , satisfaisante financièrement, mais qui ne laissait pas à Johnny ce qu'il cherchait réellement, à savoir une complète liberté artistique. A l'époque, ce genre de truc «était encore réservé aux très grands. Alors, comme il avait vu San Francisco aux frais de Mercury, Johnny décida d'en faire autant pour New York au frais de ce type Steve Paul. Puis entre les sets de Terry Reid et B.B. King, il fit le boeuf avec Mike Bloomfield sur la scène du Fillmore East , et ce fut le pandémonium. Steve Paul prit la direction des opérations, et comme Winter ne voulait pas discuter lui-même avec les compagnies, il le laissa faire, Paul devinbt son manager, puis très vite, son mentor, sa nounou et son « organic advisor » (sur les pochettes de disques). Winter joua à la scène avec Hendrix, Steve Stills et autres luminaires, pendant que Paul vendait sa merveille blanche. Les offres étaient extravagantes, pour l'époque. Et Columbia emporta le morceau pour 600 000 dollars. Columbia n'avait jamais payé autant pour un artiste, ils assuraient à Winter une liberté artistique totale, Ce qu'ils ont toujours respecté, aux dires de Johnny. Il est difficile d'imaginer le genre de pression qui pèse sur un homme quand il commence à voler dans ces sphères. Celles-ci pesaient sur Winter étaient immenses. Dans un tel contexte d'anticipation et de surenchère aux superlatifs, son premier album pour Columbia « Johnny Winter » fut déconcertant pour tous le monde. Après la fougue de ses prestations sur scènes; il sortait un disque de country-blues très « low-key » et assez technique. Les critiques furent unanimes pour préférer l'album Sonobeat, et beaucoup se mirent à détruire amoureusement le mythe qu'ils avaient eux-mêmes contribué à fabriquer. . . Discographie 33T Réf : First Album (Buddah BDS7513us) The Johnny Winter Story (Janus JALP 072/3 double us) The Progressive Blues Experiment Sonopresse SLS 50264 - Sunset SLS 50301 Johnny Winter (I'm yours and i'm hers) Columbia KC 9826 us Second Winter Columbia KCS 9947 us double à 3 faces (la 4° étant lisse) Johnny Winter and CBS 22020 Live Johnny Winter and CBS 64289 Still Alive and Well CBS 65484 Saints & Sinners CBS 65842 John, Dawson Winter III CBS 80586 Captured Live CBS 69230 Together Live (avec Edgar) Blue Sky PZ34033 US ............ A noter un album de Johnny Winter avec Jimi Hendrix "Sky High" Skydog SGSH 207 378 us Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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