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Joseph Haydn: The Seasons
 
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Joseph Haydn: The Seasons [CD, Import]

Joseph Haydn , Colin Davis CD
5.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (1 commentaire client)
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Détails sur le produit

  • Interprète: Colin Davis
  • Compositeur: Joseph Haydn, Colin Davis
  • CD (20 novembre 2008)
  • Nombre de disques: 2
  • Format : CD, Import
  • Label: Harmonia Coffret Special
  • ASIN : B001CCHPKS
  • Autres versions : Téléchargement MP3
  • Moyenne des commentaires client : 5.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (1 commentaire client)
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Disque : 1 RealOne Player
1. Seht Wie Der Strenge Winter Flieht! Écouter
2. Komm, Holder Lenz! Écouter
3. Vom Widder Strahlet Jetzt Écouter
4. Schon Eilet Froh Der Ackersmann Écouter
5. Der Landmann Hat Sein Werk Vollbracht Écouter
6. Sei Uns Gnädig, Milder Himmel! Écouter
7. Erhört Ist Unser Flehn! Écouter
8. Oh, Wie Lieblich Ist Der Anblick Écouter
9. Ewiger, Mächtiger, Gütiger Gott Écouter
10. Im Grauen Schlier Rückt Heran Écouter
Voir les 20 titres de ce disque
Disque : 2 RealOne Player
1. Was Durch Seine Blüte Écouter
2. Den Reichen Vorrat Führt Er Nun Écouter
3. So Lohnet Die Natur Den Fleiß Écouter
4. Seht, Wie Zum Haselbusche Dort Écouter
5. Ihr Schönen Aus Der Stadt Écouter
6. Nun Zeiget Das EntblößTe Feld Écouter
7. Seht Auf Die Breiten Wiesen Hin! Écouter
8. Hier Treibt Ein Dichter Kreis Écouter
9. Hört Das Laute Getön Écouter
10. Am Rebenstocke Blinket Jetzt Écouter
Voir les 24 titres de ce disque

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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Des surprises partout, 25 mai 2012
Par 
Pèire Cotó (Occitània) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Joseph Haydn: The Seasons (CD)
Tout d'abord je précise que la référence à Colin Davis est erronée, à moins que le visuel et le nom de l'éditeur, qui font clairement référence à la version de René Jacobs, le soient. Mais ce sera peut-être corrigé à ma demande par Amazon. L'enregistrement MP3 qui y est associé ne correspond pas à la version Jacobs; s'ils sont de Colin Davis, il semble que certains numéros manquent, car le minutage global est trop faible pour un enregistrement dont le tempo semble modéré.

Je dois aussi avertir le lecteur que mon évaluation est basée sur la première édition de l'interprétation de René Jacobs : je ne peux donc garantir que la notice soit la même, ni que le livret avec traduction en français soit toujours fourni.

A la première écoute, on est séduit par les sonorités, qu'on n'entend pas ailleurs de cette façon, donc par le pittoresque si l'on veut; puis on remarque le rebondissement, la vie et même une sorte d'excitation; mais on peut trouver que les tempi sont un peu trop rapides : ils peuvent l'être par moments, mais après une certaine accoutumance, on constate que cette vélocité convient le plus souvent au style d'interprétation.

Pour approfondir les mérites et l'originalité de cet enregistrement de 2003 publié en septembre 2004, j'ai voulu comparer avec une autre version baroqueuse, celle de Sigiswald Kuijken Haydn - The Seasons, qui en a été écrasée, et une version traditionnelle de haut niveau, celle de Karajan HAYDN : Die Jahreszeiten (Les Saisons), Haydn : Die Jahreszeiten (Les Saisons), qui en a reçu comme un nouvel éclairage, mais dont la noblesse et la pertinence continuent de vivre en moi malgré le choc des esthétiques divergentes. J'ai choisi quelques passages : le début du Printemps jusqu'à l'air du laboureur, la fin de l'Eté à partir de "O seht ! Es steiget", 3 petits extraits de l'Automne et la fin de l'Hiver à partir de "Vom dürren Osten", le tout en lisant le texte, puisqu'il est présent avec sa traduction en français et en anglais (rappel : dans la première édition tout au moins). J'ai lu aussi l'intéressante notice trilingue de Armin Raab (dans la première édition, celle-ci peut-être aussi) qui nous apprend que Jacobs a utilisé la version originale, Haydn ayant notamment modifié l'instrumentation après la première exécution. La seconde version est celle utilisée en principe par les autres chefs. Mais la comparaison reste valable dans l'ensemble.

L'ouverture émerveille d'emblée, avec sa légèreté, mais aussi sa vigueur et sa couleur, les sonorités de certains instruments clairement individualisées, ce qui est très perceptible grâce à une très belle prise de son qui fait clairement entendre les différents plans de cet orchestre excellent, exempt de toute inertie collective. Pour comparer, avec Karajan l'ouverture est ardente, fougueuse, pleine d'allant et de noblesse, mais évidemment plus unitaire et plus empâtée par les effectifs et la puissance sonore des instruments modernes, moins axée sur les contrastes. Puis j'apprécie la qualité des solistes (grande différence avec la version Kuijken), surtout des solistes masculins et particulièrement le ténor, car la soprano semble avoir une voix un peu resserrée; mais cette impression peut être corrigée dans d'autres passages, donc pas de maillon faible. Le ch½ur est aussi plus léger que dans les versions traditionnelles. La suite montre que le chef est capable de grâce et ne se refuse pas le rubato (réponses instrumentales à deux phrases de Lukas, vers 4'40''). Mais même s'il se passe toujours quelque chose, même s'il y a des surprises et des choix partout, la cohérence, le sens de l'ensemble, de la forme globale, de la continuité, ne sont pas pas pris en défaut, autre différence avec Kuijken, au discours plus erratique.

D'autres détails convainquent un peu moins : l'éclatement de l'orage est trop soudain (accélération puis ralentissement du tempo) alors que sa préparation est idéale chez Karajan. Les effectifs moindres rendent l'orage moins impressionnant, ou autrement; mais surtout le retour du calme n'atteint pas la paix épanouie et le sentiment champêtre qu'on trouve chez Karajan. Dans l'automne, je remarque entre autres le caractère particulièrement joyeux et plein d'allant du Duetto "Ihr Schönen aus der Stadt", le coup de feu impressionnant dans la plage 7, une scène de chasse (mais Karajan le réussit aussi, alors que chez Kuijken, il passe presque inaperçu); et je ne donne que quelques exemples pour ne pas lasser le lecteur, car les qualités trouvées dès le début continuent à être sensibles jusqu'à la fin. La fin de l'Hiver (le rappel de la mort et de l'au-delà) ne manque pas de grandeur et certains passages peuvent être volontairement ralentis, alors que d'autres sont rapides. L'apogée de "In deines Reiches Herrlichkeit", bien préparé, a la lenteur et la puissance voulue, comme si la leçon de Karajan, qui leur donne une qualité d'émotion inouïe, avait été bien suivie; mais pourquoi les deux réponses instrumentales, avant les deux Amen, sont-elles accélérées, devenant presque guillerettes ? Cette impression dépend aussi du fait qu'on a entendu auparavant pas mal d'autres versions où ces passages sont plus lents, aussi il faut peut-être s'y habituer.
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