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José Falco, pilote de chasse: Dernier as de la guerre d'Espagne dans le ciel catalan
 
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José Falco, pilote de chasse: Dernier as de la guerre d'Espagne dans le ciel catalan [Format Kindle]

Pierre Challier
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Descriptions du produit

Extrait

Bien sanglé dans son Chato, le sergent Falcó a la gorge nouée. Ce 15 avril 1938, c'est bien fini «l'entraînement». Et très loin derrière lui les cinq vols qu'il a effectués début février, au terrain de Celrà, près de Gérone, lorsque, arrivé frais émoulu de l'école de pilotage d'Alcantarilla, il a dû faire connaissance avec son avion de chasse, le Polikarpov 1-15.
Cinq vols, cinq vols seulement, oui, et dont le plus long n'a duré que vingt-deux minutes... Mis bout à bout, cela lui a laissé une heure trente-sept, en tout, pour passer de son Tiger Moth et de son Morane d'école à une vraie bête de guerre. Plus que courte comme prise en main. Mais toujours mieux que rien pour arriver ensuite à Sabadell comme pilote opérationnel dans cette 5e escadrille de Chato qui se constituait. Sabadell, où lui ont été données ses toutes premières missions. Très loin aussi, désormais, ses premières missions. Pourtant, c'était hier quand il y repense... le 10 mars. Tout juste un peu plus d'un mois. Et là aussi les choses sont allées vite.
Moins de vingt minutes en solo pour vérifier ses compétences de voltigeur depuis le sol, et le 19 mars il décolle déjà pour des vols de protection au-dessus de Barcelone et du littoral contre les meurtrières incursions des bombardiers italiens lancées depuis Majorque. Trois mille victimes en trois jours dans la capitale catalane, des milliers de blessés, sa ville natale défigurée par les fascistes appuyant l'offensive des nationalistes ayant fait sauter le «verrou» de Teruel. «Reconnaissance et observation», lui a pourtant ordonné sa mission. Pas le moment d'aller se faire descendre bêtement. La chasse ayant dramatiquement besoin de pilotes, on a laissé au bleu le temps de s'aguerrir un peu. De patrouilles en entraînements un peu plus poussés, il a ainsi pu se faire un peu mieux la main sur la machine. Engranger sur son carnet de vol quelques heures supplémentaires, qui ne sont pas du luxe quand on sait l'espérance de vie d'un jeune pilote de chasse, en attendant une nouvelle affectation.
Car voilà, durant cet hiver glacial, le bilan de la bataille de Teruel a été lourd. Au sol, où les franquistes ont finalement repris la ville aux républicains le 22 février. Et dans le ciel, où les équipages de la Gloriosa, l'armée de l'air républicaine, ont dû lutter contre les Fiat CR-32, ces Chirri italiens qui équipent l'Aviation légionnaire de Mussolini et les rebelles de Franco, mais également contre la Légion Condor, chargée de pilonner ce saillant stratégique leur ouvrant l'accès à la Méditerranée. Testée pour la première fois l'année précédente dans les Asturies par les Allemands, la technique du «tapis de bombes» largué par les Heinkel He-111 basés à Saragosse a fait des ravages en Aragon, et les Messerschmitt Bf-109 chargés de la protection des bombardiers aussi contre les Polikarpov 1-15 et 1-16, les Chato et les Mosca à la dérive tricolore, peinte aux couleurs rouge, jaune et violet du drapeau républicain, l'aile marquée d'une bande écarlate.
À Sabadell, José Falcó n'a même pas eu le temps de prendre ses marques : à peine formée, la 5e escadrille a été dissoute pour combler les pertes subies par les autres formations engagées. Car dans la foulée, les nationalistes ont lancé l'offensive d'Aragon, le 7 mars, et repris Belchite quelques jours plus tard. Le 25, les troupes du général Yaguë, le boucher de Badajoz, sont entrées en Catalogne. À Lérida, les républicains ont résisté, nouveaux combats durs, âpres. Mais, finalement, la ville est tombée le 3 avril.

Présentation de l'éditeur

6 février 1939… Ce jour-là, au cours de l’ultime combat aérien livré dans le ciel de Catalogne, le lieutenant républicain José Falcó, 22 ans, abat deux Messerschmitt Bf-109 à bord de son Polikarpov I-15 et se pose en catastrophe. Cela porte à huit victoires son tableau de chasse, il est immédiatement promu capitaine. Mais c’est la Retirada, l’exode tragique devant l’avancée franquiste. Interné à Argelès-sur-Mer puis à Gurs, José Falco rejoint finalement l’Algérie où il refait sa vie avant de subir un nouvel exil douloureux, le 5 juillet 1962, lorsque pour échapper aux massacres d’Oran, toute sa famille sera « rapatriée » vers cette métropole où elle n’a jamais vécu.
Né le 27 septembre 1916 à Barcelone, à deux pas du barrio Chino, José Falcó a aujourd’hui 96 ans. Il est l’un des derniers as de la République espagnole et vit à Toulouse. Il raconte.

Biographie de l'auteur

Pierre Challier est né le 27 avril 1965, à Tours. Journaliste à la Dépêche du Midi et pilote privé, il aime à traiter de l'aviation à travers les portraits de ceux qui la font.
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